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Citations de Charles-Marie Leconte de Lisle (5)


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  • Par Christian, le 02/10/2007

    Poèmes antiques de Charles-Marie Leconte de Lisle

    Pan, d'amour enflammé, dans les bois familiers,

    Poursuit la vierge errante à l'ombre des halliers ;

    La saisit au passage ; et, transporté de joie,

    Aux clartés de la lune il emporte sa proie.

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  • Par Hahasiah, le 23/03/2012

    Poèmes barbares de Charles-Marie Leconte de Lisle

    Tais-toi. Le ciel est sourd, la terre te dédaigne.
    À quoi bon tant de pleurs si tu ne peux guérir ?
    Sois comme un loup blessé qui se tait pour mourir,
    Et qui mord le couteau, de sa gueule qui saigne.

    (Le vent froid de la nuit)

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  • Par Austral, le 20/09/2010

    Poemes Tragiques de Charles-Marie Leconte de Lisle

    Sacra fames

    L'immense mer sommeille. Elle hausse et balance
    Ses houles où le ciel met d'éclatants îlots.
    Une nuit d'or emplit d'un magique silence
    La merveilleuse horreur de l'espace et des flots.
    Les deux gouffres ne font qu'un abîme sans borne
    De tristesse, de paix et d'éblouissement,
    Sanctuaire et tombeau, désert splendide et morne
    Où des millions d'yeux regardent fixement.
    Tels, le ciel magnifique et les eaux vénérables
    Dorment dans la lumière et dans la majesté,
    Comme si la rumeur des vivants misérables
    N'avait troublé jamais leur rêve illimité.

    Cependant, plein de faim dans sa peau flasque et rude,
    Le sinistre rôdeur des steppes de la mer
    Vient, va, tourne, et, flairant au loin la solitude,
    Entre-bâille d'ennui ses mâchoires de fer.
    Certes, il n'a souci de l'immensité bleue,
    Des trois rois, du triangle ou du long scorpion
    Qui tord dans l'infini sa flamboyante queue,
    Ni de l'ourse qui plonge au clair septentrion.
    Il ne sait que la chair qu'on broie et qu'on dépèce,
    Et, toujours absorbé dans son désir sanglant,
    Au fond des masses d'eau lourdes d'une ombre épaisse
    Il laisse errer son oeil terne, impassible et lent.
    Tout est vide et muet. Rien qui nage ou qui flotte,
    Qui soit vivant ou mort, qu'il puisse entendre ou voir.
    Il reste inerte, aveugle, et son grêle pilote
    Se pose pour dormir sur son aileron noir.
    Va, monstre ! Tu n'es pas autre que nous ne sommes,
    Plus hideux, plus féroce, ou plus désespéré.
    Console-toi ! Demain tu mangeras des hommes,
    Demain par l'homme aussi tu seras dévoré.
    La faim sacrée est un long meurtre légitime
    Des profondeurs de l'ombre aux cieux resplendissants,
    Et l'homme et le requin, égorgeur ou victime,
    Devant ta face, ô mort, sont tous deux innocents.

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  • Par magdala, le 21/05/2012

    Poèmes barbares de Charles-Marie Leconte de Lisle

    le cri des égorgeurs, les Te Deumdes rois
    l'appel déséspéré des nations en croix

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  • Par LiliGalipette, le 01/04/2011

    Poèmes barbares de Charles-Marie Leconte de Lisle

    Le Sommeil de Leïlah




    Ni bruits d’aile, ni sons d’eau vive, ni murmures ;
    La cendre du soleil nage sur l’herbe en fleur,
    Et de son bec furtif le bengali siffleur
    Boit, comme un sang doré, le jus des mangues mûres.

    Dans le verger royal où rougissent les mûres,
    Sous le ciel clair qui brûle et n’a plus de couleur,
    Leïlah, languissante et rose de chaleur,
    Clôt ses yeux aux longs cils à l’ombre des ramures.

    Son front ceint de rubis presse son bras charmant ;
    L’ambre de son pied nu colore doucement
    Le treillis emperlé de l’étroite babouche.

    Elle rit et sommeille et songe au bien-aimé,
    Telle qu’un fruit de pourpre, ardent et parfumé,
    Qui rafraîchit le cœur en altérant la bouche.

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