Citations de D.H. Lawrence
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Elle avait épousé Clifford Chatterley en 1917, pendant une permission d'un mois qu'il avait passée en Angleterre. Ils avaient eu un mois de lune de miel, après quoi il était reparti pour le front des Flandres. Et six mois plus tard, il était ramené en Angleterre plus ou moins en morceaux. (...) Il avait une merveilleuse emprise sur la vie.Il ne mourut pas; ses débris semblèrent se rejoindre. Il resta deux ans entre les mains des médecins. Puis on le déclara guéri, et on le renvoya à la vie avec la moitié inférieure de son corps, à partir des hanches, paralysées pour toujours.
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Par erellwen, le 27/07/2010
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Et, vaguement, elle percevait une des grandes lois de l'âme humaine: quand l'être réçoit un choc violent qui ne tue pas le corps, l'ême semble guérir en même temps que le corps. Mais ce n'est qu'une apparence. Il n'y a plus que le mécanisme de l'habitude reprise. Lentement, lentement, la blessure de l'âme commence à se manifester, comme une meurtrissure d'abord légère, mais qui, à la longue, enfonce toujours plus profondément sa douleur, jusqu'à remplir l'âme entière. Et, quand nous croyons que nous sommes guéris et que nous avons oublié, c'est alors que le terrible contrecoup se fait le plus cruellement sentir.
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Et de là l'immense importance du roman, s'il est bien employé. Il peut canaliser le flot de notre sympathie vers de nouveaux endroits et le retirer des choses devenues caduques. Ainsi le roman, bien employé, peut révéler les endroits les plus secrets de la vie. Car c'est dans les endroits les plus secrets de la passion surtout que le flot des connaissances sensitives doit couler et pénétrer pour nettoyer et rafraîchir.
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Par erellwen, le 01/08/2010
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Si on pouvait seulement leur dire que vivre et dépenser ne sont pas la même chose! Mais cela ne sert à rien. Si seulement on les avait élevés à sentir, au lieu de gagner et de dépenser, ils se tireraient très bien d'affaire avec vingt-cinq shillings. Si les hommes portaient des pantalons écarlates, comme je l'ai dit, ils ne penseraient pas tant à l'argent; s'ils pouvaient danser et chanter et fanfaronner et être beaux, ils s'accomoderaient de très peu de monnaie; et s'ils savaient s'amuser eux-mêmes, et se laisser amuser par les femmes! Ils devraient apprendre à être nus et beaux, et à chanter en masse et à danser les anciennes danses de caractère, et à sculpter les tabourets sur lesquels ils s'assoient, et à broder leurs propres emblêmes. Alors, ils n'auraient plus besoin d'argent. Voilà le seul moyen de résoudre le problème industriel: enseigner au peuple à vivre, et à vivre en beauté, sans avoir besoin de dépenser de l'argent.
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
C’était un jour vraiment adorable ; les pissenlits faisaient des soleils dans l’herbe parmi les pâquerettes blanches. Le fourré de noisetiers était une dentelle de feuilles entrouvertes et de chatons poussiéreux. Des anémones jaunes fleurissaient de toutes parts, grandes ouvertes, dans le nouvel éclat de leur lustre jaune ; c’était le jaune, le jaune puissant de l’été qui commence. Et les primevères s’épanouissaient largement, en un pâle abandon, d’épaisses touffes de primevères qui avaient perdu leur timidité. Le vert luxuriant et sombre des jacinthes était comme une mer d’où s’élevait le bleu pâle des boutons ; tandis que, dans l’allée cavalière, les myosotis ébouriffaient leurs plantes et que les ancolies dépliaient leurs ruches d’un violet d’encre.
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Regardez-vous, regardez-vous donc vous-même : une épaule plus haute que l' autre, des jambes tordues, des pieds tout déformés ! Qu'avez-vous fait, qu'êtes-vous devenus à tant travailler ? Vous vous êtes abîmés. Nul besoin de tant travailler.
