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Par jenny-jin, le 12/10/2010
Les oiseaux se cachent pour mourir de
Colleen McCullough
Selon une légende, il est un oiseau qui ne chante qu'une seule fois de toute sa vie, plus suavement que n'importe quelle autre créature qui soit sur terre. Dès l'instant où il quitte le nid, il part à la recherche d'un arbre aux rameaux épineux et ne connaît aucun repos avant de l'avoir trouvé. Puis, tout en chantant à travers les branches sauvages, il s'empale sur l'épine la plus longue, la plus acérée. Et, en mourant, il s'élève au-dessus de son agonie dans un chant qui surpasse celui de l'alouette et du rossignol. Un chant suprême dont la vie est le prix ! Le monde entier se fige pour l'entendre, et Dieu dans son ciel sourit. Car le meilleur n'est atteint qu'aux dépens d'une grande douleur... ou c'est du moins ce que dit la légende.
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Par Ode, le 09/11/2012
Les oiseaux se cachent pour mourir de
Colleen McCullough
Seigneur, si elle ne m'était pas si chère, mon fardeau serait moins pénible, mais parfois il m'arrive de penser que je lui porte infiniment plus d'amour qu'à vous, et cela fait partie de la punition que vous m'infligez. D'elle, je ne doute pas. Vous ? Un artifice, un fantôme, un symbole. Comment puis-je aimer un symbole ? Et pourtant, c'est le cas.
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Par Ode, le 16/11/2012
La Maison de l'Ange de
Colleen McCullough
Les yeux verts sont mystérieux. Dans la littérature romanesque, ils sont toujours « de la couleur des émeraudes » mais l'expérience m'a appris qu'ils évoquaient plutôt l'eau des marais, dont la nuance ne cesse de varier.
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Par Ode, le 01/11/2012
Les oiseaux se cachent pour mourir de
Colleen McCullough
Meggie était recroquevillée en un petit tas, le pouce dans la bouche, les cheveux constellés de papillotes éparses autour d'elle. La seule fille. Fee ne lui jeta qu'un coup d'œil rapide avant de sortir ; pas de mystère chez Meggie, c'était une fille. Fee savait ce que serait le lot de la petite, et elle ne l'enviait pas plus qu'elle ne la prenait en pitié. Il en allait tout autrement pour les garçons ; des miracles, des mâles transmués hors de son corps de femelle. C'était dur de ne pas avoir d'aide à la maison, mais ça valait la peine. Face à ses pairs, l'existence même de ses fils conférait à Paddy sa qualité essentielle, le seul bien qu'il possédât. Qu'un homme engendrât des fils, et il était un vrai homme.
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Les oiseaux se cachent pour mourir de
Colleen McCullough
Chacun de nous a quelque chose en lui qui ne peut être étouffé, même si cela nous fait hurler de douleur, au point de vouloir en mourir. Nous sommes ce que nous sommes, c’est tout. Comme la vieille légende celte de l’oiseau au poitrail transpercé d’une épine qui exhale son cœur dans son chant et meurt. Parce qu’il le faut, qu’il y est obligé. Nous pouvons savoir que nous (nous) trompons avant même d’agir, mais cette connaissance n’affecte pas le résultat, ni ne le change. Chacun chante son propre petit couplet, convaincu que c’est le chant le plus merveilleux que le monde ait jamais entendu. Ne comprends tu pas ? Nous sécrétons nos propres épines, sans jamais nous interrompre pour en évaluer le coût. Nous ne pouvons qu’endurer la souffrance en nous disant qu’elle en valait largement la peine
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Par Ode, le 11/11/2012
Les oiseaux se cachent pour mourir de
Colleen McCullough
Les lapins n'étaient pas originaires d'Australie et leur importation sentimentale avait totalement bouleversé l'équilibre écologique du continent, contrairement aux moutons et aux bovins, ceux-ci ayant fait l'objet d'un élevage scientifique dès leur introduction dans le pays. Il n'existait aucun prédateur naturel pour contrôler le nombre de lapins, et les renards importés ne s'acclimataient pas. L'homme devait donc s'ériger en prédateur ; mais il y avait trop peu d'hommes et beaucoup trop de lapins.
