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Par sandrine57, le 24/01/2011
1974
de
David Peace
Premier tome de la tétralogie du Yorkshire, ce roman est une énorme claque, d'une extrème noirceur.
Pas facile à aborder, l'écriture de Peace m'a un peu dérangée au départ. Mais les phrases courtes, répétitives, sans sujet, sans verbe, une fois qu'on les a apprivoisées, nous entrainent sur un rythme lancinant au coeur de l'âme humaine dans ce qu'elle a de plus glauque. Certains passages suscitent le dégoût tant ils sont décrits avec un réalisme cru et sans concessions. La presse, la police, les élus...personne n'est épargné par les compromissions et la corruption. Qu'est-ce que l'incendie d'un camp de gitans quand il se situe sur l'emplacement d'un futur centre commercial? Qu'est-ce que la mort d'une enfant à côté d'intérêts économiques et politiques autrement plus importants? Rien ne sera épargné à Edward Dunford qui va faire le dur apprentissage de la vie en enquêtant malgré les menaces mais sa persévérance ne l'empêchera pas de connaitre une fin tragique.
Un roman très très dur où la tension et la violence vont crescendo...à déconseiller aux âmes sensibles.
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Par XL, le 12/01/2011
Tokyo Année Zéro
de
David Peace
Août 1945, l’empereur, le fils du ciel, a dû concédé l’armistice à la suite des bombardements d’Hiroshima et Nagasachi. Dans le Japon en ruines de l’après guerre, la haine de l’armée d’occupation yankee rivalise d'intensité avec celle résultant du conflit sino-japonais rémanent.
Je croyais à une fiction, je découvre un roman d'investigation, psychologique et policière : un serial killer viole et étrangle des jeunes femmes, le bureau de la première division criminelle est chargé de l'enquête ; d'autres cadavres apparaissent et des affaires non élucidées ressurgissent.
J'ai vraiment adoré ce roman de David Peace, qui pourtant n'est pas d'une lecture particulièrement facile et m'a déroutée de prime abord.
Il a une construction, avec ses pages intercalaires écrites sans retour à la ligne ni ponctuation, qui me fait penser à Hiroshima, mon amour d'Alain Resnais, en particulier ses commentaires en voix off.
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Par maltese, le 01/12/2011
1983
de
David Peace
Voici le dernier volet de la tétralogie nommée "Quartuor du Yorkshire", et, comme pour les autres volumes, David Peace livre une oeuvre d'une violence incroyable.
Souvent comparé au cycle d'Ellroy consacré à Los Angeles, ce qui se justifie, je pense toutefois, comme il est d'ailleurs dit en quatrième de couverture, que l'oeuvre de David Peace lorgne également du côté d'un autre auteur à la noirceur parfois insoutenable, l'anglais Robin Cook (on pourra notamment se référer à des romans comme "Cauchemar dans la rue" ou "On ne meurt que deux fois" pour s'en convaincre).
Le lecteur suit ici les faits et gestes de trois protagonistes principaux: le superintendant Maurice Jobson, dit "La chouette"; l'avocat John Piggott; BJ le paumé. Et l'auteur de multiplier les personnages et les flash-backs.
La lecture n'est pas toujours évidente, en partie en raison du style "haché", des nombreuses références aux autres volumes de la série, de décalages temporels...
A l'instar des autres tomes, la région du Yorkshire est le véritable personnage central, avec sa grisaille qui semble perpétuelle et sa population frappée par la fatalité, région que David Peace célèbre à merveille avec cette litanie.
Un sommet de la littérature contemporaine.
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Par PierreF, le 01/03/2011
Tokyo Année Zéro
de
David Peace
Avec la sortie de Tokyo ville occupée, dont je ne saurais que vous recommander la lecture, les éditions Rivages sortent en poche le premier tome de la trilogie consacrée à la capitale japonaise d’après guerre. Le vrai héros de ce roman, c’est cette ville en reconstruction avec ses immeubles détruits, ces grues qui tournent, ces marteaux piqueurs qui assomment la terre, ces habitants perdus dans leur défaite. C’est un livre tout en odeurs et en bruit avec un style fait de répétitions assourdissantes qu’il faut mériter pour apprécier.
Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-une-idee-de-lecture-pour-le-week-end...
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Par C-Liner, le 14/02/2011
1974
de
David Peace
1974 me laisse indubitablement des sentiments contrastés.
Ca partait bien... très noir, très violent.
Une petite fille est retrouvée sauvagement assassinée.
Eddie, un journaliste de second rang qui aspire à mieux ne tarde pas à faire le lien avec d'autre affaires de petites filles ayant aussi subi des traitements cruels. Complot à grande échelle, argent pourri, relations hommes/femmes perverties...
Il y avait tous les ingrédients d'une bonne recette : Ca partait foutrement bien....
Mais finalement on reste sur sa faim. L'intrigue se déroule à flux tendu jusqu'aux 150 dernières pages qui m'ont laissé un gout de "torchées (excusez l'expression!)
Je suis déçue de la fin. David Peace aurait tellement pu rendre son dénouement plus dense.
C'est un parti pris. Mais je n'y ai pas adhéré.
A noter également un style très "staccato", dénué de toute fanfreluche voire agressif qui peut gêner, fatiguer et rendre la progression de lecture difficile par moment
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Par valeriane, le 08/02/2012
1974
de
David Peace
Ce titre est le premier tome d'une quadrilogie autour du Yorkshire. J'ai été tentée de découvrir cet auteur via une chronique assez élogieuse lue sur un blog (désolée... je ne sais plus quel blog).Ayant un chèque cadeau à dépenser, mon choix s'est porté vers ce titre.Présenté comme un roman noir, dont l'intrigue se passait en Angleterre, j'étais séduite.Lecture en cours terminée, je me rue donc dans ce roman avec enthousiasme, mais je fus assez vite déstabilisée par le style d'écriture de l'auteur.Un style assez sec et froid, une syntaxe assez abrupte. Le narrateur s'exprime de manière crue et les descriptions sont régulièrement glauques.Le ton est donné.L'histoire est sombre : disparitions et meurtres d'enfants ; une police véreuse ; des journalistes imbibés d'alcool et à l'affût du scoop ; magouilles et autres "mafiosetés". Les coups pleuvent, une enquête trafiquée, la mort guette.On est bien dans un roman noir : cadre, personnages, ambiance et atmosphère. On ne peut pas se tromper.Par contre, j'ai eu vraiment du mal à m'attacher aux personnages, même au personnage principal. On sent vraiment le mal-aise qui plane et que le "héros" est en quête de vérité et de justice, mais aussi de reconnaissance, mais j'ai eu vraiment du mal à m'y accrocher.Le style de l'auteur ne m'a pas aidé à me prendre d'affection pour ce journaliste, surnommé Scoop.Le résumé : Après Jeanette Garland et Susan Ridyard, la jeune Clare Kemplay vient de disparaître sur le chemin de l'école. Son cadavre sera bientôt retrouvé dans une tranchée sur un chantier.Nous sommes en 1974, dans la région de Leeds. Noël approche. Edward Dunford, reporter à l'Evening Post, est encore un néophyte qui fait ses premières armes dans l'ombre du journaliste vedette de la rédaction, Jack Whitehead. Au volant de la vieille voiture de son père, il sillonne les routes de l'Ouest du Yorkshire à la recherche d'indices susceptibles d'éclairer les meurtres de ces trois fillettes. Au début, il croit seulement chasser le scoop, mais plus il enquête, plus il découvre que bien des choses sont pourries au royaume du Yorkshire : policiers corrompus, entrepreneurs véreux, élus complices... A première vue, le récit semble plutôt simple. Je me doutais bien que tout ça cachait des noeuds à défaire, et j'espérais bien que ce ne serait pas aussi facile. Par contre, je n'imaginais pas être complètement emberlificotée dans les noms des différents protagonistes et des différentes actions.Je me suis retrouvée plusieurs fois à me demander si je n'avais pas loupé une info pour comprendre la suite. Perso, j'ai eu l'impression que le récit était parfois décousu et je n'arrivais pas à relier certains éléments entre eux.Je ne suis pas totalement déçue de ma découverte. Tu voulais du "noir", tu as eu du "noir". Le cadre, l'atmosphère et le ton utilisé colle bien avec le type de roman. Néanmoins, je n'ai pas été happée dans ce livre comme je l'aurais espéré.Peut-être que je tenterai la suite, 1977, histoire de me faire un second avis sur cet auteur, qui selon l'éditeur, "la réputation d'auteur n'a cessé de grandir" (au fil de sa série.J'attends de lire d'autres chroniques pour me décider.
