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Le féminisme change-t-il nos vies ? de
Delphine Gardey
l'analyse féministe s'évertue plutôt à comprendre comment les choses fonctionnent, qui participe à l'action, quelles possibilités leur sont offertes et par quel moyens les acteurs de ce monde pourraient devenir responsables les uns envers les autres. Donna Haraway
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Par de, le 25/10/2011
Le féminisme change-t-il nos vies ? de
Delphine Gardey
Si les homme résistent, c’est donc bien qu’ils ont des privilèges à défendre, et ces privilèges ne sont pas que de nature symbolique : ils sont bien matériels
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Par de, le 25/10/2011
Le féminisme change-t-il nos vies ? de
Delphine Gardey
La délimitation de ce que l’on considère aujourd’hui comme du travail émerge au XIXe siècle, avec l’introduction du mode de production industriel et l’essor du capitalisme qui imposent une nouvelle définition du travail. Le travail non rémunéré, inséparable de l’organisation actuelle du travail, se caractérise par le fait qu’il n’est pas considéré comme du travail ni comptabilisé comme ‘activité économique’, ainsi que par sa valorisation sociale mineure et sa réalisation de manière gratuite et invisible au sein de la sphère privée, majoritairement par des femmes
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Par de, le 25/10/2011
Le féminisme change-t-il nos vies ? de
Delphine Gardey
En redonnant sa place au féminisme en tant que mouvement social, il s’agit de rendre compte de son efficace et de sa force. L’enjeu est aussi de dire ce que le/les féminismes ont apporté de singulier et de spécifique, ce qu’ils ont déplacé et contribué à déplacer dans les multiples sphères de la vie sociale et politique, d’indiquer en quoi nos vies ont été changées par le féminisme, le sont, et le seront encore. Il s’agit d’articuler des espaces de pensée et des espaces de savoir, d’articuler science et politique.
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Par de, le 25/10/2011
Le féminisme change-t-il nos vies ? de
Delphine Gardey
L’ancrage de ce régime de relation entre les sexes dans l’ensemble des structures sociales contribue à nier son caractère historique et social, le processus de sa construction et de son imposition. Le caractère systémique des inégalités leur conférant une certaine ‘naturalité’, les discriminations envers le travail des femmes tendent à passer pour naturelles et universelles et ne sont pas considérées comme illégitimes
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Par de, le 25/10/2011
Le féminisme change-t-il nos vies ? de
Delphine Gardey
Remettre en question l’accord social sur l’exclusion du travail domestique de l’activité, le faire advenir comme véritable objet de recherches et de politiques ainsi que comme coût social et producteur de valeur permettrait d’engager de multiples transformations sociales
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Par de, le 25/10/2011
Le féminisme change-t-il nos vies ? de
Delphine Gardey
les contraintes liées au travail domestique, les enjeux d’autonomie financière ou encore la nécessité d’avoir un emploi ne sont pas reconnus de la même manière pour les femmes et les hommes
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Par de, le 25/10/2011
Le féminisme change-t-il nos vies ? de
Delphine Gardey
notre objectif est de donner à voir les atouts, les atours et la créativité des féminismes contemporains, ce qu’ils ont ouvert et contribuer à ouvrir tant en termes de pensée que d’action
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Par de, le 04/01/2012
La Dactylographie et l'expéditionnaire : histoire des employés de bureau (1890-1930) de
Delphine Gardey
On saisit de nouveau le caractère complexe de tout processus de féminisation : la conquête des lieux, des métiers et des spécialités se réalise à la fois dans un mélange de sexes, contribuant à la mixité des espaces et des emplois, et dans de nouvelles formes de ségrégation entre les sexes, essentialisant des fonctions et des métiers. Ce double mouvement témoigne d’une incessante recomposition des barrières symboliques et matérielles entre le féminin et le masculin dans les lieux de travail et le social.
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Par de, le 04/01/2012
La Dactylographie et l'expéditionnaire : histoire des employés de bureau (1890-1930) de
Delphine Gardey
C’est à ces différentes tâches d’inscription, de remémoration, de récapitulation, d’analyse, de prévision, de projection des actions/transactions toujours plus nombreuses que s’attellent ces multiples artisans de l’écriture et de calcul, enrôlés de plus en plus souvent dans des organisations manœuvrières qui en disent long sur le volume – et l’intensité – de ce qui est à produire.