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Mes camarades étaient d'assez pauvres sires. Le colonel disait parfois :
"Mon garçon, les Anglais de la bourgeoisie sont obligés de mâcher chaque bouchée trente fois, parce que leurs boyaux sont si étroits qu'un petit pois les boucherait. Un tas d'oiseaux efféminés, pleins de vanité et d'admiration pour eux-mêmes, effrayés si leurs cordons de chaussures ne sont pas en ordre, pourris comme du gibier faisandé; et toujours sûrs d'avoir raison. C'est ce qui m'achève ! Ces lèche-culs, dont la langue a durci à force de lécher, sont toujours sûrs d'avoir raison. Et des pédants par-dessus le marché. Des pédants ! Une génération de pédants efféminés avec une demi-couille chacun... "
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Comment élever une famille avec un salaire de vingt-cinq à trente shillings ? Les femmes sont les plus enragées ; mais ce sont aussi les plus enragées à la dépense, de nos jours. Si on pouvait seulement leur dire que vivre et dépenser ne sont pas la même chose ! Mais cela ne sert à rien. Si seulement on les avait élevés à sentir, au lieu de gagner et dépenser, ils se tireraient très bien d'affaire avec vingt-cinq shillings. Si les hommes portaient des pantalons écarlates, comme je l'ai dit, ils ne penseraient pas tant à l'argent; s'ils pouvaient danser et sauter et chanter et fanfaronner et être beaux, ils s'accommoderaient de très peu de monnaie; et s'ils savaient s'amuser eux-mêmes, et se laisser amuser par les femmes ! Ils devraient apprendre à être nus et beaux, et à chanter en masse et à danser les anciennes danses de caractère, et à sculpter les tabourets sur lesquels ils s'assoient, et à broder leurs propres emblèmes. Alors, ils n'auraient plus besoin d'argent. Voilà le seul moyen de résoudre le problème industriel: enseigner au peuple à vivre, et à vivre en beauté, sans avoir besoin de dépenser de l'argent. Mais c'est impossible. Il n'y a plus aujourd'hui que des intelligences bornées. Tandis que la masse du peuple ne devrait même pas essayer de penser, parce qu'elle en est incapable. Elle devrait être vivante et fringante et n'adorer que le Grand Pan. Lui seul sera toujours le dieu de la masse. L'élite peut s'adonner, s'il lui plait à des cultes plus élevés. Mais que la masse reste à jamais païenne.
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Juste au-delà, il y avait le nouveau bâtiment d'école, construit de briques roses coûteuses avec un préau sablé entouré de grilles de fer, le tout très imposant, mêlant la notion d'église à celle de prison. Des jeunes filles prenaient une leçon de chant; elles terminaient leurs exercices et entonnaient une petite chanson enfantine. Rien ne ressemblait moins à un chant, à un chant spontané: c'était un étrange hurlement qui suivait le contour d'une mélodie. Les sauvages, du moins, ont des rythmes subtils; et les animaux quand ils hurlent ont des raisons pour hurler. Mais cela ne ressemblait à rien, et cela s'appelait un chant. Constance, assise dans la voiture pendant que Field faisait provision d'essence, écoutait, le cœur serré. Que pouvait-il bien advenir d'un tel peuple, un peuple qui avait certainement perdu toute vivante faculté d'intuition et de gardait que de curieux hurlements mécaniques et une sinistre énergie?
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Tavershall! C'était là Tavershall! La joyeuse Angleterre! L'Angleterre de Shakespeare! Non certes, mais l'Angleterre d'aujourd'hui; Constance s'en rendait bien compte depuis qu'elle était venue y vivre. Cette Angleterre était en train de produire une nouvelle race d'hommes ultra-sensibles à l'argent et au côté politique et social de la vie; mais pour tout ce qui est spontané ou intuitif, plus morte que des morts. Des demi-cadavres: mais dont la moitié vivante vivait une étrange résistance. Il y avait dans tout cela quelque chose de sinistre. C'était un monde souterrain et imprévisible. Comment pourrions-nous comprendre les réactions d'un demi-cadavre?
