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Par BVIALLET, le 09/04/2012
Métro 2033 de
Dmitrij Alekseevic Gluhovskij
Tu connais la parabole de la grenouille dans le pot de crème ? Un jour deux grenouilles tombèrent dans un pot de crème. L'une, adepte de la pensée rationnelle, se rendit compte à temps que toute résistance était futile et qu'on ne pouvait tromper son destin. Et comme l'existence d'une vie après la mort était possible, pourquoi se fatiguer et se bercer inutilement de faux espoirs ? Aussi croisa-t-elle ses pattes et s'en alla-t-elle par le fond. L'autre - qui sait ?- était peut-être athée. En tous cas, elle se débattit. On pouvait se demander à quoi bon ce manège puisque tout est joué ? Mais non, elle continua et persista, tant et si bien qu'elle battit la crème en beurre. Et elle s'en sortit, honorant la mémoire de sa camarade, morte prématurément au nom du progrès, de la philosophie et de la pensée rationnelle.
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Par ildibad, le 27/03/2012
Métro 2033 de
Dmitrij Alekseevic Gluhovskij
"Artyom, mon petit, c'est sans doute le dernier endroit sur cette terre où ils n'ont pas encore perdu la mémoire de ce qu'est l'être humain, et de la manière dont ce mot doit résonner." Il avait un sourir tristre avant d'ajouter : "c'est la Cité..."
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Par BVIALLET, le 09/04/2012
Métro 2033 de
Dmitrij Alekseevic Gluhovskij
Car V.I.Lénine, qui avait étudié l'alchimie et l'asservissement des esprits dans des écoles très fermées en Suisse, avait trouvé ses plus sûrs alliés de l'autre côté de la barrière séparant les mondes. C'est justement à cette période qu'apparaît le pentagramme qui deviendra le symbole du mouvement communiste et de l'Armée rouge. Comme chacun sait, le pentagramme (ou pentacle) est la forme de portail entre les mondes la plus répandue – et la plus accessible aux débutants -, qui permet de faire pénétrer les démons dans notre réalité. De surcroît, l'utilisateur avisé du pentagramme exerce un contrôle sur le démon qu'il a fait entrer dans notre monde, qui devient son serviteur.
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Par BVIALLET, le 09/04/2012
Métro 2033 de
Dmitrij Alekseevic Gluhovskij
La Terre n'a jamais porté pire mal que votre civilisation mécanique, cette civilisation qui opposait à la Nature des machines inanimées ! Cette civilisation qui s'est évertuée à écraser, bouffer et digérer le monde, mais qui a fait le pas de trop qui l'a menée à sa propre destruction... Votre civilisation est un cancer, une amibe gigantesque qui absorbe tout ce qui est utile et nourrissant pour ne rejeter que des déchets empoisonnés et puants. Et à nouveau vous voulez des missiles ! Vous avez besoin de l'arme la plus dangereuse jamais conçue par une civilisation d'assassins ! Pourquoi ?
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Par BVIALLET, le 19/04/2012
Métro 2034 de
Dmitrij Alekseevic Gluhovskij
La musique est le plus immédiat, le plus éphémère des arts. Elle n'existe que le temps où sonne l'instrument, puis, d'un seul coup, elle disparaît à jamais sans laisser de trace. Et pourtant rien ne contamine les hommes plus rapidement que la musique, rien ne blesse plus profondément ni ne guérit plus lentement. Une mélodie qui a su te toucher reste à jamais à tes côtés. C'est l'essence du beau. Je pensais que, grâce à elle, je pouvais guérir la laideur de l'âme.
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Par BVIALLET, le 19/04/2012
Métro 2034 de
Dmitrij Alekseevic Gluhovskij
Homère avait renoncé à se persuader qu'il était encore possible de trouver des pilules, des vaccins ou des sérums capables d'enrayer la maladie avant que Hunter n'arrête l'épidémie par le feu et le plomb, mais la jeune fille était prête à chercher un remède jusqu'au tout dernier moment. Homère n'était ni soldat ni médecin, et surtout il était trop vieux pour croire aux miracles, même si une petite partie de son âme le souhaitait ardemment et rêvait d'un salut possible. Il avait arraché et chassé cette partie de lui-même en se séparant de Sacha.
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Par domib, le 14/02/2012
Métro 2033 de
Dmitrij Alekseevic Gluhovskij
Ce n'est pas la mort qui effraie. C'est son attente.
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Par BVIALLET, le 19/04/2012
Métro 2034 de
Dmitrij Alekseevic Gluhovskij
Le vieil homme considérait que sa mission était toute différente. Il devait écrire et non tirer, offrir l'immortalité et non prendre des vies. Il ne devait ni juger ni interférer, laissant les héros de son épopée agir à leur guise. Mais, quand on est plongé dans le sang jusqu'au genou, il est difficile de ne pas se salir.