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Par Culturopoing, le 09/01/2012
44 jours : The Damned United
de
David Peace
Si vous êtes un tant soit peu amateur de football, ou simplement un minimum consommateur de médias sportifs, essayez d’imaginer le croisement totalement contre nature de José Mourinho et de Guy Roux.. Vous obtiendrez un entraîneur (mais le terme anglais de manager est plus juste) assez monstrueux qui serait encore bien loin de ce qu’a pu être Brian Howard Clough (1935-2004).
De l’ancienne icône auxerroise, désormais retraitée des terrains (mais toujours très influente dans les coulisses de l’AJA), Brian Clough avait à la fois l’omniprésence médiatique, l’aura populaire et la capacité de faiseur de miracles sportifs ; du "Mister" portugais du Real Madrid, un talent de meneur d’hommes rare, un palmarès en béton armé et, surtout, une arrogance inouie. Mais, en la matière, les managers britanniques ont toujours marié leur ego avec un humour que leurs collègues continentaux n’ont jamais pu que rarement approcher. Brian Clough, c’est ainsi le type qui démentait se considérer comme le meilleur entraîneur du monde : "Je dirais juste que j’étais dans le top 1".
Assurément un personnage de roman, revenu à la vie en 2006 (1) sous une plume qu’on n’attendait pas forcément : celle de David Peace, partout acclamé pour ses polars très sombres et particulièrement sa quadrilogie 1974, 1977, 1980 et 1983.
Dribblez jusqu'à Culturopoing pour lire la suite de cet article !
Lien : http://www.culturopoing.com/Livres/David+Peace+%E2%80%93+44+jours+-4530
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Par Coucal, le 23/01/2011
1974
de
David Peace
Le plus important n'est pas l'histoire,située entre le 13 et le 24 décembre 1974, placée dans le Yorkshire, uniformément glauque, sombre et grise. Edward Dunford, jeune journaliste rêve de scoops et de gloire. il enquête sur une série de meurtres de petites filles, dans l'ombre de son ainé qui lui vole parfois la vedette. Quand un de ses confrères meurt dans un accident, Eddy entame une descente aux enfers vers un monde souterrain où les policiers corrompus le disputent aux politiciens mafieux et aux entrepreneurs avides. Entre deux étreintes dépourvues de sentiment, il perd ses illusions, sa foi dans le métier et laisse plus que des plumes dans son enquête.
Ce qui marque dans ce livre c'est le style : froid, cru, haché, d'un désespoir sans fond. L'auteur décrit avec la même distance un rapport sexuel non consenti et un passage à tabac sur plus de 7 pages : froidement sans aucune trace de pathos. Bien sur les coupables seront découverts, mais la solution n'apporte aucune joie au lecteur qui reste KO debout face à la violence et à la noirceur du propos sans l'once d'une lueur d'espoir. Un livre dont on se souvient longtemps après l'avoir refermé.
Lien : http://www.coucal.fr/2011/01/peace-1974/
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Par Eskalion, le 03/10/2010
Tokyo ville occupée
de
David Peace
Ce roman est le second d’une trilogie entamée avec « Tokyo, année zéro ». Le troisième opus devrait donc, en toute logique, paraître l’année prochaine.
