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Les bisons de Broken Heart de
Dan O`Brien
Comme le fil qui dépasse et menace de détricoter un pull-over, la disparition du principal herbivore du continent, ajoutée à une population toujours plus nombreuse et matérialiste, fut rapidemment suivie par la disparition des prédateurs dont la survie dépendait du bison. Quand les vaches, remplaçantes simplettes, furent implantées dans le Northern Buffalo Range, les prédateurs s'intéressèrent évidemment à ces substituts plus lents et idiots. Les loups furent tués pour leur transgression. Les antilopes, les wapitis, les mouflons et les daims proliférèrent et concurrencèrent le bétail. Ils furent bannis des plaines luxuriantes et poussés sur des habitats étrangers, notamment vers les montagnes. Aujourd'hui, alors que les villes, leurs pelouses verdoyantes et irriguées et leurs jardins s'étalent sur les terrains montagneux des Grandes Plaines, un débat civique fait rage autour du contrôle des daims. Peut-être devrions-nous les traiter comme les bisons, les massacrer, les débiter et envoyer les différents morceaux à Saint-Louis. Evidemment, nous connaîtrions une expansion explosive des buissons dont les daims se nourrissent. Mais nous pourrions alors créer des emplois dans l'industrie chimique et asperger les buissons de désherbant. Et ainsi de suite, et ainsi de suite.
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Par luocine, le 22/11/2009
Les bisons de Broken Heart de
Dan O`Brien
Et là j'ai compris ce qui clochait avec les vaches. Ce n'est pas qu'elle aient un problème. C'est juste qu'ici, sur les Grandes Plaines, elles ont l'air d'ëtre peintes sur le paysage, ne pourront jamais en faire partie. Elles sont comme une sorte de touriste ongulé et, à les élever, je me sentais comme un guide qui passerait son temps à traduire les menus et à indiquer les toilettes.
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Les bisons de Broken Heart de
Dan O`Brien
Les bisons étaient là depuis un été et déjà on remarquait que les arbustes poussaient touffus comme jamais, que la population des tétras et des oiseaux chanteurs augmentait. Les bisons refusaient aussi de piétiner au bord des points d'eau, comme le font régulièrement les vaches. l'herbe autour des étangs était abondante et propre. L'eau n'était pas souillée par les déjections animales. Les étangs étaient devenus des habitats plus propices pour les autres animaux.
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Par luocine, le 22/11/2009
Les bisons de Broken Heart de
Dan O`Brien
La nourriture et l'industrie c'est un peu une alliance contre nature
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Par Folfaerie, le 14/04/2011
Au coeur du pays de
Dan O`Brien
La route qui traversait la réserve était celle que préférait Elisabeth. C'était un peu plus rapide de passer par l'intérieur, mais Elisabeth avait une prédilection pour le voyage du côté sud-est, aussi empruntait-elle régulièrement le chemin gravillonné qui quittait la route à la sortie de Milo et serpentait jusqu'à Potato Creek. Au début, la terre était en friche et rongée par l'érosion comme du côté du Monument National des Badlands, au nord, mais quand on arrivait à White River, l'herbe devenait plus drue et la végétation était plus luxuriante dans les vallées et sur les grèves.
Elisabeth avait entendu des Blancs bien intentionnés raconter comment les pionniers avait pris toutes les terres fertiles et laissé les mauvaises terres aux Sioux. Elle esquissa un sourire en songeant à ses amis qui ne démentaient pas cette idée fausse. C'était une bonne chose que la beauté des réserves de Pine Ridge et Rosebud soit un secret bien gardé.
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Par Myrtle, le 16/07/2011
Rites d'automne de
Dan O`Brien
Allongé dans mon duvet, je réfléchissais à notre prochaine approche. Il nous faudrait essayer de redescendre jusqu’à la boîte sans effaroucher Bleue et Verte, déposer des morceaux de caille comme appâts et espérer que les faucons aient faim. La lampe tempête pendait à une branche, non loin de moi. Je me suis levé pour l’éteindre avant de retourner dans mon sac de couchage. La lueur blanche et crue a jauni lentement et s’est tamisée. A l’instant où elle s’est éteinte, j’ai remarqué les étoiles. La nuit serait glaciale pour les faucons, sur leur falaise. Mais quelle nuit magnifique, fraîche et cristalline. C’était la première qu’ils passaient dans la nature. Ils ne vivraient peut-être jamais la migration de leur espèce, mais ils auraient eu un avant-goût de la vie sauvage. La brise sentait l’automne et mes pensées de sont envolées avec elle.
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Par luocine, le 23/11/2009
Les bisons de Broken Heart de
Dan O`Brien
Les Indiens ont attendu longtemps pour voir les bisons de l'homme blanc sur leurs terres...
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Par Myrtle, le 16/07/2011
Rites d'automne de
Dan O`Brien
J’ai approché mon oeil d’un des trous pour l’air découpés dans le carton afin de surveiller l’état du pèlerin dans le déranger. Mais l’intérieur de la boîte était sombre et lorsque ma vue s’est finalement accoutumée, j’ai compris que c’était moi que l’on observait. La femelle me regardait, ses yeux d’un noir profond réfléchissant la lueur de la lune. Elle ne semblait pas effrayée, plutôt hautaine, supérieure, et sous son regard, je me suis senti insignifiant. Elle ne transpirait aucune haine. S’il existait un équivalent humain à ce que j’apercevais dans les yeux du faucon, c’était de la pitié. Elle me força à me détourner.
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Par brigetoun, le 09/12/2011
Brendan prairie de
Dan O`Brien
Il restait étendu tout éveillé, imaginant le gerfaut bien au chaud, satisfait, une patte levée et repliée dans le duvet de son flanc, les plumes du ventre ébouriffées recouvrant la patte sur laquelle il se tenait. La tête fourrée tranquillement sous l’aile, Bill était sûr qu’il rêvait de lagopèdes alpins et de lièvres arctiques traversant les grands espaces.
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Les bisons de Broken Heart de
Dan O`Brien
Même si le bison pouvait revenir un jour, ces mêmes forces qui l'ont presque exterminé refuseraient de le considérer à s juste valeur, comme le Sauveur des Grandes Plaines. Il risquait d'être considéré comme un simple objet de consommation, à l'instar des vaches, des côtes de porc et des pizzas surgelées sur une étagère.