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La Symphonie des adieux de
Edmund White
Je rêvais continuellement, durant mon adolescence au pensionnat, d'un adulte (mon prof de gym, l'un des peintres de l'école d'art où nous allions prendre des cours - qui s'occuperait de moi, devinerait mes pensées, anticiperait mes besoins (car je ne les aurais jamais exprimés et lui, s'il m'aimait, serait capable de lire en moi).
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Par agnesca, le 11/09/2011
City Boy : Chronique new-yorkaise de
Edmund White
Même si j'ai toujours accordé beaucoup de valeur à l'amitié, j'étais alors incapable de deviner qu'il est plus amusant de se soûler avec un ami qu'avec un amant. L'amour est une source d'angoisse avant d'être une source d'ennui ; seule l'amitié nourrit l'âme. L'amour fait naître en nous de grandes attentes qu'il ne comble jamais ; les espoirs fondés sur l'amitié sont plus légers et immédiats, et n'existent que parce qu'ils ont déjà été satisfaits. L'amour est un scénario sur quelques rares thèmes ressassés que nous avons du mal à suivre, bien que nous nous efforcions de nous conformer à son ton. L'amitié est un permis de séjour qui nous permet d'aller n'importe où et d'agir exactement au gré de notre fantaisie.
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La Symphonie des adieux de
Edmund White
L'amour domestique - avec ses mélodrames adultères, ses compromis douillets, ses câlins asexués, ses prises de bec mesquines - me déplaisait précisément parce qu'il puait le possible, le faisable, ce que tout le monde faisait.
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La Symphonie des adieux de
Edmund White
Fréquenter un écrivain, le connaître de près, dans l'espoir de mieux connaître son oeuvre était un exercice inutile et même destructeur.