Tokyo, 1948. Dans une ville encore sonnée par la gifle magistrale que lui a infligée l’Histoire, un homme se présente dans une banque. Il s’annonce médecin du ministère de la santé et vient pour vacciner l’ensemble des salariés contre une épidémie de dysenterie qui vient de se déclarer dans le quartier. Quelques minutes après avoir bu le vaccin, 10 morts s’étalent sur le sol, quelques rares survivants bougent encore, deux mourront un peu plus tard. C’est le début d’une histoire retentissante qui a véritablement marqué la capitale japonaise au sortir de la guerre.
En mettant en place une structure narrative complexe mais magnifiquement maîtrisée, c’est d’abord à un incroyable exercice de style parfaitement réussi auquel s’est livré David PEACE. Les mots s’entrechoquent portés par des rythmes variants qui les font rentrer en résonance pour nous délivrer un récit d’une grande musicalité .Car « TOKYO, ville occupée » c’est un roman qui se lit à voix haute. Il porte en lui, malgré la tragédie qu’il évoque, une certaine poésie qui est livrée au lecteur au fil des pages.
C’est à travers douze voix, douze témoignages, douze chandelles (celle des morts, d’un policier, d’une survivante,...etc...) qui s’éteignent au fur et à mesure qu’elles ont éclairé leur pan de vérité, que nous sont rapportés les évènements, de près ou de loin, du côté des morts ou de celui des vivants. Et ce, comme autant de pièces d’un puzzle qui ne demande qu’à être reconstruit.
Sauf que les pièces ne se rassemblent pas, que le puzzle ne se reconstruit pas. La vérité est un faux semblant dans ce Tokyo vaincu .
Tokyo est une ville occupée, possédée. Par l’occupant, mais aussi par son passé venimeux. Car Tokyo est une ville empoisonnée par son histoire récente. Les chandelles éclairent une réalité terrible qui s’esquisse dans les ombres qu’elles projettent et qui renvoient à des unités spéciales qui ont œuvré en Chine, et à des pratiques expérimentales funestes sur l’être humain. Car Tokyo est une ville évanescente et occulte, où rôdent les fantômes d’un passé qui ne veut pas mourir et qui viennent maudire les vivants.
Tokyo a fermé les yeux, a brisé les miroirs. La ville refuse de voir, de reconnaître et de faire sienne une page d’histoire dont elle n’est pas sortie glorieuse et qui entache son passé millénaire. Alors la ville ignore, et se ment. A travers ces pages lyriques et poétiques souvent incantatoires et qui relatent ce crime odieux commis dans une banque, c’est finalement un parallèle qui est fait avec la mécanique mise en œuvre par ce pays et ce peuple vaincu, pour se construire une autre histoire que l’on devine.
Comme l’explique parfaitement David PEACE dans l’interview qu’il a accordé à France Culture dans l’émission Mauvais Genre c’est parce que les japonais ignorent encore aujourd’hui dans leur grande majorité les exactions commises par l’armée impériale, qu’ils ont pu se construire une image de victime de la guerre (avec Hiroshima et Nagasaki) réfutant de fait celle de l’agresseur. Dès lors les japonais pouvaient entreprendre une reconstruction effrénée de la ville et du Pays pour se lancer à corps perdu dans le développement économique à tout crins.
Mais le passé est un fantôme lui aussi qui parfois peut remonter à la surface et troubler les consciences.
C’est donc , un très grand roman qu’a enfanté David PEACE. Il devient incontestablement un auteur majeur du roman noir. Il maîtrise aujourd’hui à la perfection sa technique d’écriture, chaque fois réinventée.
cette critique a été faite dans le cadre de l'opération " Masse critique" organisée par Babelio et les Éditions Rivages que je remercie.
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Par nymeria, le 29/09/2010
Tokyo ville occupée
de
David Peace
Le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire ce thriller, c’est ingénieux. Je m’explique :
A partir du concept d’un jeu japonais qui consiste à se faire peur en se racontant des histoires de fantômes, l’auteur construit une narration à plusieurs voix tout à fait originale et angoissante.
