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Constance de Salm

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Note moyenne : 3.86/5 (sur 21 notes) Constance de Salm

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) le : 7/09/1767
Mort(e) le : 13/04/1845

Biographie :

Constance Marie de Théis, née à Nantes le 7 septembre 1767 et morte le 13 avril 1845, par son mariage Pipelet de Leury, puis comtesse (1803) puis princesse de Salm-Dyck (1816), est une poétesse et femme de lettres française.
Issue d'une famille originaire de Picardie, Constance de Théis reçut une excellente éducation et se fit connaître dès l'âge de dix-huit ans par des poèmes publiés dans l’Almanach des Muses, notamment une romance intitulée « Bouton de Rose », qui eut un succès durable. Dès lors, elle ne cessa, jusqu'à sa mort, d'écrire des poèmes. Sa tragédie mêlée de chants, Sapho (1794), sur une musique de Martini, obtint un grand succès.
Première femme admise au Lycée, elle y lut plusieurs éloges en prose. Elle épousa en 1789 un chirurgien riche et distingué du nom de Pipelet de Leury, et s'établit à Paris. Elle quitta la capitale sous la Terreur en 1793, pendant environ un an, qu'elle mit à profit pour étudier les mathématiques. En 1802, les époux Pipelet divorcèrent et l'année suivante, Constance épousa Joseph de Salm-Reifferscheidt-Dyck, comte de Salm-Dyck et du Saint-Empire jusqu'à la paix de Lunéville, et fait prince de Salm par le roi de Prusse en 1816. Le comte et la comtesse de Salm-Dyck s'installèrent en 1809 dans l'hôtel de Ségur, au numéro 97 de la rue du Bac. Ils firent décorer l'appartement du premier étage (antichambre, salon, bibliothèque) en style Empire (v. 1810) par l'architecte Antoine Laurent Vaudoyer et le peintre Jean-Jacques Lagrenée. La comtesse y tint jusqu'en 1824 un salon littéraire très brillant. Elle était liée avec son cousin Paul-Louis Courier. Elle recevait également Alexandre Dumas, La Fayette, Talma, Jussieu, Alexander von Humboldt, des artistes comme Girodet, Grétry, Houdon, Augustin Pajou, Pierre-Narcisse Guérin, Carle Vernet, etc. Très mélangé, son salon était ouvert aux Idéologues comme aux libéraux de La Décade philosophique, le faubourg Saint-Germain y croisait la noblesse d'Empire, et beaucoup de francs-maçons de la « loge des Neuf Sœurs » s'y retrouvaient.
.
> lire la suite Source : Wikipédia
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Etiquettes

roman   prose   fiction   roman épistolaire   littérature du 18ème siècle   romantisme   sentiments   jalousie   enseignement   douleur   doute   écrivain femme   doutes   théorie   opéra   amour   epistolaire   littérature française   18ème siecle   19ème siècle  

Citations de Constance de Salm

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  • Par sylvie, le 04/12/2008

    Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

    La jalousie est un mal si commun chez les femmes, elle influe tellement sur leur bonheur, elle les compromet si souvent et de tant de manières, qu'il est impossible qu'une suite de développements qui leur montrent à chaque mot jusqu'à quel point cette passion peut les égarer ne leur offre pas une utile et grande leçon. J'ai eu même un instant l'idée de rendre cette leçon plus forte, en faisant résulter, des imprudences de mon héroïne, des malheurs plus graves que ceux dont sa vive imagination se tourmente; mais j'ai craint d'altérer par là le caractère simple et idéal de cet ouvrage; il m'a paru que tout devait s'y passer, pour ainsi dire, dans l'âme, et qu'une morale trop sévère, ou plutôt trop positive, ne pouvait s'accorder avec le genre de sensations que j'avais voulu peindre
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  • Par sylvie, le 04/12/2008

    Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

    L'amour !... Qu'est-ce que l'amour ? ... Un caprice, une fantaisie, une surprise du coeur, peut-être des sens; un charme que se répand sur les yeux, qui les fascine, qui s'attache aux traits, aux formes, aux vêtements même d'un être que le hasard seul nous fait rencontrer. Ne le rencontrons-nous pas ? rien ne nous en avertit, ne nous trouble...nous continuons de vivre, d'exister, de chercher des plaisirs, d'en trouver, de poursuivre notre carrière comme si rien ne nous manquait!... L'amour n'est donc pas une condition inévitable de la vie, il n'en est qu'une circonstance, un désordre, une époque... que dis-je ? un malheur ! une crise.. une crise terrible.. elle passe et voilà tout.
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  • Par mandarine43, le 20/03/2011

    Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

    Le soleil éclaire déjà mon cabinet solitaire. J'ai voulu éloigner ces tristes pensées ; j'ai tenté de m'occuper, de me distraire. J'ai pris ma palette, mes pinceaux ; j'ai tout disposé, et je me suis mise à l'ouvrage. Le feu des arts ressemble à celui de l'amour ; il enivre, il absorbe, il isole de l'univers et de soi-même. A mesure que je travaillais, des rayons de lumière semblaient traverser mes esprits. Je reprenais ma raison et mon équilibre ; je sentais seulement mes moyens s'exalter et s'agrandir du reste d'émotions involontaires qui bouillonnaient encore dans mon sein. Tout à coup (qui peut prévoir les effets de l'amour ?), tout à coup ces terribles souvenirs sont revenus m'assaillir : ils se sont emparés de mes facultés avec la rapidité de l'éclair ; ils m'ont comme enlevée de mon siège. J'ai tout jeté là, je marchais avec précipitation, j'étais hors de moi, je croyais respirer du feu ; mais l'agitation du corps semble calmer le trouble de l'âme. Insensiblement j'ai retrouvé quelque tranquillité ; j'ai pu m'asseoir et écrire. Me voilà donc ; me voilà plus raisonnable ; du moins je le crois.
    Non, tu ne me trahiras pas, tu ne trahiras pas ces serments tant de fois répétés ; tu ne les profaneras point par des sensations étrangères ; tu ne le pourrais pas. Il v a dans l'amour autre chose que l'amour, une union plus intime encore, des rapports qu'il n'appartient pas aux âmes communes de comprendre ni de sentir, un entraînement d'un être vers l'autre, qui ne tient à rien de ce que la pensée peut définir. C'est par l'accord involontaire de ces sentiments, de ces délices inconnues, que nous sommes unis, chère âme de ma vie ! Que peut une Mme de B *** contre des liens si sacrés ? Ce quelle peut ! ah ! qu'osé-je dire ? L'amant le plus fidèle, le plus intime même, a-t-il jamais su résister aux provocations de la coquetterie ? Eternelle supériorité de mon sexe sur le tien ! Quelle est la femme qui, sans se croire dégradée, a pu même supporter la pensée de s'abandonner à l'être qui lui est inférieur ? Quel est l'homme dont les désirs ont pu être arrêtés par cette seule pensée ? Au nom de tout de qui t'est cher au monde, douce moitié de moi-même, ne m expose plus à ces cruelles tortures ! Veille avec plus de soin sur notre bonheur. Hélas ! qu'est-ce que cette vie qui nous échappe à chaque instant et que nous remplissons si légèrement d'amertumes ? un supplice, si l'on souffre ; un délire, si l'on est heureux ; et toujours de la vie, de la vie que l'on dépense, que l'on prodigue, qui ne reviendra plus, qui emporte tout ; tout, même l'amour !
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  • Par mandarine43, le 26/03/2011

    Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

    [Incipit.]

    A Madame la Princesse de ***

    C'est à vous, aimable amie, que je dédie ce petit roman. Son sujet, sa forme, le genre d'observations sur lequel il repose, tout y diffère de mes autres ouvrages ; aussi, pour vous, pour le public, pour moi-même, me semble-t-il exiger quelques explications.
    Je l'ai commencé il y a plus de vingt ans. Je n'y attachais et n'y attache encore que peu d'importance. En m'imposant la loi de n'y pas dire un mot qui ne fût dicté par le sentiment ou la passion ; en faisant éprouver, dans le court espace de vingt-quatre heures, à une femme vive et sensible, tout ce que l'amour peut inspirer d'ivresse, de trouble, de jalousie surtout, je ne voulais que faire aussi un roman sur une idée qui m'avait plu, et répondre par là à quelques reproches qui m'avaient été faits sur le ton sérieux et philosophique de la plupart de mes ouvrages. Ceux par lesquels j'ai débuté dans la littérature étaient déjà une réponse suffisante ; mais l'usage veut tellement que les femmes qui écrivent trahissent sans cesse le secret de leurs tendres sensations, que celles qui parviennent à les renfermer dans leur cœur semblent, en quelque sorte, n'en pas éprouver assez ; ou du moins ne pas attacher assez de prix à cette sensibilité, qui est sans doute un des plus beaux apanages de notre sexe, mais que chacun conçoit et exprime suivant son caractère et le genre de son talent.
    Je voulais donc, par ces lettres, payer un nouveau tribut à l'usage, et prouver que le goût des ouvrages sérieux n'exclut en rien la sensibilité. J'avais même le projet (auquel j'ai renoncé) d'y ajouter une discussion, dans laquelle j'avançais, et c'est mon opinion, que la vraie sensibilité est une qualité trop belle et trop forte pour n'agir que sur les affections de l'âme ; que c'est elle aussi qui éclaire et agrandit l'esprit ; qu'elle n'est pas moins le foyer des idées élevées et philosophiques que des idées douces et tendres, et qu'elle en est même une condition plus nécessaire.
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  • Par Shrimp, le 12/08/2010

    Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

    L'amour !... Qu'est-ce que l'amour ? ... Un caprice, une fantaisie, une surprise du coeur, peut-être des sens; un charme que se répand sur les yeux, qui les fascine, qui s'attache aux traits, aux formes, aux vêtements même d'un être que le hasard seul nous fait rencontrer. Ne le rencontrons-nous pas? Rien ne nous en avertit, ne nous trouble...nous continuons de vivre, d'exister, de chercher des plaisirs, d'en trouver, de poursuivre notre carrière comme si rien ne nous manquait !... L'amour n'est donc pas une condition inévitable de la vie, il n'en est qu'une circonstance, un désordre, une époque... que dis-je ? un malheur ! une crise.. une crise terrible.. elle passe et voilà tout.
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  • Par Zazette97, le 23/10/2010

    Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

    Si je ne vous écrivais pas, que ferais-je de mon temps, de moi-même? L'amour tient tant de place dans la vie ! C'est quand il n'est plus là que l'on sent le poids de ces longues minutes qui doivent s'écouler sans lui ; c'est quand nous l'avons perdu que nous voyons qu'il était le motif de toutes nos actions, le charme de toutes nos pensées, le foyer de tous nos sentiments ; c'est alors seulement que nous comprenons bien ses véritables délices, et que, privés de la plus chère moitié de nous-mêmes, nous errons dans le vide de notre âme, et ne jetons plus autour de nous que des regards tristes et désenchantés.
    Voilà ce que j'éprouve. Vous ne m'aimez plus, tout est changé pour moi ; je ne suis plus même ce que j'étais avant de vous connaître. Je n'ai plus cette force, ce courage qui me distinguait, disait-on, des autres femmes.
    J'ai perdu jusqu'à ce noble orgueil qui tant de fois a fait bouillonner mon sang à la seule pensée d'un affront souvent imaginaire. Vous m'abandonnez, et je pleure ; vous m'outragez, et je veux mourir.
    Déchue des grandeurs de l'amour, je suis aussi déchue de moi-même ; je rentre dans la route commune de la vie, je ne suis plus qu'une femme ordinaire. p.95
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  • Par Nanne, le 12/07/2011

    Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

    Non, tu ne me trahiras pas, tu ne trahiras pas ces serments tant de fois répétés ; tu ne les profaneras point par des sensations étrangères ; tu ne le pourrais pas. Il y a dans l’amour autre chose que l’amour, une union plus intime encore, des rapports qu’il n’appartient pas aux âmes communes de comprendre ni de sentir, un entraînement d’un être vers l’autre, qui ne tient à rien de ce que la pensée peut définir. C’est par l’accord involontaire de ces sentiments, de ces délices inconnues, que nous sommes unis, chère âme de ma vie ! Que peut une Mme de B*** contre des liens si sacrés ?

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  • Par sylvie, le 04/12/2008

    Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

    En développant dans chaque lettre un sentiment différent, en faisant passer tour à tour mon héroïne de l'excès de la jalousie à celui de la confiance, du désespoir à la tranquillité, du délire au raisonnement, de l'oubli de toutes les convenances à l'indignation de l'honneur, mon intention n'a pas été seulement de faire un tableau complet de cette multitude de vives sensations, qui sont, en quelque sorte, le secret des femmes, mais aussi de montrer jusqu'à quel point elles peuvent les égarer, et leur donner par là une utile et grande leçon..

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  • Par saphoo, le 22/05/2010

    Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

    quel est donc ce pouvoir de l’âme sur le corps, de la passion sur la raison ? L’orgueil s’en révolte et s’en indigne : il nous montre notre faiblesse, notre profonde humiliation dans tout son jour ; il nous force à gémir sur ce temps, ces facultés dépensées, prodiguées, perdues en vaines folles sensations ; mais à quoi cela sert-il ? à rien !…

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  • Par Nanne, le 12/07/2011

    Vingt-quatre heures d'une femme sensible de Constance de Salm

    Mon amour, mon ange, ma vie, tout est trouble et confusion dans mon âme ! Depuis une heure entière, j’attends, j’espère. Je ne puis me persuader que tu ne sois pas venu, que tu ne m’aies pas au moins écrit quelques lignes, après cette fatale soirée. Il est une heure … peut-être es-tu encore chez cette femme ! Quelle nuit je vais passer ! Ah ! mon Dieu ! je n’ai pas une pensée qui ne me soit une douleur. Le ciel sait que le moindre doute sur ta tendresse me paraîtrait une horrible profanation ; mais n’est-ce donc rien que ces longues heures de désespoir ?

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