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Par chartel, le 12/04/2008
Géohistoire de la mondialisation : Le temps long du Monde de
Christian Grataloup
Il peut paraître paradoxal que l’Europe du début du XXe siècle présente deux caractères profondément contradictoires : le libéralisme économique le plus général qui ait jamais existé, moteur de la "première mondialisation", et une marqueterie de nationalismes si virulents qu’ils peuvent maintenir pendant quatre longues années des millions d’hommes dans l’enfer des tranchées. Ce paradoxe n’est qu’apparent et on a là les deux faces du même processus. Cette double dynamique plonge ses racines dans le polycentrisme européen dont le rôle avait déjà été essentiel dans la concurrence pour les Grandes Découvertes et, surtout, dans la possibilité pour le capitalisme de s’autonomiser.
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Par chartel, le 12/04/2008
Géohistoire de la mondialisation : Le temps long du Monde de
Christian Grataloup
L’unité de l’écoumène face à une invasion d’extraterrestres, telle que le cinéma hollywoodien en raffole, étant peu probable, ne reste qu’une perspective pour combiner niveau mondial économique et régulation sociale, ce qui suppose une prise de conscience forte de l’identité à l’échelle de l’écoumène, le sauvetage de notre unique maison, la planète Terre.
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Par chartel, le 12/04/2008
Géohistoire de la mondialisation : Le temps long du Monde de
Christian Grataloup
Les sociétés européennes n’ont pu produire dans leurs propres territoires un certain nombre de biens découlant d’agricultures ou de cueillettes de plantes de milieux chauds. Si les Européens sont partis au XVe siècle et surtout, à la différence des Chinois, ont persévéré, ce fut d’abord pour trouver le chemin de ce qu’ils appelaient des "épices".
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Par chartel, le 12/04/2008
Géohistoire de la mondialisation : Le temps long du Monde de
Christian Grataloup
Que les Européens aient diffusé dans le Monde entier cette configuration géographique particulière qu’est l’Etat-nation ne doit pas faire oublier combien elle représente une forme spécifique d’organisation de l’identité et d’articulation à l’espace qui a une histoire délimitée chronologiquement, et qu’elle n’est donc pas inévitable.