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Par Chrisdu26, le 16/04/2012
Les oiseaux se cachent pour mourir de
Colleen McCullough
L’oiseau à la poitrine percée d’une épine suit une loi immuable ; il ne sait pas ce qui l’a poussé à s’embrocher et il meurt en chantant. A l’instant même où l’épine le pénètre, il n’a pas conscience de la mort à venir ; il se contente de chanter et de chanter encore jusqu’à ce qu’il n’ait plus de vie pour émettre une note de plus. Mais nous, quand nous nous enfonçons des épines dans la poitrine, nous savons. Nous comprenons. Et pourtant, nous le faisons. Nous le faisons.
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Par Ode, le 27/08/2012
La Maison de l'Ange de
Colleen McCullough
- Je veux une liaison !
- Ne dis pas d'idioties, a répondu David, imperturbable.
- Ce ne sont pas des idioties ! Tous les gens que je connais ont une liaison - sauf moi ! Bon sang, David, j'ai vingt et un ans et je suis fiancée avec un type qui ne desserre même pas les lèvres quand il m'embrasse !
Il m'a gentiment tapoté sur l'épaule avant de s'asseoir sur sa serviette.
- Harriet, a-t-il déclaré sur ce ton bêcheur de collégien catholique si comme il faut, il est temps de fixer une date pour le mariage. J'ai mon doctorat, le CSIRO m'a offert mon propre labo et une bourse de recherche, nous sortons ensemble depuis quatre ans et voilà un an que nous sommes fiancés. Une liaison, ce serait un péché. Pas avant le mariage.
Grrr !
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Par KATE92, le 15/06/2012
La Maison de l'Ange de
Colleen McCullough
Samedi 2 janvier 1960
J'ai décroché le boulot ! Après avoir passé mes examens de fin d'études au collège technique de Sydney, l'année dernière, j'ai postulé à un emploi de manipulatrice diplômée en radiologie au Royal Queens Hospital et, aujourd'hui, le facteur m'a apporté une lettre d'embauché. Je commence lundi, avec le grade de technicienne supérieure, dans le plus grand hôpital de tout l'hémisphère sud - plus de mille lits ! En comparaison, Ryde Hospital, mon vieil aima mater, a l'air d'un dinghy amarré le long de la coque du Queen Elizabeth. Je me rends compte aujourd'hui que je n'aurais jamais dû choisir de faire mes études à Ryde mais, à l'époque, cette idée de David m'avait paru formidable. Ned, son frère aîné, y exerçait en tant que chef de clinique, j'aurais donc un ami dans la place. Ah ça, oui ! Il m'a servi de chien de garde. Chaque fois qu'un représentant du sexe masculin me lançait un regard du style «Viens-donc-voir-un-peu-par-là», fichu Ned Murchinson s'empressait de le prévenir - j'étais la petite amie de son frère, alors pas question de braconner. Chasse gardée ! Les premières années, je n'ai rien trouvé à redire mais, une fois surmontés les doutes et l'humilité de l'adolescence, il m'a parfois traversé l'esprit qu'il serait peut-être marrant de sortir avec X ou Y.
Cette formation à Ryde a toutefois eu un avantage. Il faut compter deux heures de transport pour venir de Bronte, et deux heures dans les transports en commun valent largement la résidence Purcell pour étudier, assise à la table de la salle à manger, coincée entre la télévision et les hommes qui passent leur soirée tout entière à faire la vaisselle en ne braillant que cricket, encore cricket et toujours cricket. Bus ou train, je n'en demande pas davantage. Et devinez ?
J'ai pulvérisé tous les records. Les meilleures notes du classement. Voilà comment j'ai obtenu le poste au Royal Queens. Les résultats affichés, papa et maman m'ont un peu tarabustée quand j'ai refusé d'entrer en fac de sciences ou de faire ma médecine en quittant le collège de Randwick. C'est à croire qu'arriver en tête en radiologie a solidement ancré en moi une absence d'ambition certaine. Mais qui voudrait entrer en fac pour se trouver en butte à l'hostilité de tous ces mâles peu désireux de voir des femmes dans les professions qui leur sont réservées ? Pas moi !
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Les oiseaux se cachent pour mourir, tome 2 de
Colleen McCullough
L'oiseau à la poitrine percée d'une épine suit une loi immuable ; il ne sait pas ce qui l'a poussé à s'embrocher et il meurt en chantant. A l'instant même où l'épine le pénètre, il n'a pas conscience de la mort à venir ; il se contente de chanter et de chanter encore jusqu'à qu'il n'ait plus de vie pour émettre une note de plus. Mais nous, quand nous nous enfonçons des épines dans la poitrine, nous savons. Nous comprenons. Et pourtant, nous le faisons. Nous le faisons.
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