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Par kathy, le 19/05/2012
Twist de
Delphine Bertholon
Je les connais maintenant, "les chagrins d'amour" : ces peines si étranges, qui veulent vous faire mourir mais ne vous tuent jamais.
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Par kathy, le 21/05/2012
Twist de
Delphine Bertholon
J'illusionnais qu'à force, l'amour agirait par contagion, tel un virus merveilleux qui phagociterait ses doutes pour laisser place à l'idylle fusionnelle que je me figurais. J'aurais voulu moi aussi l'enfermer dans une cave pour que jamais plus elle ne s'éloigne, revolver sur la tempe; je me pensais incapable de vivre sans elle. Mais j'avais appris à la connaître et Louison ressemblait à ces algues sous-marines qui dodelinent du bulbe au rythme des marées. Elle allait où l'onde la portait et suçait la substantifique moelle de chaque rencontre : qu'il s'agisse de moi, Viktor, François ou n'importe qui d'autre, les êtres humains n'étaient à ses yeux que nourriture - affective, spirituelle, financière, sexuelle - et une fois rongés jusqu'à l'os, nous n'avions plus aucune utilité.
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Par kathy, le 21/05/2012
Twist de
Delphine Bertholon
Quelquefois, il suffit de regarder les choses en face pour qu'elles commencent à exister,
Quelquefois, ce qui semble impossible est à portée de main.
Alors ton retour, ma grande : je le regarde en face.
Aujourd'hui, j'ai décidé de croire aux miracles.
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Par kathy, le 19/05/2012
Twist de
Delphine Bertholon
- Mais Bon Dieu Stan, brailla-t-il, excédé de m'avoir entendu parler toute la semaine d'une fille que je ne connaissais même pas, qu'est-ce qui te fait penser qu'elle est si différente des autres?! Ta blonde, elle voudra des sacs à main en cuir de mammouth, que t'achètes un break familial, elle te fera la gueule parce que tu sors dîner avec moi et elle t'enverra chez l'esthéticienne te faire épiler les poils du dos ! Elles sont toutes pareilles, un genre de parasite conçu pour nous bouffer la vie !
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Par kathy, le 20/05/2012
Twist de
Delphine Bertholon
J'étais la jetée sur laquelle Louison prenait un bain de soleil pour se reposer de ses divers périples - et moi, je cuisais dans un jus de passion qu'il me fallait sans cesse dissimuler. Si elle passait son temps à me décevoir, il suffisait qu'elle soit mignone une demi-journée pour que j'oublie tout. Et chaque seconde, j'étais un peu plus amoureux d'elle.
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Par kathy, le 20/05/2012
Twist de
Delphine Bertholon
L'amour et la haine sont des sentiments qu'il est aisé de confondre : l'un comme l'autre, ils n'ont aucune pitié.
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Par Nyko_bzh, le 22/05/2012
L'effet Larsen de
Delphine Bertholon
Elle t'aimait tellement papa... Après toi, sans toi, son cœur semblait s'être métallisé, coffre-fort imprenable, et je ne suffisais pas à la garder ouverte; ne lui suffisais pas.
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Par kathy, le 19/05/2012
Twist de
Delphine Bertholon
Mais cet après-midi-là, tandis que je regardais Louison s'éloigner au bout de l'allée, si frêle entre les arbres trop grands, j'ignorais tout de ce qui m'attendait. Le t-shirt démoniaque tomba une dernière fois de son épaule tandis qu'elle franchissait la grille côté Guynemer et moi, je pensais qu'elle était si belle que les aulnes auraient dû se courber à son passage comme dans un livre de contes. Disons : elle m'avait fait son petit effet. (...) L'éclipse avait commencé.
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Par kathy, le 21/05/2012
Twist de
Delphine Bertholon
- Reste, m'avait-elle demandé. Reste avec moi jusqu'à ce que je prenne l'avion.
J'étais resté : j'envisageais chaque seconde de plus auprès d'elle comme une seconde de moins à souffrir.(...) Elle était prête à partir, mon rêve à s'envoler.
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Par kathy, le 21/05/2012
Twist de
Delphine Bertholon
Je n'avais pas mis la musique, j'avais laissé crépiter le silence comme un coléoptère pris au piège dans un lustre. Je fixais Louison...