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Par Bigmammy, le 26/01/2012
La bête est morte ! : Quand la bête est déchaînée ; Quand la bête est terrassée de
David Calvo
Poursuivant plus particulièrement leur vengeance contre certaines tribus d’animaux pacifiques que nous hébergions et à qui nous avions bien souvent ouvert nos portes pour les abriter contre la fureur de la Bête déchaînée, les hordes du Grand loup avaient commencé le plus atroce plan de destruction des races rebelles, dispersant les membres de leurs tribus dans des régions lointaines, séparant les femmes de leurs époux, les enfants de leur mère, visant ainsi l’anéantissement total de ces foules inoffensives qui n’avaient commis d’autre crime que celui de ne pas se soumettre à la volonté de la Bête
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Nid de coucou de
David Calvo
Nos civilisations documentées n'ont jamais laissé la place à l'imagination ou alors, référencée comme croyance, domestiquée, l'imagination est devenue une valeur abstraite de plus, un bien de consommation que l'on désire, mais dont on sait que jamais, jamais, il ne changera le monde.
L'eau continuera à refaire le même monde, encore et encore, et les nuages continueront à s'écarter les uns des autres, tirés par le vent, comme les plaques tectoniques sont tirées par d'autres forces.
Moi qui suis dévasté par l'état du monde, par la condition de nos démocraties occidentales, par la pression progressive des moyens de contrôles, par la biopolice et l'arrogance des riches, par la consommation galopante de notre imaginaire, sa colonisation par les forces sombres de la publicité, par le cynisme répandu comme confiture, par la tristesse du béton, moi qui suis là, dans cette vie, affalé sur le toit du monde, à attendre que quelque chose se passe, juste quelque chose...
...-on se choisit la vie qu'on veut, personne ne peut vous l'imposer, en tout cas pas dans mon siècle-...
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Wonderful de
David Calvo
Le Kaléidoscope est une longue-vue sur les étoiles : la voûte céleste comme un enfant pourrait l'imaginer, avec des mots en lettres d'or, de fausses coordonnées mathématiques et des fusées imaginaires qui traversent les cieux en bourdonnant.
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Nid de coucou de
David Calvo
On se construit sur soi-même, nous sommes nos propres chantiers, nos tracteurs et nos grues. Nous sommes le plan et le matériau. Nous n'avons pas le choix : nous sommes contremaître et ouvrier. Victimes de nos contraintes.
Dieu est un résumé, une synthèse, mais moi, je cherche le cas particulier, le moment précis où ce que je suis ne peut être exprimé que par moi-même, et pour le communiquer, je dois hurler.
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Par Ys, le 13/02/2011
Sunk de
David Calvo
Ca pue l'algue et l'eau monte toujours, des rumeurs nous parviennent, la nuit on entend des cris, les poissons sont nerveux, il y a des noyés sur des bateaux fantômes qui dérivent à la nouvelle lune et personne ne sait ce qui se passe. Au-dessus de nos têtes le ciel est une mare de plomb liquide.
J'ai soif.
Il a raison mon frère. Je ne suis qu'un putain d'alcoolique, une épave, un sans-grade aux prunelles striées d'écarlate.
Et alors ? Papa et maman sont morts, je ne peux plus les faire pleurer.Et quand bien même. Les parents c'est fait pour être déçus. Ou quittés.
Quand on a soif il faut bien boire, non ? Bien sûr qu'il faut boire. Notre corps, notre grande et belle carcasse nonchalante est constituée principalement de liquide.Le reste ce sont les regrets, les mauvaises pensées, les pollutions nocturnes.
La mer nous entoure.
Nous vivons sur une île qui flotte sur une étendue noire, et le noir du ciel répond à nos humeurs, distille son venin dans nos artères froides.
Il nous faut un Picon bière.
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Constellations, Tome 1 : Dans le stade de
David Calvo
Tu vois je pense que tous les êtres ici ont leur pendant dans les rêves.
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Delius, une chanson d'été de
David Calvo
L'enquête pour retrouver l'hôtel n'avait pas été très longue. [...] A l'abri sur une colline du New Jersey, ils avaient brûlé la fleur, l'avait saupoudrée de terre, de talc et de chocolat pilé. Puis ils avaient soufflé dessus, pour la pousser sur le vent des directions. [...] Munis de filets, pour la rattraper au cas où elle se prendrait dans un arbre, ils avaient couru après elle, par monts et par vaux, ils avaient pris des fiacres en criant "Suivez cette fleur !" à des cochers ahuris.
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La Nuit des labyrinthes de
David Calvo
Dans sa main, elle vibra, et Lacejambre crut entendre qu'elqu'un chanter à l'intérieur.
- Un ouvre boîte, dit Lionel.
Lacejambre sortit son couteau suisse, mais, en fait d'espion, ils ne trouvèrent dans la boîte que de la soupe.
-Eh bien, dit Lacejambe, on dirait du pistou.
Dans le liquide clignèrent deux pupilles rieuses.
-What da woïd ? Demanda la soupe.
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Constellations, Tome 2 : Les anoraks de
David Calvo
-Daniel, c'est quoi çà ?
- Une machine à penser.
- Comment çà marche ?
- Et bien, tu te mets devant, et tu penses très fort à quelque chose. Et tu essayes de trouver le lettres qui disent ta pensée. En fermant les yeux, tu peux la voir devenir une image. Et quand c'est clair, tu peux la reproduire et l'agencer pour que çà devienne vrai.
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Constellations, Tome 1 : Dans le stade de
David Calvo
Cette nuit, j'ai trouvé une boîte sur le tas... Quand je l'ai ouverte, j'ai été émerveillé ! Il y avait là des joyaux. Des sphères extraordinaires qui reflétaient la nuit en couleur...
Il y avait des systèmes d'attache sur chacune d'elle. Ces bijous devaient être destinés aux riches dames de l'ancien monde.