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Par lanard, le 16/11/2010
Fritz Haber, Tome 1 : L'esprit du temps de
David Vandermeulen
pp. 107-109
Une conversation entre Walter Rathenau et Fritz Haber;
Rathenau: Oui, c'est vrai, l'ampoule est l'une des fiertés de mon père. Qui aujourd'hui dans nos grandes villes n'en a pas une chez soi? Mais ce qui, à mon sens, est plus digne de respect encore chez Père, ce n'est pas la façon dont il a réussi à transformer les conditions de la vie moderne allemande, mais bien le génie avec lequel il a su imposer semblable projet! Car rien, nul facteur économique ou géographique, ne désignait l'Allemagne comme berceau de l'électricité centralisée!
Cette initiative ne fut jamais du ressort du consommateur, elle est apparue par la seule volonté de Père! J'y vois là une grande leçon pour notre époque. Imaginer des besoins pour ensuite les créer, voilà le secret de tout commerce!
Haber: Ah! Vous semblez retourner les thèses de Karl Marx comme de la vulgaire crêpe!
Rathenau: Ah! Oui! Vous êtes drôle! Mais j'ai lu beaucoup Marx, vous savez. Même si mes opinions coïncident mieux avec celles avancées par Kropotkine et ce que d'aucuns nomment le communisme anarchiste.
Haber: Kropotkine! Mais vous propagez des idées plus socialistes que celles des agitateurs d'usines§
Rathenau: J'en suis conscient, oui. Il y a certainement une part d'invraisemblance dans le rôle dangereux qui m'occupe. Ma personne peut ainsi paraître impliquée tout entière dans l'Industrie, mais pensez bien, mon cher Fritz, que si je n'étais pas moi-même prisonnier du machinisme, je n'aspirerais à rien d'autre que de penser la libération des âmes! Mais le machinisme est devenu tristement nécessaire? Il s'est imposé comme l'unique moyen effectif d'assurer la subsistance d'une population en augmentation.
Haber: En somme, vous aspirez à la philosophie mais tout vous voue à l'Economie.
Rathenau: Ma vie intérieure demeure constamment conduite par ce paradoxe, oui. Mais cette originalité m'est propre et je souhaite qu'elle me reste. C'est là mon pari, certes il est risqué. Peut-être ma liberté intérieure s'avérera incompatible avec un univers machinisé. Mais sachez bien, Fritz, que je lutte chaque jour pour arracher cette liberté intérieure à la contrainte des affaires. Prenons-nous une autre bouteille?
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Fritz Haber, Tome 3 : Un vautour, c'est déjà presque un aigle ... de
David Vandermeulen
Seuls quelques rares buissons retiennent encore de petits halos de gaz fluorescents. Un épouvantable silence s’impose. Dans le no man’s land, on n’entend plus que les bottes allemandes foulant et écrasant la mort. Partout l’on découvre des cadavres d’oiseaux, de lapins, de taupes, de rats ; tous ces animaux qui, pour mourir, ont quitté leurs repaires.
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Fritz Haber, Tome 2 : Les Héros de
David Vandermeulen
« La flamme dévore l’air ; elle se nourrit du bois. L’air est une condition indispensable à la vie des arbres ; dans la mesure où le bois élimine l’air en devenant flamme, il combat contre lui-même et contre sa propre source de vie. Et pourtant l’oxygène subsiste toujours dans l’air et les arbres ne cessent de verdir. De même l’homme qui se propose de bâtir une maison, prend d’abord une décision arbitraire ; mais les éléments doivent lui servir. Et pourtant la maison est faite pour protéger l’homme contre les éléments ; ceux-ci sont donc employés contre eux-mêmes, -ce qui ne signifie pas que la loi générale de la nature soit pour autant invalidée. »
G. W. F. Hegel
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Fritz Haber, Tome 3 : Un vautour, c'est déjà presque un aigle ... de
David Vandermeulen
C’est dans une époque comme la nôtre que l’on voit à quelle triste espèce animale nous appartenons ! Tout cet héroïsme sur commande me paraît si vil et méprisable… Je préfèrerais être taillé en pièce plutôt que de prendre part à cette abomination ! Le nationalisme allemand est une maladie infantile, c’est la rougeole de l’humanité !
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Fritz Haber, Tome 2 : Les Héros de
David Vandermeulen
« Alice : Veux-tu que je te joue quelque chose ?
- Le Capitaine : Suprême ressource ! Oui, si tu veux bien laisser de côté tes marches funèbres et tes mélodies élégiaques… Toute cette musique tendancieuse. J’interprète toujours ce que tu joues : « Ecoutez comme je suis malheureuse. Miau ! Miau ! Ecoutez combien mon mari est affreux. Brum ! Brum ! Ah, s’il pouvait mourir bientôt ! Joyeux roulements de tambour, fanfares, final : la valse de l’Alcazar et galop du champagne. » A propos de champagne, il nous reste deux bouteilles, non ? Allons les chercher, faisons comme si nous avions des invités. »
August Strindberg, La danse de Mort
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Par zevince, le 14/04/2012
Les champs de l'obscène de
David Vandermeulen
Distorsion du temps, dilatation des secondes, glissant mollement sur le tapis de la caisse, mon joli drapeau roulant. Honte. Impression ténue d'avoir déjà vécu cela.
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Fritz Haber, Tome 2 : Les Héros de
David Vandermeulen
« Tout esclavage est volontaire. La condition des esclaves ne s’explique pas par le pouvoir de leurs oppresseurs, pas plus que par quelque indigence qui serait inéluctable, comme la maladie, la vieillesse, la mort, mais plutôt en eux se trouve renforcée la complaisance obéissante de l’opprimé qui trouve son origine dans la peur… « Plutôt la mort que l’esclavage ! » dirait l’homme fort. »
Walter Rathenau
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Fritz Haber, Tome 1 : L'esprit du temps de
David Vandermeulen
Notre peuple, ce sont les allemands, Fritz ! Ce qui décide de l’appartenance à un peuple, c’est uniquement le cœur, l’esprit, le caractère et l’âme ! Nous sommes de race juive mais notre peuple est le peuple allemand ; notre patrie : le pays allemand ; notre foi, la foi allemande, et la foi en l’Allemagne est au-dessus des religions !
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Fritz Haber, Tome 2 : Les Héros de
David Vandermeulen
« Je suis persuadé que la plus grande déesse qu’il y ait parmi les hommes, celle qui a le plus de force et de pouvoir, c’est la vérité. On a beau, de tous côtés, s’élever contre elle, en vain toutes les probabilités semblent favoriser le mensonge, elle s’insinue et entre par elle-même, je ne sais comment, dans l’âme. »
Polybe
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Percy Shelley, tome 1 de
David Vandermeulen
Votre moment, votre moment ! Non mais je rêve ! Vous voulez faire absorber du poison à ma soeur et je gâcherais votre moment ??? !!!
Partez ensemble et vivez votre amour loin de père, si cela vous chante, mais ne venez pas mettre fin à vos jours comme ça, ici, dans cette chambre !