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Par julinou, le 19/11/2011
Est-ce ainsi que les femmes meurent ? de
Didier Decoin
Giula écoutait un de ses programmes favoris lorsqu'ils avaient interrompu leur programme et que quelqu'un d'essoufflé s'était emparé du micro pour dire : "Il vient d'y avoir un attentat à Dallas, on a tiré sur le président [...]., Guila était devenue très pâle, on s'était regardés elle et moi, et son premier réflexe avait été de couper la radio [...] et puis j''avais dit : "Je descends acheter le journal, comme ça on en saura davantage", sans songer un seul instant qu'il était techniquement impossible au NY Times d'avoir eu le temps de sortir une édition spéciale quelques minutes seulement après l’évènement.
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Par athena1, le 28/05/2011
Est-ce ainsi que les femmes meurent ? de
Didier Decoin
Le monde est un endroit redoutable, disait Albert Einstein. Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, qu'à cause de ceux qui voient ce mal et ne font rien pour l'empêcher.
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Par Bib2Co, le 19/02/2010
Première phrase du livre
Est-ce ainsi que les femmes meurent ? de
Didier Decoin
Incipit
Quelque part dans Harlem, odeur huileuse des buildings décatis, fragrance des cigares et des parfums au chypre, légumes écrasés sur la chaussée, linge aux balcons, culottes et soutiens-gorge aux bonnets impressionnants, le vent de l'East River plaque des journeaux contre le fût des réverbères, contre les bornes d'incendie autour desquelles dansent des gamins débraillés, le soleil et l'eau relaient des arcs-en-ciel entre leurs têtes crépues.
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Une Anglaise à bicyclette de
Didier Decoin
… rien ne doit ralentir Chumani, il faut qu’elle maintienne son avance sur l’essaim des éclats d’obus incandescents et des billes de plomb chauffées à blanc, elle se souvient du jour où elle a été prise en chasse par des abeilles dont elle avait bousculé la ruche, les insectes s’étaient aussitôt lancé à sa poursuite, ondulant derrière elle comme un torrent en crue, et Chumani, bien qu’elle ne fût plus alors qu’une fillette à peine plus âgée que celle qu’elle tente maintenant d’arracher à la fureur des soldats américains, avait compris qu’il n’était pas question de ruser, qu’elle n’échapperait au dard des abeilles qu’à condition de courir plus vite qu’elles, plus vite qu’elle n’avait jamais couru. Les fragments de métal qui la poursuivent aujourd’hui ne sont pas plus intelligents que des abeilles, mais ils sont beaucoup plus rapides, elle ne les voit pas voler au-dessus d’elle mais elle les entend ronfler ou siffler, le bruit dépend de la forme qu’ils ont prise lors de la fragmentation de l’obus, puis ils s’abattent dans la neige avec des grésillements rageurs, et là où ils tombent s’épanoussent de larges ombelles de vapeur grise. (p.15)
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Est-ce ainsi que les femmes meurent ? de
Didier Decoin
La présence d'une femme dans une maison se trahissait par l'importance et l'éclat des parterres de fleurs, le coté fanfreluche de certains rideaux, les jouets d'enfants gisant sur l'herbe, la taille et le modèle de voiture garée sur la rampe, et l'existence d'une corde a linge - ça la corde a linge c'était le plus révélateur [...]
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Une Anglaise à bicyclette de
Didier Decoin
Jayson a pris de nombreux clichés des corps éparpillés raidis par le froid dans des poses parfois très belles qui font penser à la façon dont la nature noue et torsade les arbres.
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Est-ce ainsi que les femmes meurent ? de
Didier Decoin
Moseley était un authentique prédateur, il tuait ce qui était consommable, c'est-à-dire des femmes, sans se soucier de l'esthétique de ses victimes. Le fauve qui a le choix entre un jeune gnou encore pataud et une gazelle qui semble voler comme un libellule au dessus de la savane, ne va pas forcément égorger cette dernière au prétexte que sa course est plus gracieuse : c'est la quantité de viande qui compte, et surtout le moindre mal à se la procurer.
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Dictionnaire amoureux de la Bible de
Didier Decoin
La figue, dit-on, est pour les Juifs une allégorie parfaite de l'étude de la Bible, car ses graines, au lieu de se rassembler dans des "niches" cloisonnées, sont disséminées dans toute la chair du fruit, exactement comme les versets de la Torah dont le moindre d'entre eux, même atrophié et pris au hasard, peut ensemencer et féconder toute une vie. (p.291).
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Est-ce ainsi que les femmes meurent ? de
Didier Decoin
Mais il ne considérait pas pour autant qu'en donnant trois fois la mort il avait commis quelque chose de plus condamnable que lorsqu'il tuait une mouche qui se risquait à portée de sa tapette.
A ses yeux, Annie Mae, Barbara et Kitty s'étaient montrées de la même imprudence que les mouches : elles étaient passées trop près de lui. Et donc il les avait tuées.
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Dictionnaire amoureux de la Bible de
Didier Decoin
Satan, Lucifer, Belzébuth, Astaroth, Asmodée ou Méphistophélès, quelque soit son nom, ce nom est un non car il se résume à la négation de Dieu: le rêve du Diable, ce n'est pas Dieu est mort, c'est Dieu n'est pas. (p.602-603).