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Par Woland, le 30/07/2009
Une ombre sur le Roi-Soleil : L'affaire des Poisons de
Claude Quétel
[...] ... Louvois, pas plus que le Roi, ne souhaitent que des crimes aussi scandaleux soient jetés en pâture au public grâce à la publicité des audiences ordinaires, comme ce fut le cas notamment avec le procès de la Brinvilliers. Louvois propose alors au Roi la création d'une cour de justice extraordinaire, à l'exemple de celles qui ont été instituées en 1663 pour le Surintendant Foucquet ou encore en 1674 pour le chevalier de Rohan, accusé de conspiration contre le Roi et exécuté devant la Bastille avec ses complices.
Dès le 8 mars 1679, Louvois écrivait à La Reynie [lieutenant-général de Police] : "Monsieur, le Roi ayant résolu de donner des juges aux prisonniers dont vous avez instruit le procès, Sa Majesté a choisi MM. de Boucherat, Breteuil, Voisin, Bezons, Fieubet, Pelletier, Pommereuil et d'Argouges, conseillers d'Etat, et vous, MM. de Fortia, Turgot et d'Ormesson, maîtres des requêtes ; Sa Majesté a aussi nommé M. de Bezons et vous pour rapporteurs, et M. Robert pour procureur général de la commission ..."
Ces juges sont, à peu de choses près, ceux qui ont siégé au procès du chevalier de Rohan, cinq ans plus tôt. Le président en sera Louis Boucherat, dont les mauvaises langues disent qu'il obtint les aveux du chevalier en lui promettant la vie sauve. ... [...]
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Par Woland, le 30/07/2009
Une ombre sur le Roi-Soleil : L'affaire des Poisons de
Claude Quétel
[...] ... (en cette chaude fin d'après-midi du 28 septembre 1677, un prêtre de l'église des Jésuites de la rue Saint-Antoine) ... se montre préoccupé. Une inconnue, qui ne s'est pas confessée, lui a glissé un billet alors qu'il s'en allait, disant qu'on le lui avait remis dans la galerie marchande du Palais de Justice et qu'elle ne savait qu'en faire. Puis elle s'est éclipsée aussitôt (...).
Ce billet, qui ne porte ni nom, ni adresse, ni signature, paraît bien mystérieux au prêtre, qui se garde bien de le lire et le remet au père supérieur. Celui-ci en prend connaissance, une fois retiré dans sa chambre : "Vous me faites confidence d'un secret que je voudrais bien ignorer pour mon repos, ou plutôt je voudrais que jamais il ne vous fût entré dans la pensée que pour vous donner autant d'horreur que j'en conçois. Est-il possible que vous ayez l'âme aussi barbare et que, croyant aimer un honnête homme, je ne vois en vous qu'un cruel et téméraire. Vous m'adressez une lettre capable de me perdre puisque vous adressez au papier indiscret ce que la discrétion d'un confesseur ne devrait pas faire. Souvenez-vous de ce prince infortuné que nous vîmes à la Bastille. Cet exemple est encore assez nouveau pour vous faire trembler. Cette poudre blanche que vous voulez mettre sur la serviette de celui que vous savez ne peut-elle pas être reconnue propre à l'effet auquel vous la destinez, et vous même être découvert ? Je vous laisse à juger ce qui en arriverait. [...] je crains extrêmement que nos lettres soient lues et qu'on ne me croie coupable, quoique je sois fort innocente ; car à tous les autres crimes, il faut être complice pour être puni ; mais à celui-ci, il ne faut qu'avoir su. Brûlez cette lettre aussitôt que vous l'aurez lue." ... [...]
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Par Woland, le 30/07/2009
Une ombre sur le Roi-Soleil : L'affaire des Poisons de
Claude Quétel
[...] ... Le supérieur lit et relit le billet dans les journées qui suivent. Plusieurs fois, il a été tenté de déchirer tout ce galimatias qui n'est pas sans lui rappeler Les Précieuses Ridicules de ce M. Molière qui a rendu son âme à Dieu voilà quelques années. Toutefois, cette poudre blanche sur la serviette de "celui que vous savez", le danger de mort qu'il y aurait à simplement "savoir", l'allusion au supplice, sur la place de la Bastille toute proche, du chevalier de Rohan pour conspiration contre le Roi, qui a rempli le quartier d'émotion et de terreur voici à peine trois ans, sont autant d'éléments qui dissuadent le père supérieur de détruire le billet. A qui le montrer dès lors, sinon à son provincial, le père de La Chaise, qui se trouve être aussi, depuis peu, le confesseur du Roi ? ... [...]
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Par mgeffroy, le 07/03/2012
Murs une autre histoire des hommes de
Claude Quétel
Ils (les murs) ne prétendent pas être des solutions. Ils sont des réponses.
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Par mgeffroy, le 07/03/2012
Murs une autre histoire des hommes de
Claude Quétel
Die Mauer ist weg ! ("Le Mur est tombé !")