-
La vie contrariée de Louise de
Corinne Royer
A partir de quel moment la cruauté du châtiment fait-elle du criminel une victime? Et pourquoi ressentir avec une telle acuité le besoin d'expier ses fautes avant même de les avoir commises?
-
M comme Mohican de
Corinne Royer
On ne sait jamais. On ne sait jamais combien la passion que l'on a pour les êtres ne se mesure pas au mérite. On ne sait jamais la petitesse et la grossièreté dont ils sont capables. On ne sait jamais à quel point l'on peut être programmé pour aimer les êtres non aimables. On ne sait jamais le poids inéluctable du social dans ce que l'on prend pour des effusions authentiques. On ne sait jamais la frilosité, l'abêtissement des êtres face au devoir de paraître et à la crainte d'être découvert. On ne sait jamais le reniement dont ils sont capables pour sauver la face. Et les quelques privilèges auxquels ils sont attachés comme à des entraves. C'est Pascal qui a dit "Pourquoi l'homme s'attache-t-il à ses chaines, comme s'il s'agissait de son salut?" J'aime un homme entravé. Non par le désir qu'il a de moi. Mais sa propre mise en exil du monde des vivants. Un jouisseur introverti incapable de mettre le nez en dehors de ses masturbations matinales
> lire la suite
-
M comme Mohican de
Corinne Royer
Mais le plaisir est capricieux.Il est pour moi en ce moment et ici-bas de penser à un homme avec qui je ne fais pas l'amour. D'y penser tendrement et érotiquement à la fois.Loin des classiques fantasmes de femmes auxquels je n'échappe pourtant pas mais qui n'ont que très peu de lien avec lui. Evidemment ,je tire des plans sur la comète. J'imagine...
-
La vie contrariée de Louise de
Corinne Royer
Il obtempéra.Se servit une Kronembourg bien fraîche.But cul sec jusqu'à la dernière gorgée.Rota bruyamment en bavant de plaisir,essuyant dans sa paume la mousse qui lui dégoulinait sur le menton.
-On dirait l'bon Dieu qui vous descend en culotte de v'lours dans l'estomac!
Il s'en servit une autre.But plus vite.Rota plus fort.
-
La vie contrariée de Louise de
Corinne Royer
La guerre,ils ont la voix qui grelotte lorsqu'ils en parlent.D'ailleurs le plus souvent,ils n'en parlent pas,ils la chuchotent,comme des Petits Poucets dans la maison des Ogres.
-
La vie contrariée de Louise de
Corinne Royer
Le ciel perdait les eaux,un accouchement de fin du monde ponctué de rémittences et à nouveau de grandes giclées qui se jetaient à l'aveugle contre les carreaux.
-
La vie contrariée de Louise de
Corinne Royer
Extermination.Je ne connaissais pas ce mot, avant. C'est la guerre qui me l'a appris,avec,piégées à l'intérieur,les quatre lettres de "mine".
-
La vie contrariée de Louise de
Corinne Royer
Ma mère elle dit toujours:
-Faut pas commencer.Le sexe c'est comme la drogue.Faut pas commencer.
-
La vie contrariée de Louise de
Corinne Royer
Pourquoi le chemin qui mène à Dieu est-il parsemé d'Ogres?
-
M comme Mohican de
Corinne Royer
Et si l'amour était un scalp?