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Par Woland, le 24/04/2009
Au coeur de l'affaire Villemin : Mémoires d'un rat de
Denis Robert
[...] ... Une voix. Une putain de voix a hanté la salle d'audience de la cour d'assises de Dijon hier matin. La voix du Corbeau. La voix de l'assassin. C'est une première dans les annales judiciaires et criminelles. Celui que par facilité nous avons appelé "le corbeau de la Vologne" mais que ses victimes nommaient "l'autre", harcelait la famille Villemin depuis 1980. (...)
Dans un lourd silence, le président a décacheté le scellé 19, et sorti de l'enveloppe kraft une cassette enregistrée par Jean-Marie Villemin le 21 mars 1983 dans la matinée. Le corbeau ne le rappellera plus après cette date. Un technicien s'est emparé de l'objet. On a entendu un souffle, un craquement, puis une voix grave. Elle n'était pas rauque et difficilement intelligible à la première écoute. Des mots soufflés avec lenteur arrivaient jusqu'à nos oreilles, portés par des râles : "Mère ... Vérité ... Bâtard ..." Les Villemin, tous, étaient comme des statues de pierre. Les jurés tendaient le cou, visiblement impressionnés. Le président a lu la retranscription écrite de la conversation. Puis la bande est repassée dans la salle insonorisée pour l'occasion. L'assassin, après nous avoir longtemps nargués avec ses lettres anonymes, nous parlait pour la première fois. La voix du corbeau de la Vologne a quelque chose de léger, de fluet, de flou, de malsain, d'effrayant. Elle fait penser à la voix que peuvent prendre certains conteurs quand ils veulent faire peur aux enfants en imitant une méchante sorcière. Sauf qu'ici, les enfants sont un peu vieux, l'angoisse va crescendo, l'histoire dure longtemps et finit très mal ... [...]
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Par ChezLo, le 27/11/2010
La domination du monde de
Denis Robert
Eden Blankenberg, ses flics en patrouille, ses brokers et ses brokeuses bodybuildés, ses longues files de lampadaires saumon aux néons blancs, droits comme des bites au garde-à-vous, son soleil qui rouille, ses trottoirs fraîchement refaits garnis d'arbres nouveaux achetés à grands frais à des horticulteurs lorrains. Des ormes, surtout. Les urbanistes ont tout essayé pour adoucir le paysage. En vain. Bienvenue au pays des portes blindées et des angles morts.
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Par Woland, le 24/04/2009
Au coeur de l'affaire Villemin : Mémoires d'un rat de
Denis Robert
[...] ... L'idée de ce livre est née en mars 2006, quand Philippe Besson, à la demande de la maison Grasset, a publié un faux roman dans lequel il prenait la voix de Christine Villemin pour donner sa vision de l'affaire de la Vologne. Il pleurait à sa place au cimetière. Il racontait son histoire d'amour, à sa place, avec Jean-Marie Villemin. Il chouchoutait à sa place le petit Grégory. Il ressentait à sa place la douleur de la perte de son enfant. Il noyait à sa place l'enfant dans une baignoire. Le plus tragique est que l'écrivain était sincère dans son obsession à vouloir dire "je." Il ne voyait aucun mal là-dedans. Il se sentait autorisé à reconstruire le drame avec des mots léchés, des phrases en suspens, des trucs d'écrivain. Le livre ne s'est pas vraiment vendu. Mais le mal était fait. Je me suis exprimé plutôt violemment dans la presse pour dire ce que je pensais de l'initiative. Je me suis fendu d'une lettre à l'auteur où j'expliquais que la seule excuse que je lui trouvais était "la naïveté, mais elle est légère quand on connaît le contexte très chargé de cette histoire." J'ajoutais : "J'imagine que tu as lu des articles ou quelques procès-verbaux pour te donner un peu d'inspiration. Je vois bien le plan ... Imiter Marguerite Duras ... Redonner la parole à la mère ... Il se trouve que j'étais à "Libération" à l'époque et j'ai dû écrire des centaines d'articles sur le sujet. Je me la suis cognée, Duras. Elle avait l'excuse de l'âge. On était en pleine folie médiatique et judiciaire ... Toi, pas ..."
Qui étais-je pour faire de la morale ? Comment expliquer cette colère, somme toute primaire de ma part ? Compliqué ... Ce livre ["Au Coeur de l'Affaire Villemin : Mémoires d'un Rat"] est né là. ...[...]
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Par oops, le 04/05/2010
Denis Robert
Quand on touche à la haute finance mondiale, on touche au pouvoir.
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Par oops, le 04/05/2010
Denis Robert
Quand on touche à la haute finance mondiale, on touche au pouvoir.