Le principe est le suivant : dans une pièce parfaitement sombre que seule éclaire la lueur de bougies, chaque personne présente doit raconter une histoire de fantôme puis éteindre, à tour de rôle, une chandelle. A la fin de la soirée, et après extinction de toutes les bougies, le noir complet se fait. Goules et autres fantômes peuvent alors faire leur apparition…
David Peace qui prend comme point de départ une affaire criminelle véridique (cf. résumé), a eu l’idée de découper son récit en 12 "chandelles", soit 12 points de vue différents qui apportent chacun un élément nouveau à l’enquête. Ainsi chaque chandelle éteinte nous rapproche un peu plus de la véritable identité de l’assassin de la Banque Impériale. Mais pourquoi ce chiffre 12 ? Et bien, 12 comme le nombre de victimes décédés lors de cette tragédie. 12 comme les 12 coups de minuit annonciateurs des ignominies tapies au cœur de la nuit.
Car vous l’aurez compris Tokyo ville occupée est un polar sombre, effroyable même, étant donné la multitude de détails dont nous inonde l’auteur sur cette période du Japon d’après-guerre. Et grâce à la virtuosité de David Peace, la frontière entre imagination et fait véridique s’ efface complètement pour nous laisser un goût d’amertume dans la bouche. J’avoue avoir été scotchée par le dénouement de ce thriller unique qui se démarque de la production actuelle.
Alors, oui, David Peace s’est inspiré d’un concept déjà utilisé par Ryûnosuke Akutagawa dans Rashômon et autres contes (il l’avoue lui-même) et oui, le rendu n’est pas toujours des plus fluide (faire parler les morts à ses inconvénients !). Néanmoins saluons l’audace de l’auteur comme il se doit : Tokyo ville occupée a une place dans chaque bibliothèque de fans de thriller différent et complexe !
En conclusion :
Tokyo ville occupée est donc un polar très sombre, incroyablement bien construit qui jouit d’une écriture très originale et étrangement poétique. Malgré quelques inconvénients de fluidité, c’est définitivement un thriller à posséder, ne serait-ce que pour son contexte historique véridique.
Les + :
- une narration originale;
- une écriture poétique;
- le contexte historique (Japon d’après guerre)
- une affaire criminelle véridique (ça fait froid dans le dos!)
- le suspense distillé au compte-gouttes;
- la fin effroyable !
Les - :
- un peu trop confus parfois (l’état d‘esprit des morts l‘explique en partie);
- la 9ème chandelle qui atteint des sommets de complexité ! (et en plus, elle est longue !).
Un grand merci à Babelio et aux Éditions Rivages pour m’avoir offert ce livre et m’avoir permis de connaître cet auteur qui m’a beaucoup plu !
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Par txomi56, le 24/04/2010
44 jours : The Damned United
de
David Peace
pour les amateurs de football anglais, la verve et le style restent présents
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Par le_Bison, le 01/02/2012
1974
de
David Peace
Dure réalité que le verre vide. Une vision abominable presque autant que ces disparitions de fillettes. Ces gamines oubliées de tous, surtout de la police du Yorkshire. 1974, une autre époque, le début de l’ère des serial-killers. Leeds United remet en jeu son titre de champion, Eric Cantona n’est pas encore The King. Des flics qui se retrouvent dans des bars autour de plusieurs pintes de bière, des journalistes qui se retrouvent dans des bars autour de plusieurs pintes de bière, des journalistes qui rencontrent des flics, des flics qui tabassent des journalistes… Voilà l’univers de ce roman de David Peace, « 1974 ».
