Biographie et informations
Nationalité : Suisse
Né(e) à : Couvet (Suisse) , le 8/09/1906
Mort(e) le : 6/12/1985
Biographie :
Écrire n’est pas un art d’agrément » Étudiant en lettres à l’Université de Neuchâtel, Denis de Rougemont, dès l’âge de 20 ans, veut être écrivain. Ce fils de pasteur entend faire de sa vocation le média de ses opinions.
Après un voyage en Europe centrale, l’occasion pour lui de découvrir l’Europe et sa culture, il s’installe en 1930 à Paris. C’est dans la capitale française qu’il va fréquenter différents cercles qui vont le conduire dans l’aventure personnaliste jusqu’à en faire un des fondateurs. Il rencontre Arnaud Dandieu et Alexandre Marc les deux précurseurs du mouvement personnaliste à l’époque, le jeune écrivain suisse est séduit par le manifeste et adhère à la formule « Ni individualiste, ni collectivisme, nous sommes personnalistes ».
En 1932, Denis de Rougemont publie le Paysans du Danube, inspiré de son voyage de 1929, c’est cette même année que débute sa collaboration avec les revues « L’Ordre nouveau » (Robert Aron, Arnaud Dandieu et Alexandre Marc), « Esprit » (Emmanuel Mounier) et « Plans ». Les articles publiés dans ces revues vont constituer le socle des deux premiers importants ouvrages de Rougemont : « Politique de la Personne » (1934) et Penser avec les mains (1936)
De 1935 à 1936, Denis de Rougemont quitte la France pour l’Allemagne où il est lecteur en français à l’Université de Francfort. Cette expérience dans l’Allemagne qui découvre le nazisme sera l’objet du « Journal d’Allemagne » (1938) et le poussera à la suite de sa mobilisation de rédiger en 1940, avec d’autres intellectuels, un Manifeste de résistance à Hitler qui s’oppose à « la neutralité complaisante » de la suisse vis-à-vis des forces de l’Axe. C’est la création du mouvement la « Ligue du Gothard ». Ces prises de position anti-hitlérienne vont le conduire sur le chemin de l’exil, il est envoyé en mission de « conférences » aux Etats-Unis et y écrit notamment « La part du diable » (1942) « Lettre sur la bombe atomique » (1946)
À son retour en Europe en 1947 Denis de Rougemont s’engage dans les mouvements fédéralistes. Il prononce le discours inaugural du premier Congrès à Montreux publié plus tard sous le titre L’attitude fédéraliste. L’année suivante il est rapporteur de la commission culturelle et rédacteur de la déclaration finale du Congrès de La Haye. De la création du CEC le 7 octobre 1950 à sa mort, Denis de Rougemont a consacré au Centre européen de la culture la majorité de son temps et de ses forces.
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Source : http://www.taurillon.org
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