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Par canel, le 14/05/2012
Elliot peut mieux faire ! de
Chantal Cahour
Avec la quantité de travail que j'avais déjà fournie, j'étais tout à fait capable d'écrire ce texte sans une seule faute. Mais sentir le regard de mon père fixé sur mon stylo me mettait les nerfs à vif et le cerveau en déroute. Certains mots perdaient leur sens et n'étaient plus qu'une suite de lettres que je ne savais plus assembler. Les grognements que papa poussait ne faisaient que m'affoler un peu plus. (p. 63)
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Par canel, le 14/05/2012
Elliot peut mieux faire ! de
Chantal Cahour
J'ai filé à la salle de bains me passer de l'eau fraîche sur la figure pour effacer les traces de mes pleurs.
Mais, dès que j'ai mis le pied dans la cuisine, ma mère a vu que quelque chose clochait. Elle a des antennes pour ça, c'est effrayant. (p. 22)
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Par canel, le 14/05/2012
Elliot peut mieux faire ! de
Chantal Cahour
(...) quand papa était enfant, il était bon élève et rêvait de devenir médecin. Mais son père l'a obligé à devenir garagiste pour reprendre le garage familial. Mon pauvre papa a eu beau protester et supplier, il a dû quitter l'école à seize ans. Aussi s'est-il juré que son fils, lui, ferait des études et réaliserait son rêve... Son rêve à lui, je veux dire. (p. 8)
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Par canel, le 14/05/2012
Elliot peut mieux faire ! de
Chantal Cahour
(...) c'est à ce moment-là que j'aurais dû révéler la vérité. Clamer que je me fichais d'être médecin, pompier, charcutier, président de la République ou même garagiste comme lui ! Que je voulais être un garçon de dix ans, joyeux et sans souci. Pas un condamné aux travaux forcés, obligé de traîner son avenir comme un boulet au pied. (p. 14)
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Par Seraphita, le 20/06/2011
Adieu Benjamin de
Chantal Cahour
Je ne pouvais plus reculer, il fallait reprendre le collège. Le vendredi matin, Valentine est passée me chercher. Heureusement. Seule, je n’aurais pas pu affronter la classe.
Le pire, c’était que je ne savais pas ce que j’attendais des autres. J’envisageais une première possibilité : « Si chacun me dit un mot gentil, ça va être affreux, je vais éclater en sanglots à chaque fois, je passerai la journée à pleurer. Je ferai peur à tout le monde, personne n’osera plus me parler. »
Et puis, seconde hypothèse : « Si aucun d’entre eux ne fait allusion à la mort de Ben ? Je ne supporterai pas que les autres aient l’air d’ignorer ce que je vis. Je les trouverai tous infects et j’aurai envie de leur hurler ce que je pense. »
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