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Par mangeclous, le 19/04/2011
Tu n'as rien vu à Fukushima
de
Daniel de Roulet
Si vous travaillez chez Areva ou EDF ou que vous êtes un adorateur du nucléaire, cette courte nouvelle n'est pas pour vous.
Si vous êtes un sceptique ou un opposant absolu au nucléaire, alors...
Pour alimenter le débat qui... n'existe toujours pas... ;)
Mangeclous
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Par MarionF, le 15/05/2012
Tu n'as rien vu à Fukushima
de
Daniel de Roulet
Ce très court livre est en fait une lettre qu'écrit Daniel de Roulet à une amie Japonaise vivant à Tokyo une semaine après le tsunami.
J'ai été surprise par ce bouquin. Beaucoup le voient comme étant dans la mouvance de Indignez-vous de Stéphane Hessel, vous savez ce que j'ai pensé de ce livre et de ce qui en a suivi, je vous assure que ce n'est pas le cas. Daniel de Roulet est un fervent anti-nucléaire, c'est bien connu, on se retrouve dans l'immédiate suite de la catastrophe de Fukushima, on peut même dire que l'on est en plein dedans, le ton est évidemment catastrophiste. On ne cherche pas à convaincre mais plutôt l’apitoiement du lecteur, il n'y a pas de réel argument pour la sortie du nucléaire, seuls les plus noirs aspects sont montrés. Les propos de l'auteur sont exagérés et ne font pas avancer l'affaire, il ne montre qu'une facette de Fukushima, et ce de manière superficielle. Connaissant les positions de l'auteur on s'y attend. Il ne faut pas vouloir un texte poussé, recherché, sur le sujet quand on ouvre Tu n'as rien vu à Fukushima.
En revanche l'écriture est vraiment plaisante. Ça se lit très vite, le style est assez adapté. On sent que c'est écrit juste après les problèmes relevés dans la centrale. Il y a une part de mauvaise foi incroyable et les choses sont dites de manières exagérées mais replacé dans le contexte ça passe.
Il est plutôt dommage néanmoins que ce soit un livre et non pas un long article. Je trouve que ce texte seul ne vaut pas 2€, c'est une lettre, quelque chose de personnel avec beaucoup de rappels à la relation entre Daniel de Roulet et son amie Tokyoïte, pas un témoignage, compte rendu, ou autre.
Ce n'est pas LE livre à mettre dans toutes les mains, je ne le conseillerai pas à l'achat, mais si vous le trouvez à la bibliothèque vu le nombre de pages allez-y.
Lien : http://lespetiteschroniquesheteroclites.blogspot.fr/2012/05/tu-nas-rien-vu-fu...
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Par Epytafe, le 13/10/2011
Un dimanche à la montagne
de
Daniel de Roulet
Un attentat terroriste, en Suisse. L'auteur raconte, 30 ans plus tard, comment il a mis le feu à un chalet, inhabité, qui appartenait à un magnat de la presse allemande.
La distance critique de l'auteur envers lui-même, les questions morales soulevées par l'acte et par le choix de la victime et les retrouvailles avec sa compagne et complice d'alors sont la trame de ce livre passionnant.
Un minuscule acte politique dans un pays qui ne connait pas la crise politique, qui devient passionnant par la lecture que l'auteur, du livre et de l'acte, en donne.
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Par Emma666, le 14/12/2009
Le silence des abeilles
de
Daniel de Roulet
Sid est un jeune homme qui, après avoir joué les nomades en Europe, les convoyeurs de ruches aux Etats-Unis, s'installe dans les montagnes suisses, son berceau, pour y élever des abeilles. Ce n'est pas leur miel qu'il récupère, mais leur venin pour des laboratoires de recherche. Quand il découvre qu'un insecticide est en train de faire muter les abeilles, il contacte la hot-line du fabricant, et fait la connaissance de Valentine, une nomade d'origine japonaise qui change de boulot comme de petit-ami. Bref, c'était difficile pour eux de se fixer, mais imaginez un néo-nazi avec une punk japonaise !
Même si ce livre est très rapide et facile à lire, il m'a laissé de marbre. Le personnage de Sid, son indifférence totale vis à vis de la vie, de ses emmerdes, de ses petits bonheurs m'a exaspérée. C'est même étonnant que Valentine soit tombée sous son charme ! Il n'y a que son personnage à elle que j'ai réussi à apprécié, même si sa description était tout aussi évasive.
Et si vous pensez que je vous ai balancé, comme ça, sans raison ni introduction, le fait que Sid était un néo-nazi, c'est que je l'ai appris de la même manière !
De plus, les montagnes, qui sont le décor principal, sont à peine esquissées. Les abeilles ? A peine quelques lignes, on a l'impression que l'auteur n'en est pas vraiment un amoureux...
