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Par cicou45, le 16/11/2011
Rouler de
Christian Oster
"En attendant, j'ai pensé que les gens étaient tourmentés dans l'ensemble et j'aurais bien voulu que ça m'aide, mais ça ne m'a pas aidé. C'était de gens normaux que j'avais besoin, équilibrés, avec une direction de vie. Ou alors sans direction de vie mais qui le sachent."
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Par Nadael, le 10/02/2012
Rouler de
Christian Oster
Besoin de personne, sans doute, mais de gens qui soient là, circulent, habitent le monde.
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Par cicou45, le 16/11/2011
Rouler de
Christian Oster
"J'ai ajouté que je ne tenais pas à y arriver tout de suite. Ne me demandez pas pourquoi, ai-je dit. Je comprends ça très bien, a dit Ségustat. On a reconsommé du silence, tous les deux. Je me sentais vidé."
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Par cicou45, le 16/11/2011
Rouler de
Christian Oster
"Tout en l'écoutant me répondre, je l'ai observé, poser des questions est le meilleur moyen pour ça, me disai-je, parce que pendant ce temps-là les gens ne se doutent de rien, ils pensent qu'on les écoute et pas du tout, on les regarde, le visage, surtout, la bouche en mouvement, les expressions, l'allure [...]."
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Par cicou45, le 16/11/2011
Rouler de
Christian Oster
"Pourtant j'avais, j'étais bien obligé de l'admettre, toutes les raisons de lui en vouloir, il effaçait la ville, les gens, il resurgissait de façon obscène, avec tout ce passé sur la figure. Or je voulais être seul, avec du temps devant moi et le moins possible derrière."
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Par cicou45, le 17/11/2011
Rouler de
Christian Oster
"Je ne l'écoutais pas, je me disais que j'aimais sa voix, la voix de ma conseillère bancaire, et je me sentais misérable. Je ne voulais pas de conseillère bancaire dans ma vie, j'avais un préjugé contre les conseillères bancaires [...]."
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Loin d'Odile de
Christian Oster
Un mot, tout de même, sur ma chambre. C'était une chambre d'enfants. Elle comportait quatre lits, dont deux auxquels on accédait par une petite échelle. J'avais choisi le premier du bas, à gauche en entrant, mais, comme je m'y allais enfouir, j'hésitai. Je regardai le lit de droite, en bas. Loin de moi, en effet, l'idée d'aller refaire mon lit dans les hauteurs, où j'eusse flatté mon attrait pour le vide. On dit communément vertige. Je n'hésitai donc pas entre quatre lits, mais entre deux, sobrement, entre les lits du bas, de droite et de gauche.
Si je penchais plutôt pour le lit de droite, maintenant, c'est qu'il était face à la fenêtre, et non sur le côté de la fenêtre, comme le lit de gauche. Par acquit de conscience, en effet, j'avais choisi en arrivant le lit de gauche, préférant, inquiet des tensions de la journée, voir le jour le plus tard possible. Mais, finalement, puisque tout allait pour le mieux, je n'eusse pas été fâché de m'éveiller avec l'aube- où que j'eusse dormi, je n'entendais pas tirer les rideaux, craignant qu'ils n'installassent le noir total, qui me fait peur, aussi, oui. J'hésitais donc seulement à défaire mon lit, celui de gauche, pour faire le lit de droite. C'est que je m'étais, en bordant pour la nuit le lit de gauche, heurté le crâne au lit du haut. Or la perspective de me cogner une seconde fois ne me souriait guère. J'eusse pu cette fois prendre garde, certes. Mais, en fin de compte, j'estimai que j'avais assez donné de moi-même dans la journée. Et, content d'avoir tenu tête aux tentations du lit de droite, je m'endormis dans le lit de gauche, sur le côté, tourné vers le lit de droite sans le moindre remords.
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Par cicou45, le 16/11/2011
Rouler de
Christian Oster
"De toute façon, je ne vais plus marcher beaucoup, ai-je poursuivi, j'ai marché pour vingt ans, là. Et puis je n'aime pas tellement ça. [...] Marcher sans but, ai-je expliqué. C'est trop lent."
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Par cicou45, le 16/11/2011
Rouler de
Christian Oster
"Vous partez, ai-je dit. Bien. Admettons. Mais, moi, je ne vais nulle part, ai-je précisé, je ne peux pas vous emmener nulle part [...]."
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Par cicou45, le 17/11/2011
Rouler de
Christian Oster
"On a continué d'avancer lentement, et de nouveau j'ai pensé à la vieillesse et au fait qu'avec l'âge cependant que la mort se rapproche toute chose s'allonge, chaque pas, comme s'il en restait plein, du temps, et je me suis dit que je composaislâchement avec la lenteur."