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Blesse, ronce noire de
Claude Louis-Combet
"En sa nature, donc, et selon sa loi, le sexe pouvait être un principe de salut. Il provoquait une ivresse particulière, avec perte de conscience, et pouvait, par une certaine voie d'intériorisation, refluer comme à l'origine et ressourcer et régénérer le vivant. Élémentaire et salvateur, le sexe méritait d'occuper l'horizon - le nocturne, essentiellement - de l'existence. Et c'était vrai, par-dessus tout, non pas de l'idée générale du sexe, mais bien de ces sexes de putes qui le poussaient à l'inconsistance - mollis, visqueux, lippus, crêtelés et béants, où chuter, s'évanouir, se dissiper, ne plus être enfin..."
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Par nadejda, le 26/12/2010
Le livre du fils de
Claude Louis-Combet
«Quand il fermait le livre de toutes les terreurs et se campait de nouveau en l’attente de sa mère, le fils avait voyagé intérieurement en des contrées de songe. Il en revenait pour lui-même, chargé de vérités fortes à travers le prisme desquelles, il aspirait à l’unité de son être : idéal proprement spirituel dont la seule chance d’accomplissement passait par la rencontre amoureuse avec la femme.» p36
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Blesse, ronce noire de
Claude Louis-Combet
"Elle inventait sans se lasser, sur tous les tons et sur tous les modes, la vocalise d'un amour insensé auquel elle avait obscurément décidé d'appartenir - et cette autre vocalise, plus étrange, dont la mélodie se brisait à mesure qu'elle s'essayait à lui donner cours, par où l'enfant devenue adolescente annonçait la fascination du désir, sa violence aveugle et la déchirure qui tue et qui purifie."
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Par nadejda, le 26/12/2010
Le livre du fils de
Claude Louis-Combet
«Mère, montre-toi, Sésame ouvre-toi, je suis sorti de toi, ramène-moi à toi et, si ce n’est pas possible, laisse-moi seulement regarder le lieu de mes origines» p37
«Et ce rêve : de la main maternelle, jaillie du sol à bout de bras, corolle ouverte, enserrant le phalle nouveau et lui révélant la caresse.» p39
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Par nadejda, le 26/12/2010
Le livre du fils de
Claude Louis-Combet
«L’homme reconnut et avoua -- il s’avoua que la mère avait été à l’origine du désir, qu’elle était l’origine même du désir, comme si elle avait créé le sexe avant de créer l’enfant, imposant à celui-ci, avant toute chance d’intelligence et de sensibilité, de se débrouiller avec le mal et la perdition.» p42
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Blesse, ronce noire de
Claude Louis-Combet
"En vérité, le goût du mal couvrait dans sa gorge le goût de l'alcool et il lui semblait, comme il titubait dans sa marche, que c'était sa sœur qui lui indiquait le chemin et qui le poussait sans faiblir là où il devait se rendre. Elle était le génie du lieu et l'esprit de l'orient."
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Blesse, ronce noire de
Claude Louis-Combet
"Et plus loin, elle ajoutait: Mes seins n'arrêtent pas de me surprendre. Souvent, je n'ose pas les regarder car je crains de les trouver trop beaux. Je voudrais les voir sur ta poitrine. Ils seraient tes seins. Ta beauté me ravirait et moi, je serais soulagée de la mienne."
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Blesse, ronce noire de
Claude Louis-Combet
"Et plus loin, elle ajoutait: Mes seins n'arrêtent pas de me surprendre. Souvent, je n'ose pas les regarder car je crains de les trouver trop beaux. Je voudrais les voir sur ta poitrine. Ils seraient tes seins. Ta beauté me ravirait et moi, je serais soulagée de la mienne."
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Blesse, ronce noire de
Claude Louis-Combet
"Son corps devenait celui d'une femme. Quand le premier sang aurait coulé, une métamorphose essentielle se serait produite en elle. Alors, elle commencerait, songeait-elle, à ressembler aux femmes dont les formes envoûtaient l'âme de son frère. Il fallait d'abord passer par le sang. C'était le dedans qui œuvrait, préparant le cors pour en faire un être d'amour, préparait les seins, préparant les hanches et la toison et les incompréhensibles lèvres qui peuplent le bas. Le sang qui sourdait des profondeurs annonçait le royaume du frère: Tu seras mon amants toi seul, frère bien-aimé, je serais ton amante, moi seule, ou je ne serais pas."
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Blesse, ronce noire de
Claude Louis-Combet
"Il aurait voulut être chimiste pour connaître et pharmacien pour soigner. Il était important, à son regard, que la connaissance, inévitablement perverse et grosse de transgressions, se résolvât en quelque activité humanitaire."