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Par Bibalice, le 09/02/2012
Première phrase du livre
La belle année de
Cypora Petitjean-Cerf
Je m'appelle Tracey Charles et j'ai onze ans. Je viens d'entrer au collège Jean-Lurçat qui se trouve tout près de mon ancienne école. L'école des Cosmonautes est la plus pourrie de la ville, tout le monde le dit. Je suis né en 1997 à l'hôpital Delafontaine qui est à deux cents mètres de l'école des Cosmonautes et à quatre cents mètres de mon collège. Cet hôpital a la plus mauvaise réputation du département. Il paraît que des trucs bizarres se passent dans les sous-sols. On raconte des histoires de bébés morts et de femmes à huit bras. Mais cette dernière partie est fausse, évidemment. Certaines personnes peuvent naître avec un tout petit bras minuscule sur le côté genre pince de crabe, mais c'est tout. Il ne faut pas non plus prendre des gens pour des imbéciles.
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Par chanig55, le 09/04/2008
Le corps de Liane de
Cypora Petitjean-Cerf
Huguette avait préparé des crêpes et des galettes aux pommes. Elle avait acheé du cidre doux. Au dernier moment, par réflexe, par habitude, elle avait confectionné un kouign amann. toute cette préparation pour le goûter le distrayaitet la déchirait en même temps. La dernière fois qu'ele avait reçu Lamia, Crystal était là. Huguette repensait à l'embryonde Louison enterré dans le jardin.Elle avait envie de dénicher, elle aussi, un petit endroittranquille pour enterrer le bébé qu'elle n'avait pas eu. Huguette avait bien vu Paris. Elle connaissait la gare Montparnasse, la rue d'Alésia, le jardin du Luxembourg, Saint-Denis et le périphérique. C'était suffisant.Elle avait envie de retourner en Bretagne , maintenant. son potager devait être dans un état!
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Le musée de la sirène de
Cypora Petitjean-Cerf
« J’ai passé trois jours de suite dans la salle de bains. Mon chevalet dressé près de la baignoire, mes tubes de peinture disposés sur un tabouret, j’ai peint la sirène. Elle semblait ravie. Je ne l’avais jamais vue rouler ces yeux-là. A tel point qu’à un moment une chose incroyable s’est produite : elle s’est mise à chanter. Mais pas comme les sirènes qui rendent les marins fous et font échouer leurs bateaux, non. Ca ressemblait à une plainte d’animal, modulée pour former des notes. A la place des paroles, elle chantait des sons inarticulés de bête, mais très beaux. Sur le moment, ça m’a bouleversée. J’ai dû m’asseoir. Je me suis arrêtée de penser, de vouloir, de désirer, de craindre. Je l’écoutais. Quand elle a cessé de chanter, j’ai recommencé à peindre. Ses joues avaient rosi et j’ai dû changer un peu mes couleurs. »
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Le musée de la sirène de
Cypora Petitjean-Cerf
Je l'aime, donc je n'ose pas le regarder. Son visage vacille, se tord et se perd au milieu des visages que je lui invente. Manger les vrais traits, oublier, reconstituer : c'est le travail absurde de la mémoire qui tricote l'image d'amour.
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Le musée de la sirène de
Cypora Petitjean-Cerf
Le jour ou la peur aura disparu de ma vie, je serai devenue une autre.