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Par carre, le 11/05/2012
Jupiter et moi de
Eddy L. Harris
La vie d’un père et celle d’un fils se mêlent comme les branches de deux arbres côte à côte dans la forêt.
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Par sylvie, le 04/05/2009
Harlem de
Eddy L. Harris
Elle me faisait soudain penser à mon père, qui, à présent qu'il prend mon écriture au sérieux, me voit lui aussi comme une sorte de témoin, quelqu'un qui dira ce qui doit être dit, car rien ne survit simplement parce que ça a existé autrefois; sans aucune trace les vies disparaissent. Ce sont les conteurs qui se souviennent et racontent leurs histoires, les écrivains qui les recréent et les maintiennent en vie. Et l'histoire de Harlem, tout comme celle de mon père, tout comme tant d'autres histoires, a besoin de survivre afin que les enfants de Harlem et nos enfants et les enfants de nos enfants sachent un jour ce que, pour eux, les gens ont enduré et surmonté. C'est ainsi qu'ils pourront un jour puiser leur force à la force de ceux qui les ont précédés, et tirer fierté de leur fierté, courage de leur courage. Ne serait-ce que pour cette raison, je sentais que j'avais besoin d'être là.
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Par sylvie, le 14/02/2009
Jupiter et moi de
Eddy L. Harris
Malheureusement, mon père n'a jamais voulu que je sois son prolongement. Il ne voulait pas que je sois comme lui, refusait que je marche dans ses traces, me privant du même coup de la possibilité de me rebeller et de m'affirmer"....
..."Cela revenait à son vieil adage : sois toi-même mon garçon.
C'était son cri de guerre depuis que mon frère et moi étions enfants.
"Tu ne dois pas être comme moi!" disait-il.
Il souhaitait que ni moi ni mon frère ne nous construisions à se ressemblance. Je réalise maintenant que lorsqu'il se regardait dans la glace, il n'aimait pas ce qu'il voyait.
Mais à qui pouvais-je avoir envie de ressembler si ce n'est à lui ? Voilà ce que je voulais savoir. Je crois aussi qu'il ne désirait simplement pas que nous ressemblions à quiconque.
Ne sois pas comme tout le monde , ordonnait-il. Sois toi-même.
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Par sylvie, le 04/05/2009
Harlem de
Eddy L. Harris
La vie est une question de choix, j'en ai pris le parti, la vie et les mauvaises passes où nous nous trouvons. Tout se réduit à ce que nous choisissons, et à ce que les autres choisissent pour nous. Que nous le sachions ou ne l'ayons jamais remarqué, quelqu'un fait pour nous - très souvent nous-mêmes et tout aussi souvent d'autres -les choix qui semblent affecter jusqu'à notre souffle, jusqu'à nos pensées, et tout ce que nous entreprenons ou cherchons à entreprendre, tout ce que nous sommes. Et il ne nous reste, après tous ces choix acceptés ou non, aucun choix, en somme.
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Par sylvie, le 23/03/2009
Harlem de
Eddy L. Harris
Depuis tout petit, j'ai l'imagination fertile et je me suis mis à la place de quantité d'hommes et de femmes. j'ai vécu quantité de vies dans ma tête. J'ai été soldat combattant les indiens dans l'Ouest; d'une volte-face, je me retrouvais Indien des prairies luttant contre ces mêmes soldats pour les empêcher de voler ma terre. A l'aide des livres que je lisais quand j'étais un jeune infirme, je suis devenu homme noir, femme blanche Asiatique Africain Esquimau.
J'ai vécu toutes ces années dans la croyance erronée que c'était précisément cela être américain, que je pouvais non seulement célébrer toutes ces cultures et ces peuples mais aussi être des leurs; que ce qu'ils avaient en commun, je pouvais également le partager. Je croyais pouvoir être rien qu'un citoyen, et par ce simple mot me définir comme tel : citoyen d'un pays d'abord, citoyen du monde qui l'entoure, ensuite
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Par sylvie, le 04/05/2009
Harlem de
Eddy L. Harris
C'était peut-être naïf d'espérer qu'on pourrait peut-être un jour - nous tous, pas seulement les noirs - être jugés d'après notre coeur, comme disait le Dr King, et pas d'après la couleur de notre peau. ça ne serait pas génial si on n'était pas coincé dans l'abjection, si notre destin n'était pas soumis au caprice des blancs ? Pourquoi on ne peut pas avoir le destin qu'on choisit, nous , Ce n'est pas ça qu'ils nous ont promis ? Qu'avec la bonne dose d'effort, la juste dose de persévérance, et même, ouais, la juste dose de chance, on pouvait s'élever et réussir, avoir n'importe qu'elle vie et être n'importe qui, si on était suffisamment déterminé ? Mais c'est un mensonge. Qui a persévéré davantage que le peuple noir ? Qui a travaillé plus dur et pour moins de récompense que nous autres ? Peut-être ça doit tenir à la dose de chance, parce qu'on a eu vraiment pas de chance
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Harlem de
Eddy L. Harris
Il n’y aurait apparemment que deux façons d’être un père : soit vous voulez que vos fils suivent vos traces vénérables, soit vous voulez qu’ils en suivent de moins difficiles. Mon père a travaillé dur pour me déshériter.
Harlem faisait partie du monde qui était le sien. C’était le monde tel qu’il le connaissait : un endroit amer et hostile, aux frontières rigides, délimitant la place qu’il pouvait ou non occuper, et ce qu’il pouvait et ne pouvait pas faire. Il s’est désespérément battu pour m’éviter ce monde-là.
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Par sylvie, le 14/02/2009
Jupiter et moi de
Eddy L. Harris
Quand j'étais petit, ma mère n'arrêtait pas de me dire que j'allais faire quelque chose de vraiment extraordinaire, a-t-il dit. Toute ma vie, je me suis demandé ce que ce serait. Maintenant je sais."
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Harlem de
Eddy L. Harris
Je le pensais sincèrement, tout en regardant Eliot et en l’écoutant : l’homme noir est mort, mais si je souhaitais – et je le souhaite encore vraiment – voir la mort de l’homme noir, c’est d’une autre mort dont je parle et que je désire pour tous les hommes noirs. C’est la mort de ce que l’homme noir a fini par symboliser. C’est une mort porteuse d’une résurrection et d’une renaissance glorieuses.
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Harlem de
Eddy L. Harris
Qui donc établit les règles de ce qu’est ou doit être un homme noir, et qu’est-ce que c’est que cette définition étroite du Noir acceptable ?