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Par nadejda, le 21/05/2012
Corps étrangers de
Cynthia Ozick
Marvin l'inexorable, qui avait la logique dans le sang. C'était sa nature, il avait monté une affaire, il savait ce qu'était l'avidité, il trempait dans une connaissance innée de la mauvaise foi.
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Par EMOTION, le 15/05/2012
Corps étrangers de
Cynthia Ozick
Paris était infesté de ces pastiches de bébés Sartre et de bébés Gide, assis au café, penchés sur des manuscrits tâchés d'encre, un apéritif placé à portée de doigts afin d'authentifier la parodie, le jeu de rôle imbécile et suranné.
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Par nadejda, le 21/05/2012
Corps étrangers de
Cynthia Ozick
Des ruisseaux de voitures sur des rubans d'autoroute : Los Angeles, fortuite et fragmentée, comme si la ville entière avait été jetée depuis les cieux pour éclater en morceaux, éparpillés à des kilomètres à la ronde. Elle s'était attendue à voir des montagnes, cônes bleus se fondant dans un horizon gris. Au lieu de ça, des éclats de ville avec leurs noms venus de l'Ancien Monde et leurs turbulences nées du Nouveau Monde.
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Par nadejda, le 21/05/2012
Corps étrangers de
Cynthia Ozick
Les fenêtres étaient noires, les stores baissés. La plupart des passagers étaient endormis, leurs visages rendus enfantins par la lumière douce de la cabine. La carcasse de l’avion vibrait comme un diapason, obéissant à la poussée du grand quatuor de moteurs. En quelques heures, ils échapperaient à la nuit, la doubleraient pour s’introduire dans le lit rougeoyant de la fin d’après-midi. On relèverait les stores, l’index musard du soleil viendrait réveiller les dormeurs, et, loin en contrebas, tandis que le ventre de l’avion s’abaisserait, un célèbre océan s‘élèverait vers eux -- pas l’Atlantique familier, dont New York bordait les lèvres. Ils atterriraient en Californie. p 110
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Par le_Bison, le 20/03/2012
Le châle de
Cynthia Ozick
- Ma nièce Stella, énonça lentement Rosa, dit qu’en Amérique les chats ont neuf vies, mais nous – nous sommes moins que les chats, alors nous en avons trois. La vie avant, la vie pendant, la vie après.
Elle vit que Persky ne suivait pas. Elle dit :
- La vie après c’est maintenant. La vie avant c’est notre vraie vie, chez nous, où nous sommes nés.
- Et pendant ?
- ça c’était Hitler.
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Par Malice, le 03/04/2010
Le châle de
Cynthia Ozick
"C'était un châle magique, capable de nourrir un enfançon trois jours et trois nuits. Madga ne mourut pas, elle resta en vie, encore que très silencieuse. Une odeur spéciale, de cannelle et d'amandes, montait de sa bouche."