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Par pyrouette, le 12/07/2012
A l'endroit où elles naissent de
Diane Peylin
Cette souffrance n’était pas la sienne et leur présence l’empêchait de s’en défaire. Il était temps pour elle d’ignorer leurs plaintes, d’écouter ses propres désirs et d’entendre à nouveau l’écho de son rire chatouiller ses oreilles.
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Par pyrouette, le 09/07/2012
A l'endroit où elles naissent de
Diane Peylin
Chez elle tout était angoisse. Manie. Tyrannie. Rien de simple, tout allait en sens inverse. Il fallait que ça s'emmêle, que ça se torture, faire que tout soit dur. La gorge devait racler la colère accumulée, les mains devaient broyer toute la douleur supportée, le regard devait exterminer tout ce qui autour faisait comme si de rien n'était.
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Par pyrouette, le 10/07/2012
A l'endroit où elles naissent de
Diane Peylin
Elle prenait tout et ne donnait rien. Elle n'avait en elle aucune douceur. Juste de l'angoisse, de la tristesse et de la souffrance. A son contact, ça faisait mal.
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Par fridasol, le 17/09/2012
Sang tsigane de
Diane Peylin
Il observa quelques secondes la tresse d’ail qui pendait le long du pilier, quelques gousses manquaient, il remarqua le cheval cramoisi caché derrière le saule qui ne pleurait pas, il renifla l’odeur de tabac qui s’échappait des aérations, il caressa la chatte zébrée qui passait par là et puis il stoppa. Net. Le nez contre le bois humide et boursouflé de la porte. Le vent redoubla. La cloche sonna. Le vent s’arrêta. Le couloir se remplit de pas. Et la porte s’ouvrit sur le petit garçon rayé jaune et vert.
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Par fridasol, le 17/09/2012
Sang tsigane de
Diane Peylin
Sur la route grignotée par les poules, l’enfant se laissait chahuter par le vent. Les rafales le balançaient de droite à gauche, de haut en bas, sans se soucier de ses jambes maladroites. Pataugeant dans la boue, le petit homme et ses bottes de géant fixaient leurs empreintes dans le sol mouvant. Il avait six ans mais ses chaussures étaient immenses. Des bottes de sept lieues pour aller de l’autre côté du monde.
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Par pyrouette, le 12/07/2012
A l'endroit où elles naissent de
Diane Peylin
Un petit bout de cheminée pour y poser son cadre. Pour y exposer son sourire. Pour rappeler ses éclats de rire. Pour ne plus vivre dans le pire.
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Diane Peylin
Certains écrivent pour plaire, pour distraire, pour le vulgaire, pour braire, ou bien encore pour contrefaire. J'écris pour ne pas me taire.
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Par pyrouette, le 12/07/2012
A l'endroit où elles naissent de
Diane Peylin
Et puis la vie avait repris le dessus. Parce que c’était comme ça. Parce qu’il y avait des bêtes à nourrir et des champs à entretenir. Parce que le temps avait réussi à panser les blessures les plus virulentes et à sculpter de solides cicatrices. Douloureuses mais ardentes. Vivantes. Parce que le soleil continuait de se lever.
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Par pyrouette, le 12/07/2012
A l'endroit où elles naissent de
Diane Peylin
Chacun avait secrètement décidé, à l’insu de tous et d’eux-mêmes, de défier le mauvais sort et de mettre un soupçon de plaisir dans la grisaille de leur quotidien en assaisonnant leurs journées comme bon leur semblait.
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Par fridasol, le 17/09/2012
Sang tsigane de
Diane Peylin
Malmenées par la tempête, les herbes s’appliquaient à rester dignes afin de saluer celui qui devant elles, aussi minuscule soit-il, bravait les enfers.