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Par joedi, le 04/02/2012
Nouvelles vénitiennes de
Dominique Paravel
Des jours et des jours de voyage et au terme Venise l'avait reçu dans sa lumière inouïe, une ville sans aucune ligne droite, où la perspective est sans cesse faussée, fantasmée, un coquillage spiralé au fond d'une lagune compliquée qui est sa seule défense, une île multipliée d'îles, ceinturée d'eau et de solitude.
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Par joedi, le 05/02/2012
Nouvelles vénitiennes de
Dominique Paravel
Il est devenu frileux, sa peau trop grande pour son squelette ne lui tient plus chaud. Le lien avec le corps se défait peu à peu, le lien avec la vie se dénoue. Il ferme les yeux, se réfugie dans l'immensité de la nuit, là où la différence entre l'enfant indistinct du passé et le septuagénaire trop présent d'aujourd'hui disparaît, là où ne demeure qu'une sensation flottante et apaisée de l'être.
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Par Fantine, le 09/06/2011
Nouvelles vénitiennes de
Dominique Paravel
Il a dû demander son chemin plusieurs fois, les rues finissaient dans les canaux qu'il fallait traverser sur des planches en bois jetées d'une rive à l'autre, à certains endroits un îlot en voie d'assèchement et entouré de palissades lui coupait le chemin.
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Par joedi, le 04/02/2012
Nouvelles vénitiennes de
Dominique Paravel
Il y avait quelque chose de surhumain dans la réalisation d'une statue équestre, quelque chose qui échappait à la dimension normale, aux gestes ordinaires du sculpteur. Et puis, le corps des hommes, des femmes, des adolescents, des enfants lui était connu, il avait passé sa vie à les observer, à les dessiner, mais il ignorait le corps de la bête. Il ignorait la tension de ses muscles, le plissé charnel de sa robe, l'odeur de sa peau échauffée.
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Par Fantine, le 09/06/2011
Nouvelles vénitiennes de
Dominique Paravel
Venise est un chantier, elle est construite dans un marécage, sur des terrains boueux compactés par les ordures, mais, les façades des palais sont colorées comme des tapis d'Orient, la lumière est une coulée d'or, les hommes portent des habits de brocart et le femmes des soies moirées, il veut cette ville, il veut sa place à n'importe quel prix.
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Par Lucie16, le 26/03/2012
Nouvelles vénitiennes de
Dominique Paravel
L’amour lui a arraché ses plus belles certitudes, l’amour l’a épluché vif, au moindre bruit de porte il sursaute, il cherche parmi les arrivants une silhouette. Les disciplines n’osent pas lui parler, ils se tiennent à distance comme s’il était malade, comme si la stabilité de l’atelier s’était fracturée, les laissant tous désemparés.
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Par Lucie16, le 26/03/2012
Nouvelles vénitiennes de
Dominique Paravel
L’art est une ascèse inexplicable, un acte d’amour sans retour.