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Par jenny-jin, le 12/10/2010
Les oiseaux se cachent pour mourir de
Colleen McCullough
Selon une légende, il est un oiseau qui ne chante qu'une seule fois de toute sa vie, plus suavement que n'importe quelle autre créature qui soit sur terre. Dès l'instant où il quitte le nid, il part à la recherche d'un arbre aux rameaux épineux et ne connaît aucun repos avant de l'avoir trouvé. Puis, tout en chantant à travers les branches sauvages, il s'empale sur l'épine la plus longue, la plus acérée. Et, en mourant, il s'élève au-dessus de son agonie dans un chant qui surpasse celui de l'alouette et du rossignol. Un chant suprême dont la vie est le prix ! Le monde entier se fige pour l'entendre, et Dieu dans son ciel sourit. Car le meilleur n'est atteint qu'aux dépens d'une grande douleur... ou c'est du moins ce que dit la légende.
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César et Cléopâtre de
Colleen McCullough
Les yeux léonins s’étaient ouverts et le regardaient fixement. En d’autres circonstances, il se serait immédiatement détourné, l’aur ait exclue abruptement de ses pensées : ne jamais tendre à une femme le glaive qui lui servira à te castrer. « Mais il est vrai qu’elle vit entourée d’eunuques, un genre d’hommes qui ne l’agrée guère. Ce qu’elle attend de moi c’est que je sois son époux, son père, son oncle, son frère. Elle et moi sommes égaux en puissance, et pourtant mon appartenance au sexe mâle me donne l’avantage. Je l’ai conquise. A présent je dois lui montrer qu’il n’est nullement dans mon intention de la réduire à l’obéissance. »
_Je t’aime, lui dit-il, en la prenant dans ses bras. Comme mon épouse, ma fille, ma mère, ma tante.
Etant une Ptolémée, elle était à mille lieues de se douter qu’il la comparait à des femmes en chair et en os, mais il n’empêche qu’intérieurement elle se consumait d’amour et de bonheur.
César l’avait admise dans sa vie.
César avait dit qu’il l’aimait.
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Par Chrisdu26, le 16/04/2012
Les oiseaux se cachent pour mourir de
Colleen McCullough
L’oiseau à la poitrine percée d’une épine suit une loi immuable ; il ne sait pas ce qui l’a poussé à s’embrocher et il meurt en chantant. A l’instant même où l’épine le pénètre, il n’a pas conscience de la mort à venir ; il se contente de chanter et de chanter encore jusqu’à ce qu’il n’ait plus de vie pour émettre une note de plus. Mais nous, quand nous nous enfonçons des épines dans la poitrine, nous savons. Nous comprenons. Et pourtant, nous le faisons. Nous le faisons.
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César et Cléopâtre de
Colleen McCullough
_Elle rejette la culpabilité de Brutus sur Porcia, et sans doute avec raison. Mais la mort de César l’a anéanti. Elle l’aimait plus que tout.
_Plus que tu ne l’as aimé ?
_Au passé ? Non, au présent.
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Antoine et Cléopâtre, Tome 1 : Le Festin des fauves de
Colleen McCullough
Lui qui méprisait les sentiments mièvres et accusaient de faiblesse les hommes qui affirmaient avoir été transpercé par la flèche de Cupidon en un seul regard, était désormais condamné à traverser la vie avec un dard fiché dans la poitrine, submergé d'amour pour une femme qu'il ne connaissait même pas. Comment se l'expliquer? Comment un être aussi rationnel et objectif que lui pouvait-il succomber à une émotion en opposition à toutes ses croyances? Quelque dieu devait l'avoir visité, rien d'autre n'avait de sens! Pourquoi ressentait-il cet élan qui ressemblait fort à de l'amour? Elle l'avait ému plus qu'il ne pouvait le supporter, tant qu'il rêvait de la libérer de son fardeau, de prendre ce poids sur ses propres épaules, de la couvrir de baisers et de demeurer à ses côtés pour le restant de ses jours!
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Par Femi, le 27/12/2011
Les maîtres de Rome, Tome 2 : La couronne d'herbe de
Colleen McCullough
- Comment Rome a-t-elle fait pour devenir aussi grande, sans rois?
- Parce qu'elle est en fait notre Roi. Les Grecs se sont soumis à un idéal, et vous à un souverain; mais nous autres Romains nous soumettons à Rome, et à elle seule.
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Par Femi, le 01/01/2012
Les Maîtres de Rome, tome 3 : Le Favori des dieux de
Colleen McCullough
La dignitas! Le plus intangible des attributs d'un noble romain! Son auctoritas marquait sa puissance, son influence, sa capacité de manipuler l'opinion et les corps constitués, du Sénat aux prêtres en passant par le Trésor. La dignitas, c'était autre chose: une qualité intensément personnelle, intime, qui pesait pourtant sur tous les aspects de la vie publique d'un homme. Si difficile à définir! Raison pour laquelle, bien sûr, il existait un mot pour cela. La dignitas...était-ce...la grandeur morale d'un individu...ou sa gloire?
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Antoine et Cléopâtre, Tome 1 : Le Festin des fauves de
Colleen McCullough
La passion constituait une entrave gênante chez un être aux habitudes cérébrales d'une froide logique et aux émotions refoulées avec fermeté. Troublé, tourmenté, le triumvir rongeait son mors au point de perdre l'apétit et de manquer y laisser la raison. Il fondit à vue d'oeil, comme si son être physique s'évaporait au contact d'une fournaise.
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Antoine et Cléopâtre de
Colleen McCullough
Après l'avoir couvert de larmes et de baisers, Livie Drusilla l'informa qu'elle dormirait dans une autre pièce jusqu'à ce qu'il fut totalement hors de danger.
_Non, non! s'insurgea-t-il, catégorique. La seule chose qui m'ait maintenu en vie es la perspective de m'étendre à ton côté dans le lit conjugal.
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Antoine et Cléopâtre, Tome 1 : Le Festin des fauves de
Colleen McCullough
_Tu t'es donné tant de mal et tu as tant dépensé pour moi! César Divi Filius, je t'ai aimé dès que je t'ai vu, mais je sais maintenant que je t'aimerai un peu plus chaque jour que la vie m'offrira avec toi.