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Par Outis, le 15/10/2007
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Etait-ce vraiment sa destinée de se laisser absorber dans la vie de cet homme pendant tout le reste de sa vie à elle ? N’y aurait-il rien d’autre ? N’y aurait-il que cela ? Il fallait qu’elle se contentât de tisser une vie continue avec lui, en seul tissu, broché, peut-être, de temps à autre, par la fleur d’une aventure. Mais comment pouvait-elle savoir ce qu’elle ressentirait l’année prochaine ? Comment pouvait-on jamais savoir ? Comment pouvait-on dire : oui ! pour de longues années ? Ce petit oui, passé dans un souffle ! Pourquoi serait-on obligé, par ce petit mot, léger comme un papillon ? Il fallait bien que ce petit mot s’envolât et disparût, pour être suivi par d’autres oui et d’autre non ! Comme un vol de papillons qui passent.
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Par Outis, le 17/09/2007
Love / Femmes amoureuses de
D.H. Lawrence
Je crois que les gens qui disent avoir besoin d’une nouvelle religion sont les derniers à accepter quoi que ce soit de nouveau. Ils veulent bien de la nouveauté. Mais examiner directement cette vie que nous avons suscitée en nous-mêmes et la rejeter, détruire les vieilles idoles que nous avons faites à notre image, cela nous ne le ferons jamais. Il faut chercher de toute sa force à se débarrasser de l’ancien avant que le nouveau consente à apparaître même en nous-mêmes.
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Par Oloutam, le 28/12/2012
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Il lui en voulait de violer cette solitude qu'il aimait comme sa seule, sa dernière liberté dans la vie.
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Par Epokhe, le 10/10/2012
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
La seule assurance qu'on puisse prendre contre l'avenir, c'est de croire à ce qu'on a de meilleur en soi, et à la puissance qui est au-delà. Alors je crois à la petite flamme qui brûle entre nous.
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Par Malice, le 21/07/2010
La fille perdue de
D.H. Lawrence
Malgré tout ce que la vie peut réserver, malgré les horreurs dont les hommes sont responsables, le monde est merveilleux, magique, un lieu digne de tous les émerveillements, totalement stupéfiant
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Par Malice, le 21/07/2010
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Donnez-moi le fils de n'importe quel homme sain, normalement intelligent, et j'en ferai un Chatterley parfaitement capable de tenir sa place. Ce qui compte ce n'est pas l'homme qui nous a engendré, mais la place que le destin nous donne. Placez un enfant quelconque dans les classes dirigeantes, et il deviendra, pour autant qu'il en sera capable, un maître. Placez des enfants de roi ou de ducs dans les masses, et il deviendront de petits plébéiens des produits de la masse. C'est l'influence irrésistible du milieu. - Alors le peuple n'est pas une race, et les aristocrates ne sont pas un sang, dit-elle
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Seulement, d'après mon expérience, la grande masse des femmes sont comme ça : la plupart veulent un homme, mais elles ne veulent pas le sexe, seulement elles s'en accommodent, comme d'un mal nécessaire. Les moins à la page font semblant de rien et vous laissent faire. Et après ça leur est égal, elles vous aiment bien. mais la chose en elle-même, ça n'existe pas pour elles, c'est juste un peu déplaisant. Et la plupart des hommes aiment bien que ça se passe comme ça. Moi, je ne peux pas le supporter.
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Le roman, bien employé, peut révéler les endroits les plus secrets de la vie. (...) Mais le roman, comme le bavardage, peut exciter aussi des sympathies et des dédains sans sincérité, mécaniques, et mortels à l'âme. Le roman peut glorifier les sentiments les plus corrompus, tant qu'ils restent conventionnellement "purs". Alors le roman, comme le bavardage, finit par devenir vicieux, et, comme le bavardage, d'autant plus vicieux qu'il est toujours, en apparence, du côté des anges.
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Par BowTie, le 15/06/2012
L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
Même si l'on n'avait plus que dix minutes à vivre, on avait encore besoin de quelques sous pour une chose ou une autre. Ne serait-ce que pour aller à la machine, il était indispensable d'avoir de l'argent. Rien d'autre n'est indispensable. C'est comme ça.
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L'Amant de Lady Chatterley de
D.H. Lawrence
L'obscénité n'apparait que si l'esprit méprise et craint le corps,si le corps hait l'esprit et lui résiste.