1974 se veut être le premier tome d’une grande tétralogie sur le Yorkshire. A l’instar de son collègue d’outre-Atlantique, James Ellroy avec son L.A., David Peace propose de rentrer dans l’univers du Yorkshire, un univers sombre et glauque, une peinture de l’Angleterre des seventies où les radios diffusaient David Bowie, Elton John ou Rod Stewart…
J’adore le trash, j’adore le sang, le sexe, la sueur et les fluides corporels. Une vulgarité dans les mots de David Peace ? Juste un défouloir psychique pour poser ses frustrations sur une page blanche… Juste une littérature crue, sans fioriture ni ménagement. Du sang et du sexe consentant, de la pisse et du sexe non consentant, des fantasmes et du dégoût : tout est fait pour engendrer le malaise. Mais moi, insensible aux haut-le cœur, j’adore cette écriture, me donnant l’envie de suivre de nouveau David Peace dans ses délires noires. Par contre, je ne partage qu’un avis fort mitigé sur « 1974 » où je me suis perdu dans les méandres d’une histoire trop souvent confuse. La corruption est partout, la paranoïa aussi, difficile de s’identifier à Edward Dunford, correspondant pour les affaires criminelles dans le Nord. J’ai senti cette incompréhension dès les premières pages, mais l’envie de découvrir la fin ultime fut suffisamment forte pour achever ces presque 400 pages. Cela dit, l’expérience ne sera pas renouveler de si tôt. « 1974 » est le début d’une tétralogie, pas sur que je le suive avec « 1977 ».
Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=855
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Par manoes, le 09/09/2011
Tokyo Année Zéro
de
David Peace
Je ne suis pas objective avec David Peace, je vous le dis. C’est MON auteur « noir » préféré. Peace, c’est de l’espresso ristretto. Ni doux, ni sucré. C’est noir, fort, amer. Hypnotique aussi. Pour ceux qui connaissent ces monuments que sont 1974, 1977, 1980 et 1983, Tokyo Année Zéro s’inscrit dans cette même veine même si Peace quitte l’Angleterre pour le Japon de l’après-guerre. Le titre fait écho à l’Allemagne Année Zéro de Rossellini. Et c’est la même désolation : destruction, famine, maladies, corruption. Les bombes sont tombées, les humains sont des loques. Les souvenirs atroces hantent les vivants. Mais un tueur en série rôde. Et l’inspecteur Minami, ange destructeur et détruit, enquête. C’est un long poème en prose que nous offre Peace ; nous, lecteurs, dans la tête et le corps de Minami, au cœur de la souffrance et du cauchemar. Tuant.
Lien : http://manoe.canalblog.com
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Par PierreF, le 04/09/2011
1977
de
David Peace
Ce roman est mon préféré de la tétralogie, car c’est le plus sombre, le plus étouffant et le plus éprouvant. On est en plein été et le style de David Peace y fait merveille. Après l’ambiance glauque du premier tome, place à la chaleur et l’obsession d’un journaliste. L’auteur prend une telle hauteur que ce roman est à mon avis à classer dans les premiers rangs des romans noirs inoubliables. Un incontournable, quoi !
Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-une-idee-de-lecture-pour-le-week-end...
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Par PierreF, le 04/09/2011
1983
de
David Peace
Comme on pouvait s’y attendre, voilà le dernier tome, le dernier cauchemar de cette tétralogie. C’est brillant autant que sombre et noir et la comparaison avec James Ellroy n’a jamais été aussi justifiée que dans cet opus qui s’articule autour de trois personnages. C’est l’un des plus réussis de la série (avec 1977) selon moi et une conclusion parfaite de cette affaire qui a secoué Leeds et une introduction non moins parfaite à la déliquescence que va vivre la Grande Bretagne avec l’arrivée au pouvoir de la Dame de fer. D’ailleurs, le roman suivant, qui s’appelle GB84 parlera de la grève des mineurs de façon extraordinaire.
Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-une-idee-de-lecture-pour-le-week-end...
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Par PierreF, le 04/09/2011
1980
de
David Peace
Après le choc de 1977, voici ce que je considère comme la pause dans cette tétralogie. David Peace décide d'élargir la vision du passé de sa ville au fonctionnements et dysfonctionnements de la police, avec son lot de corruptions et de malversations. C'est d'autant mieux trouvé que c'est fait via une personne extérieure et que c'est aussi un écorché vif. C'est toujours aussi brillant, mais c'est surtout une petite pause avant l'apocalypse du dernier tome, qui s'appelle 1983 et dont nous parlerons la semaine prochaine.
Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-une-idee-de-lecture-pour-le-week-end...
