-
Par Lali, le 27/05/2012
Expressions désuètes de
Dominique Foufelle
Un nom à coucher dehors : Au temps des diligences, quand on s’arrêtait de nuit devant un relais, il fallait crier son nom à travers une lucarne avant d’y être admis. Si l’aubergiste trouvait au nom une consonance étrange, il n’ouvrait pas sa porte au voyageur. Compte tenu de la lenteur des transports, et de l’éloignement des haltes, cela équivalait à une condamnation à coucher dehors.
-
Expressions désuètes de
Dominique Foufelle
Couper le sifflet
- Lorsqu'on a les bronches encombrées, il arrive qu'un sifflement sorte du gosier, appelé pour cette raison le "sifflet". Au XVIe siècle, "couper le sifflet" de quelqu'un, signifiait qu'on l'égorgeait. On se contente désormais de l'empêcher de s'exprimer, en provoquant chez lui stupeur, indignation ou étonnement.
-
Par Lali, le 28/05/2012
Expressions désuètes de
Dominique Foufelle
Se mettre en quatre : Cette expression du XVIIe siècle signifie qu’on se coupe en « quartiers », qu’on se « décarcasse » — un vocabulaire de boucher qui affirme qu’on paie vraiment de sa personne pour arriver à ses fins.
-
Par Lali, le 28/05/2012
Expressions désuètes de
Dominique Foufelle
Les portugaises ensablées : En 1868, un navire en fâcheuse posture lâcha sa cargaison d’huîtres portugaises dans la Gironde, où elles se reproduisirent. L’incident entraîna la culture intensive de cette espèce jusque dans les années 1970. Dans les années 1950, quand l’argot compara la forme des oreilles à celle d’une huître, il était logique de se référer à l’omniprésente « portugaise ». Et si la présence de sable dans sa coquille ne gêne pas le mollusque, dans le conduit auditif, elle perturbe sérieusement l’audition!
> lire la suite
-
Par Lali, le 28/05/2012
Expressions désuètes de
Dominique Foufelle
Se regarder en chiens de faïence : Parmi les décorations de tablette de cheminée les plus prisées, figuraient les chiens de faïence. Souvent identiques, ou pour le moins formant la paire, on les plaçait à chaque bout, tournés l’un vers l’autre. Cela donnait l’impression qu’ils se toisaient, sans jamais exprimer leurs sentiments, bien sûr.
-
Par Lali, le 28/05/2012
Expressions désuètes de
Dominique Foufelle
Coup de Trafalgar : En 1805, la flotte franco-espagnole, plus nombreuse que la britannique, devait mener Napoléon à la conquête de l’Angleterre. Las! Elle fut anéantie par l’ennemi à la bataille de Trafalgar. Depuis, le nom évoque un mauvais coup, ou une plaisanterie douteuse, qui mène à un désastre inattendu.
-
Par Lali, le 28/05/2012
Expressions désuètes de
Dominique Foufelle
De la petite bière : Au XVIIe siècle, la petite bière était brassée avec le grain ayant déjà servi à la fabrication de la forte bière. Évidemment moins goûteuse et peu alcoolisée, elle n’est restée que pour désigner une chose ou une personne de peu d’importance.
-
Par Lali, le 28/05/2012
Expressions désuètes de
Dominique Foufelle
Avoir la berlue : Le mot viendrait du provençal beluga, « étincelle », qui éblouit, donc. Il qualifiait au Moyen Âge un discours charmant mais mensonger. Puis il désigna une maladie oculaire. Quand on a la berlue, on voit des choses qui n’existent pas.
-
Par Lali, le 28/05/2012
Expressions désuètes de
Dominique Foufelle
En avoir sous les bigoudis : L’expression s’emploie aussi à propos d’un homme! Même si on peut dire alors « sous la casquette ». L’idée étant que sous une coiffe peu avantageuse, se cachent des facultés intellectuelles insoupçonnées.
-
Par Lali, le 28/05/2012
Expressions désuètes de
Dominique Foufelle
La fin des haricots : Les haricots secs, plat extrêmement économique, étaient fréquemment au menu des cantines de casernes ou de pensionnats. Si on venait à en manquer, c’était signe d’un extrême dénuement.