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Par Yuko, le 21/05/2012
Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
A Montréal, un groupe de femmes-artistes a peint une fresque sur un mur, dans une rue où les femmes tapinent. Elles les montre toutes ensemble, rassemblées, en marche.
Le drame des Disparues a ébranlé le pays tout entier...
Une onde de choc du Pacifique à l'Atlantique, jusqu'à la pointe de Gaspé : Honte au Canada.
Entendu un soir dans un bar : "Un quart des Canadiens ont du sang indien dans les veines, les trois quarts restants ont du sang indien sur les mains." (...)
Quand on parle de l'Affaire ici, la gêne est palpable. D'habitude les faits divers les plus sordides excitent les bavardages...
Celui-là, on évite d'en parler.
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Par trust_me, le 24/04/2012
Ma vie précaire de
Elise Fontenaille
Donner mes livres, c’était comme offrir un mari qu’on ne regarde plus à une femme qui le désire…
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Par beeshop, le 04/04/2010
Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
Sur le terrain, les fouilles sont longues, interminables, 300 000 échantillons prélevés, les restes de dizaines de femmes… Selon le chef des médecins-légistes embauchés, c’est une scène de crime comparable à un charnier du Kosovo après purification ethnique, à Ground zero… On n’est pas près d’identifier toutes les femmes charcutées ici… On n’est pas près d’en voir la fin, de ce charnier.
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Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
Tel prédateur n'ira jamais chez les riches, il choisira ses proies dans les quartiers pauvres, un autre évitera systématiquement les quartiers blancs, tel autre ne tuera que des noirs du ghetto... Un meurtrier ne frappe jamais au hasard.
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Par beeshop, le 04/04/2010
Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
Crab Park : une simple bande de gazon donnant sur le port industriel. Ici viennent les marins, les dockers… et aussi les filles de Skid Row, quand elles veulent se laver l’âme entre deux passes, en regardant l’océan, oubliant un instant le downtown eastside ; l’œil errant sur le gris ondoyant des vagues… Le Pacifique lave de tout, même des souillures de Skid Row.
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Par Lagagne, le 03/11/2010
Un koala dans la tête de
Elise Fontenaille
J'avoue : moi, le collège, j'aime pas ça du tout, je m'y ennuie, je me demande toujours ce que je fais là. D'abord, comme j'ai déménagé cet été, je ne connais personne, j'ai l'impression que tout le monde me regarde de travers. Les filles, ici, elles ne pensent qu'aux fringues. C'est bien simple, je ne vois personne avec qui j'aurais envie de devenir amie.
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Par janemar, le 13/11/2011
Le Palais de mémoire de
Elise Fontenaille
Page 99
En Chine, le deuil se dit par l’absence de couleur et c’est beauté ; comme nos habits de ténèbres semblent triviaux, à côté. Car la mort, bien sûr, c’est cela : toute couleur nous est ôtée. Le noir est une orgie de couleurs, jusqu’à l’anéantissement ; la blancheur seule sait dire ce qui nous manque…..(à la mort du Fils du Ciel)
Page 110 :
Jade : « Des lieux et des images pour glorifier la souffrance… ta religion est pétrie de cela, n’est ce pas ? la joie de souffrir »….
Artus : « Nous devons sans cesse nous rappeler les joies invisibles du Paradis et les tourments éternels de l’enfer… » (mais les joies restent invisibles…)
L’art de l’oubli :
On dit que Thémistocle refusa d’être initié à l’art de mémoire : « Que l’on m’enseigne plutôt l’art de l’oubli ! » répondit-il aux disciples de Sémonide soucieux de le convertir….Ce que je prenais pour une boutade me semble aujourd’hui le comble de la sagesse…
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Le soleil et la mort de
Elise Fontenaille
Je me levais la nuit pour chercher à manger, je bouffais n’importe quoi devant mon écran, je m’en foutais, je passais ma vie en ligne, seul avec mes idées noires… Je tapais des mots cool comme : suicide, mort, comment-mettre-fin-à-ses-jours-sans-(trop)-souffrir… Le nombre de sites consacrés au suicide… on n’imagine pas. Dès qu’on a les mots clés, on a l’impression que la planète ado ne pense qu’à se flinguer. Les gens croient qu’on ne pense qu’au sexe à quinze ans, eh bien pas du tout : on ne pense qu’à la mort. Photos de cadavres partout, faits-divers atroces, vidéos horribles…
Une nuit, je suis tombé sur un site moins gore que les autres : le Soleil et la Mort. C’était comme un club. Sur le Soleil, il y en avait toujours un qui était réveillé, même au milieu de la nuit, on chattait 24 heures sur 24.
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Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
Some are born to sweet delight, some are born to the endless night... Sarah a toujours aimé la poésie, les poètes parlent sa langue à elle, celle de la rage, du désespoir et de la souffrance, celle de la grâce aussi.
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Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
Entendu un soir dans un bar : "Un quart des Canadiens ont du sang indien dans les veines, les trois quarts restants ont du sang indien sur les mains".