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Par PierreF, le 19/08/2011
1974
de
David Peace
En discutant avec un ami cette semaine, à propos de Red Riding Trilogy, une trilogie britannique adaptée de la tétralogie de David Peace, je me suis aperçu que je ne vous avais pas parlé de ce (s) monument (s). Voilà qui est chose faite avec le premier tome, les trois autres suivront tous les vendredis. Quand il est sorti, David Peace a été comparé à James Ellroy. C’est pourquoi je l’ai lu. David Peace est bien plus que cela, c’est un esthète de l’écriture. Chaque livre a une construction, une vie propre. Le style est en coup de poing, basé sur les sonorités, les couleurs, les odeurs. Et le sujet est le cauchemar qu’a vécu l’auteur pendant son enfance. Le premier des 4 tomes est exemplaire, sombre, brutal, violent, poisseux. David Peace est tout simplement l’un des auteurs britanniques contemporains les plus doués.Si sa lecture est exigente, la récompense est au bout du chemin avec un roman noir d'une qualité rare.
Lien : http://black-novel.over-blog.com/article-une-idee-de-lecture-pour-le-week-end...
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Par MarieC, le 18/08/2011
Tokyo Année Zéro
de
David Peace
Tokyo, 15 août 1945. Tous les japonais ont ordre de se tenir devant leur radio pour entre, pour la première fois, l'empereur leur parler directement. Dans la chaleur et l'angoisse de ce dernier jour de guerre, quelques policiers se sont tout de même présentés à leur poste. L'un d'eux, l'inspecteur Minami est appelé car on a découvert le cadavre d'une femme étranglée... La police militaire, arrivée en même temps sur les lieux conclut immédiatement à la culpabilité d'un vieux coréen, exécuté sur le champ, au moment où l'empereur annonce la capitulation.
Tokyo, aout 1946. Dans une ambiance de fin du monde, marquée par les marteaux de la reconstruction, les deuils, les purges, l'occupation américaine, deux nouveaux cadavres de femmes étranglées sont retrouvés. L'inspecteur Minami participe à l'enquête...
Dans ce roman fiévreux et halluciné, fondé sur un véritable fait divers de l'époque, l'essentiel n'est cependant pas dans l'intrigue policière, finalement rapidement menée : le coupable est vite trouvé, dès la moitié du volume, il s'agit surtout de recenser ses victimes. Le cœur du roman est plutôt le personnage de l'inspecteur Minami, ancien soldat hanté par les atrocités de la guerre, obsédé par une maitresse qu'il confond peu à peu avec toutes les jeunes femmes assassinées, prêt à tous les trafics avec la mafia locale pour obtenir la drogue qui lui permet de survivre. L'écriture, obsessionnelle, toute en répétition, en martellement et en boucles transcrit le malaise de cet homme et de son monde qui s'effondre. Le tout est cependant extrêmement difficile à lire, haché et répétitif, sans aucune bouffée d'oxygène, ce livre n'est pas à conseiller aux amateurs de polars, mais plutôt à ceux qui recherchent des romans psychologiques très noirs et très littéraires.
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Par peto, le 01/07/2011
44 jours : The Damned United
de
David Peace
En quatrième de couverture, F-G Lorrain est cité: "Peace est avant tout un styliste, un Maradona du monologue intérieur".
Je dirais plutôt Luis Fernandez...
44 jours, un chapitre par jour, on se dit que ça passe vite. Eh bien pas du tout.
Connaissant l'issue, c'est interminable. Trouver un 'putain' par ligne (minimum) lasse vite.
De ce livre, on apprendra beaucoup sur la grosse tête de M. Clough, et un peu sur les moeurs sur le football anglais des années 60-70.
Indéniablement, c'est ce que j'ai lu de plus faible depuis longtemps.
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Par MarcelP, le 21/11/2010
Tokyo Année Zéro
de
David Peace
David Peace est un romancier magistral! Une écriture fiévreuse, moite, peu aimable certes mais qui au bout du compte vous laisse exsangue, le souffle coupé devant tant de virtuosité narrative et tant de force d'évocation!