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Black Hole, Tome 6 : Bleu Profond de
Charles Burns
Et puis, un jour, je me suis rendu compte que ce machin sur mon visage commençait à guérir et deux mois plus tard, dingue, je suis complètement clean… A glander avec tous ces connards de gens normaux.
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Par Gregor, le 18/09/2011
Black Hole, Tomes 1 à 6 : L'Intégrale de
Charles Burns
- Je ne comprends pas. Pourquoi faut-il que ça se passe comme ça ? Pourquoi faut-il que je subisse toute cette merde ?
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Black Hole, Tome 6 : Bleu Profond de
Charles Burns
On a le cerveau trop gros… On pense trop et ça nous rend tous dingues. On a hérité de ce merveilleux don d’intelligence et de conscience de soi et on l’a gaspillé… Complètement gâché. On serait heureux si on pouvait vivre une vie simple, s’apprécier les uns les autres et… Enfin, je ne sais pas, moi, vivre dans une ferme et y faire pousser des légumes… Tu vois, revenir à la nature… Mais, hé, fais pas attention à ce que je raconte, pour ce que j’en sais, de tout ça…
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Black Hole, Tome 5 : Grandes vacances de
Charles Burns
Je suis content d’être défoncé… J’ai au moins ça. Les choses sont moins moches… Tout est précis, propre et clair.
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Black Hole, Tome 5 : Grandes vacances de
Charles Burns
Ca faisait une semaine que j’étais avec Eliza, et j’ai commencé à avoir des petits boutons noirs sur les côtes. J’ai essayé de m’en débarrasser. J’ai mis ce truc qu’on prend pour les verrues… J’ai même essayé de les couper, mais ils faisaient partie de moi. Ils se sont mis à grossir, en prenant une couleur gris-mauve. On aurait dit des petites queues, comme des têtards.
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Black Hole, Tome 5 : Grandes vacances de
Charles Burns
Le vrai pied, c’est toujours au début… Au moment où on rentre dedans, et où on se dit « Ahh, je me sens mieux ! » C’est un truc physique, visuel. Je me souviens que mon pote Budd Mark disait « Quand je décolle, tout décolle avec moi – à part les gens ». Et c’est tout à fait ça. C’est les gens, les gens clean qui veulent toujours se mêler de ce qui se passe dans ta tête… Il faut vraiment ramer pour faire durer cette première sensation de chaleur.
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Black Hole, tome 4 : Reine des lézards de
Charles Burns
Souvent, pendant qu’on était en train de s’embrasser et de se caresser, tout à coup, je m’écartais et je la regardais… Elle était étendue là, dans le noir, les yeux fermés, la bouche ouverte, la langue sortie. Elle paraissait tellement bête, mal arrangée. Ca me faisait un peu peur, et en même temps, je la désirais encore plus.
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Black Hole, tome 4 : Reine des lézards de
Charles Burns
On s’est levés et on a fait une longue promenade sur la plage, mais ce n’était pas pareil. Ce n’était pas mal, simplement pas pareil.
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Black Hole, tome 4 : Reine des lézards de
Charles Burns
Dans les bras de Rob, je l’ai senti qui s’endormait. Sa respiration est devenue profonde et régulière… Et alors, ça a commencé. Comme un cliquetis, au début, puis une voix claire et haut perchée qui s’élevait de la bouche sur sa poitrine, minuscule et triste. Une voix d’enfant.
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Black Hole, tome 3 de
Charles Burns
J’avais enfin tout sorti… J’étais aussi vide et pur que les flammes qui dansaient devant moi.
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Black Hole, tome 3 de
Charles Burns
J’étais absent. C’était comme si on avait appuyé sur un interrupteur, quelque chose en moi avait été éteint.
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Black Hole, tome 3 de
Charles Burns
J’ai levé les yeux vers son œil… Mort, vide… Un trou plat qui me fixait.
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Black Hole, tome 3 de
Charles Burns
Tout à coup, son corps a été secoué de tremblements et il a émis un son qui ressemblait à un aboiement. Il m’a fallu un moment pour comprendre qu’il riait.
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Black Hole, tome 3 de
Charles Burns
J’étais resté trop longtemps assis dans le noir… Quand je suis entré dans la salle de bains, tout a changé de nouveau. C’était la lumière. Sous cette dure lumière jaune, rien n’allait.
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Black Hole, tome 3 de
Charles Burns
On était vendredi soir et on essayait très fort de s’amuser. On était assis dans une pièce sans lumière, complètement défoncés, et on regardait la télé.
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Black Hole, tome 3 de
Charles Burns
Ils étaient dans la chambre de John, à regarder la télé avec toutes les lumières éteintes… Sauf qu’ils ne la regardaient pas vraiment : ils l’avaient réglée entre deux chaînes et tout ce qu’on voyait, c’était de la neige. Ils étaient en train de s’imaginer qu’ils faisaient partie d’une tribu sauvage, ou un truc comme ça… La télé, c’était leur feu de camp.
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Black Hole, tome 3 de
Charles Burns
C’était le pied où je m’étais coupée… La peau pendait, détachée, comme sur mon dos. J’en avais assez. Je voulais sortir. J’ai tout arraché. Ca n’a pas fait mal. Tout est venu d’un seul bloc.
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Black Hole, tome 3 de
Charles Burns
Au bout d’un moment, j’ai enfin été saoule, et puis, plus que saoule, je flottais, sans plus de lien avec rien. Après ça, je ne me rappelle plus grand-chose. Seulement des bribes. Tomber dans un terrain vague, vouloir aller nager. Retirer mes chaussures. La morsure de l’eau salée sur ma coupure au pied. Errer, chercher quelque chose… Regarder dans les flaques laissées par la marée. Voir des choses. Des choses qui tournent. Voir double, voir triple. Devenir grise, avancer vers une énorme noirceur. Une noirceur qui grandissait devant moi et finissait par me remplir.
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Black Hole, tome 3 de
Charles Burns
J’étais là, assise, à manger sans avoir faim, et eux, ils étaient là-bas, à manger des ordures. J’étais l’une d’entre eux. Simplement ça se voyait moins.
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Black Hole, tome 1 : Sciences naturelles de
Charles Burns
Je ne vois aucun problème à ce qu’on les mette en quarantaine. Je crois qu’ils sont plus heureux comme ça.