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Erreur d impression de
Daniel Bélanger
Une fois qu'on a assumé qu'en été il fait chaud,
qu'en hiver, plein froid,
qu'en amour il y a aussi la solitude,
qu'en amitié on est parfois déçu,
qu'il y a des jours d'abondance,
d'autres de dépouillement,
que le temps passe et qu'on vieillit,
assumé qu'à la fin la mort survient,
mais qu'au début on peut aussi allumer une vie.
Assumé les départs, les adieux,
mais aussi les fêtes et les fous rire.
Une fois le tout assumé,
on dirait que le reste marche tout seul.
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Auto-stop de
Daniel Bélanger
Je l'ai embrassée, me suis rhabillé, suis sorti avec cette allure du gars qui part mais qui reviendra bien sûr, lui faisant un clin d’œil complice et un tendre sourire, comme ceux que je faisais quand je ne revenais pas.
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Par Seraphita, le 07/06/2011
Auto-stop de
Daniel Bélanger
Non, tous les silences nocturnes
ne se ressemblent pas.
J’entends les tapages
qu’un homme entendra
au cour de sa subsistance,
les forges et les scieries,
les cris et les pleurs,
les larmes et les reproches.
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Par Seraphita, le 07/06/2011
Auto-stop de
Daniel Bélanger
Pourtant, qu’est-ce que cette émotion suscitée
par le roc en regard de celle
causée par la plus magnifique des filles ?
Appelons ça peut-être
la dyslexie des sentiments.
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Par Seraphita, le 07/06/2011
Auto-stop de
Daniel Bélanger
J’aime à être à l’intérieur de
moi comme sous un
édredon doux et chaud.
Je n’ai jamais eu peur de ma solitude.
Je l’ai toujours acceptée,
comme cet homme handicapé assumant
son infirmité, la faisant sienne
et la nourrissant de singularités,
aux limites de l’arrogance.
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Par Seraphita, le 07/06/2011
Auto-stop de
Daniel Bélanger
Je faisais de l’auto-stop
sans trop savoir si j’en avais envie ou non.
Je me plantais au bord de la route,
espérant que
parmi la cohorte des bolides
l’un d’eux freine sa course
et me fasse monter.
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Par Seraphita, le 07/06/2011
Auto-stop de
Daniel Bélanger
Jour.
Récupérer le sommeil perdu,
égaré dans les fuseaux horaires,
m’éveiller puis m’endormir à nouveau
sans jamais bouger,
en demi-conscience, en demi-rêve.
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Par Seraphita, le 07/06/2011
Auto-stop de
Daniel Bélanger
Nuit.
Je marche dans du gris.
La pièce, trahie par une lune magnifique,
se voit contrainte de tracer par
terre et sur les objets mon ombre familière.
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Auto-stop de
Daniel Bélanger
Je bois une bière froide. A mes côtés, Anna, troublante parce que impénétrable autrement qu'en son sexe.