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Par le_Bison, le 20/02/2012
Les anges de l'univers de
Einar Mar Gudmundsson
Du temps d’avant les médicaments, certains services n’étaient que de grandes salles où les malades circulaient tout nus. On n’avait pas le droit d’accrocher des tableaux aux murs, ni d’avoir des fleurs sur les appuis des fenêtres, car on pensait que les malades mangeraient les fleurs et se tabasseraient avec les tableaux.
On voyait les internés nus aux fenêtres. Ils se tenaient aux barreaux et tiraient la langue. Derrière eux, il y avait des murs nus et des sols brunâtres, à peu près de la couleur des excréments qu’ils excrétaient.
Ces gens-là ne sortaient jamais à l’air libre, non plus qu’ils ne se lavaient, se peignaient ou se brossaient les dents. Les savonnettes étaient rares et les brosses à dents n’existaient pas. Lorsqu’on prêta attention à ces conditions déplorables et au fait que ce type d’enfermement et d’isolement était injustifiable, on rappela, entre autres, qu’il existait des règlements obligeant les fermiers à faire prendre l’air à leurs bêtes.
Les malades avaient-ils moins de droits que le bétail ? Valait-il mieux pour eux qu’on n’en entende plus jamais parler ?
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Par le_Bison, le 20/02/2012
Les anges de l'univers de
Einar Mar Gudmundsson
Voilà la situation :
Óli est en communication télépathique avec les Beatles ; Pétur attend de la Chine son titre de docteur, et moi, je suis en relation avec divers grands maîtres du passé notamment Vincent Van Gogh et Paul Gauguin, tandis que Viktor, qui ne pense pas grand-chose des Beatles, disserte avec éloquence de la tragédie grecque et des sonnets de Shakespeare. Il est en outre le pharmacologue de notre groupe et sait tout d’Adolf Hitler, qu’il lui arrive d’incarner quelque fois.
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Par jmfhcb, le 06/02/2009
Le testament des gouttes de pluie de
Einar Mar Gudmundsson
Bien évidemment, tous les soleils s'éteignent sous les paupières de Daniel. Du nuage qui passe à l'intérieur de son front pleuvent quelques gouttes de sueur perlée qu'on voit brusquement scintiller. Et l'étang calme de sa pensée, sa surface se ride et les embruns volent au vent. Oui, le pasteur Daniel. On dirait qu'il est, sinon arraché à son autre monde, du moins projeté dans le nôtre.
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Par le_Bison, le 20/02/2012
Les anges de l'univers de
Einar Mar Gudmundsson
As-tu abordé, beau cygne, au rivage désert où dansent les anges... ?
De vieux navires viennent à ta rencontre en rêve et la brume se pose près de toi sur le sable.
On voit pourtant les lumières du château luire d’un éclat gris-jaune, avec l’accompagnement de la mer...
Les arbres qui entourent l’hôpital psychiatrique ont grandi, mais la plage, qui se revêt de nudité se blottit au sein des grains de sable et des cailloux.
Le bruit du ressac s’enfle dans les oreilles et les vagues accourent vers la terre ; souvenirs qui se sont attardés dans les ténèbres.
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Par jmfhcb, le 06/02/2009
Le testament des gouttes de pluie de
Einar Mar Gudmundsson
Rappelle-toi cependant que les rêves sont toujours bénéfiques, oui, même lorsqu'ils sont mauvais, ils sont quand même bons car ils purifient l'âme, un peu comme une course de natation. Je crois même avoir lu quelque part qu'on peut les considérer comme les peignes fins avec lesquels on attrape les poux de l'esprit.