Par contre j'ai plutôt apprécié les expressions typiquement "helvétiques", la fierté de ses Suisses à ne pas avoir de mer, ni d'océan, mais à posséder tout de même une marine !
Même si ce roman aurait plutôt été une nouvelle pour ma part, ce fut une sympathique découverte !
Lien : http://lapauselecture.canalblog.com/archives/2009/12/13/16144659.html#comments
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Par BVIALLET, le 03/05/2012
Le silence des abeilles
de
Daniel de Roulet
Sid, de son vrai nom Siddharta Schweitzer, est un jeune homme né au début des années 80 qui, après des études aux Beaux Arts, trouve sa voie dans l'apiculture et particulièrement dans la récolte du venin d'abeilles. Malheureusement, ses ruches dépérissent à cause d'un pesticide particulièrement virulent. Activiste un peu paumé, oscillant entre les manifestations alter-mondialistes des opposants au Forum de Davos et les réunions arrosées de néo-nazis finissant en ratonnades, il envisage d'organiser une opération coup de poing contre le patron de la société responsable du désastre. Obtiendra-t-il le soutien de Valentine, la japonaise opératrice de plateforme téléphonique pour laquelle il ressent un certain penchant ?
Roman à la limite de plusieurs genres, sentimental, psychologique, terroir et politique, « Le silence des Abeilles » laisse étrangement indifférent. La partie apicole est sans doute la plus intéressante quoique d'un didactisme très basique alors que le versant sentimental de l'histoire reste banal et controuvé. Que penser surtout des errances politiques du héros et de sa famille ? Père ancien mineur communiste mort d'empoisonnement à l'amiante, mère gauchiste soixante-huitarde, partie vivre dans un ashram en Inde et fils improbable néo-nazi qui se fait castagner par des... néo-nazis. Cela fait un peu beaucoup. A trop vouloir prouver, on ne prouve pas grand chose... A noter la présence de fort nombreuses expressions idiomatiques en suisse romand qui ne sont pas sans un certain charme.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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Par joelle, le 12/12/2009
Le silence des abeilles
de
Daniel de Roulet
Un roman qui se lit sans déplaisir mais qui n'a pas totalement remporté mon adhésion. J'attends plus sur la dramatique disparition de ces petites sentinelles de notre écosystème...
Lien : http://www.armande22.com/article-le-silence-des-abeilles-de-daniel-de-roulet-...
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Par katell, le 21/11/2009
Le silence des abeilles
de
Daniel de Roulet
Siddhârta Schweitzer naît dans les turbulences d'un vingtième siècle qui se meurt, sans le savoir encore, de consommation, de technologie, de jeunisme, de maladies plus effrayantes les unes que les autres, rongé par un crabe d'une pernicieuse efficacité.
Les parents de Siddhârta le délaissent, pris dans le tourbillon bohême, souvent égocentrique, de leurs préoccupations: très vite, ils deviennent aussi lointains qu'une parentèle éloignée. Le petit Sid sera élevé par sa grand-mère Susie et éprouvera très vite ressentiments, méfiance et crainte envers tout ce qui n'est pas d'un bon aloi suisse. Traînant son ennui entre les livres et les études, Siddhârta rencontre, inopinément, un petit animal fascinant: l'abeille! Chaque nuit, le rêve l'emporte au coeur d'une ruche où il devient ouvrière, faux bourdon, gardienne. La passion lentement s'épanouit pour enfin conduire Sid au métier d'apiculteur....comme son grand-père maternel.
L'entomologie, axée sur l'abeille, est le fil conducteur de ce roman d'apprentissage qui suit le cours de l'Histoire contemporaine de ces vingt dernières années. Sid quitte le couvain suisse pour des aventures apicoles aux Etats Unis, où les ruches par milliers sont transportées nuitamment, au gré des floraisons à travers le pays continent. Sa chrysalide s'ouvre à l'intolérance, fruit de sa deshérence familiale, une intolérance étrange teintée d'ouverture au monde et à la diversité ce qui lui permet, un jour, de croiser Valentine, une japonaise nomade qui travaille au standard d'une grande entreprise de produits phytosanitaires dont une gamme empoisonne lentement, mais sûrement, les abeilles.
Je n'ai pas souvent l'occasion de lire des auteurs suisses et j'avoue ne pas connaître grand chose à l'actualité littéraire de ce pays entouré de montagnes et semblant dormir au bord de ses nombreux lacs. "Le silence des abeilles" a attiré mon attention en titillant ma fibre "verte", sensible à la cause des abeilles tandis que l'argument littéraire achevait de me convaincre.
