(...) le temps calamiteux qui préside au spectacle et le gâche fait pourtant figure de mauvais présage, comme si le ciel déchainait ses foudres pour faire entrer sous terre les aigles déployées.
Pour réussir à sortir de l'anonymat, Bonaparte n'en a pas moins dû tremper ses mains dans le fleuve sanglant de la guerre civile, marée rouge dont il redoute les éclaboussures et les effluves mais qui lui permet pour l'instant de parfaire sa réputation de républicain ardent alors même qu'il a perdu toutes ses illusions sur le devenir du régime.
L'histoire pour lui n'est pas une langue morte, cette stupide compilation des faits qu'il méprise chez Rollin, mais une école de la vie, une discipline complète car elle associe le savoir et l'analyse, mêle littérature, morale et politique, enseigne le pragmatisme mais prône le courage, le risque et la volonté.