Ce qui surprend dans ce roman c'est la personnalité de Siddhârta qui erre entre tolérance et détestation de ce qui n'est pas national, qui oscille entre envie d'aller vers les autres et repli sur soi, sur une identité suisse intolérante et imperméable à l'étranger. Pourtant, Sid ira manifester à Davos contre le sommet du G9, le sommet à la gloire du capitalisme le plus sauvage qui soit, à l'ombre des banquiers muets. Pourtant, Sid tombera amoureux d'une jeune femme japonaise puis osera un coup d'éclat solitaire pour punir par là où il a péché le patron du groupe industriel qui fabrique et distribue le Secolo qui empoisonne les abeilles.
Le lecteur navigue entre les beautés de la nature et le sordide des groupuscules extrême-droite qui s'entraîne clandestinement avant d'organiser des expédititions punitives contre les étrangers, tente de démêler les sentiments contradictoires de Sid et sa vision du monde souvent fluctuante....à l'image d'une certaine jeunesse qui se révolte contre l'injustice du monde tout en cédant, parfois, aux sirènes du repli sur soi et du rejet de l'autre. Il se prend à sourire voire à rire en accompagnant le jeune protagoniste de ce roman d'aprentissage parce que certaines situations deviennent cocasse: le monde s'empêtre autour de ses multiples absurdes contradictions.
"Le silence des abeilles" me laisse perplexe: à vouloir créer un fil conducteur entre le monde des abeilles, rassurant par sa structure sociale inaltérable, et le héros qui ne sait plus trop à quoi ni à qui se raccrocher pour tenter de comprendre le monde et d'y faire sa place, l'auteur ne rend pas lisible le moteur de son écriture. Certes, il y a les éléments du roman d'apprentissage mais le lecteur a du mal à les décrypter: il est difficile de s'attacher aux personnages ou de raccorder les grands évènements contemporains avec le parcours de Siddhârta. En un mot comme en mille, même si je ne me suis pas ennuyée lors de la lecture du roman, je ne suis pas parvenue à comprendre où l'auteur voulait en venir: portrait d'une génération déstabilisée voire sacrifiée par la modernité? Critique d'un modèle sociétal en bout de course?
Une certitude se dégage de ma lecture: la Suisse est tout sauf une image d'Epinal où le chocolat au lait fleure bon les alpages tranquilles et où l'atmopshère feutrée des établissements bancaires laisse filtrer le silence des secrets bien gardés. Ce pays sans mer est loin d'être lisse comme la surface d'un lac: un vent de révolte peut y souffler à l'image d'un foehn indomptable.
Lien : http://chatperlipopette.blogspot.com
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Par PerdreUnePlume, le 12/11/2009
Le silence des abeilles
de
Daniel de Roulet
Un jeune suisse né dans les années 80 et élevé par sa grand-mère, est fasciné par les abeilles.
Au point qu'en grandissant, il devient apiculteur aux USA puis en Suisse où il récolte leur venin, isolé dans la montagne.
Ce jeune homme en mal de vivre ne trouve de stabilité qu'avec ses ruches. Le reste de son existence est partagée entre la haine, la colère et l'incompréhension qui l'habitent tour à tour... et qui le pousse vers les organisations néo-nazies...
(Mon avis dans la suite)
Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2009/11/12/385-masse-critique-le...
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Par aekiq, le 14/11/2009
Le silence des abeilles
de
Daniel de Roulet
Il s'agit d'un livre écrit par un suisse qui se déroule essentiellement en Suisse.
L'écriture est aussi simple que l'histoire. Siddharta est un jeune garçon quand il commence à s'intéresser aux abeilles. Mais il se destine aux d'abord Beaux-Arts, il y rencontrera une bande de copains avec qui il aura envie de refaire le monde. Malheureusement après l'échec d'une manifestation, Sid déprime. Alors il part aux Etats-Unis, où pris sous l'aile d'un compatriote, il apprend un nouveau métier. Loueur de ruche pour les fermes agricoles. Le périple de Sid ne s'arrête pas là, car bientôt le revoilà revenu en Suisse.
Sid est un garçon perdu qui cherche sans cesse sa place. Il rêve d'abeilles au lieu de rêver de filles. Sa relation avec ses parents est chaotique, c'est peut-être pour cette raison qu'il se sent si bien auprès de l'univers réglé des abeilles. A son retour dans la région de Davos, son appartenance à un groupuscule d'extrême droite est remis en question quand Sid s'interesse de trop près à une japonaise.
Difficile de parler de ce livre, car il ne m'a rien apporté comme émotion. Je n'ai rien ressenti à la lecture de la vie de Sid. Même si on sent que certains passages ont été écrit pour être drôles, je ne me suis pas laissée entrainé par le récit. Daniel de Roulet sait écrire, mais n'a pas réussi à faire vivre Sid pour que je m'attache à lui.
Lien : http://nevrosee.free.fr/index.php/2009/11/14/le-silence-des-abeilles/