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Par beeshop, le 04/04/2010
Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
Sur le terrain, les fouilles sont longues, interminables, 300 000 échantillons prélevés, les restes de dizaines de femmes… Selon le chef des médecins-légistes embauchés, c’est une scène de crime comparable à un charnier du Kosovo après purification ethnique, à Ground zero… On n’est pas près d’identifier toutes les femmes charcutées ici… On n’est pas près d’en voir la fin, de ce charnier.
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Par Jumax, le 30/11/2012
Les poings sur les îles de
Elise Fontenaille
"Luis il a une langue d'oiseau, quand il leur parle, les mésanges lui répondent. Il connaît tous les oiseaux du jardin par leur nom."
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Par trust_me, le 24/04/2012
Ma vie précaire de
Elise Fontenaille
Donner mes livres, c’était comme offrir un mari qu’on ne regarde plus à une femme qui le désire…
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Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
Tel prédateur n'ira jamais chez les riches, il choisira ses proies dans les quartiers pauvres, un autre évitera systématiquement les quartiers blancs, tel autre ne tuera que des noirs du ghetto... Un meurtrier ne frappe jamais au hasard.
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Par claireo, le 02/10/2012
Le garçon qui volait des avions de
Elise Fontenaille
Ils organisent des rondes, des battues, ils creusent des fosses à ours un peu partout dans le forêt...Seulement l'ourson en question, c'est le fils de mon amie d'enfance, celle qui n'a pas eu de chance.
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Le soleil et la mort de
Elise Fontenaille
Je me levais la nuit pour chercher à manger, je bouffais n’importe quoi devant mon écran, je m’en foutais, je passais ma vie en ligne, seul avec mes idées noires… Je tapais des mots cool comme : suicide, mort, comment-mettre-fin-à-ses-jours-sans-(trop)-souffrir… Le nombre de sites consacrés au suicide… on n’imagine pas. Dès qu’on a les mots clés, on a l’impression que la planète ado ne pense qu’à se flinguer. Les gens croient qu’on ne pense qu’au sexe à quinze ans, eh bien pas du tout : on ne pense qu’à la mort. Photos de cadavres partout, faits-divers atroces, vidéos horribles…
Une nuit, je suis tombé sur un site moins gore que les autres : le Soleil et la Mort. C’était comme un club. Sur le Soleil, il y en avait toujours un qui était réveillé, même au milieu de la nuit, on chattait 24 heures sur 24.
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Par beeshop, le 04/04/2010
Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
(…) Ca fait un bout de temps que je vis par ici. Plus longtemps que vous ne pensez. Je sais ce que c’est que la haine. Je hais tellement, et si fort, que ça consume mon âme. Jusqu’aux cendres. Je m’endors avec ma haine, elle est ma compagne, ma passion, elle sera une perte aussi. Elle est en moi au plus profond, elle veut que je la laisse sortir, mais je ne peux pas, j ne serais rien sans elle…
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Par beeshop, le 04/04/2010
Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
Crab Park : une simple bande de gazon donnant sur le port industriel. Ici viennent les marins, les dockers… et aussi les filles de Skid Row, quand elles veulent se laver l’âme entre deux passes, en regardant l’océan, oubliant un instant le downtown eastside ; l’œil errant sur le gris ondoyant des vagues… Le Pacifique lave de tout, même des souillures de Skid Row.
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Par Lagagne, le 03/11/2010
Un koala dans la tête de
Elise Fontenaille
J'avoue : moi, le collège, j'aime pas ça du tout, je m'y ennuie, je me demande toujours ce que je fais là. D'abord, comme j'ai déménagé cet été, je ne connais personne, j'ai l'impression que tout le monde me regarde de travers. Les filles, ici, elles ne pensent qu'aux fringues. C'est bien simple, je ne vois personne avec qui j'aurais envie de devenir amie.
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Par Yuko, le 21/05/2012
Les disparues de Vancouver de
Elise Fontenaille
A Montréal, un groupe de femmes-artistes a peint une fresque sur un mur, dans une rue où les femmes tapinent. Elles les montre toutes ensemble, rassemblées, en marche.
Le drame des Disparues a ébranlé le pays tout entier...
Une onde de choc du Pacifique à l'Atlantique, jusqu'à la pointe de Gaspé : Honte au Canada.
Entendu un soir dans un bar : "Un quart des Canadiens ont du sang indien dans les veines, les trois quarts restants ont du sang indien sur les mains." (...)
Quand on parle de l'Affaire ici, la gêne est palpable. D'habitude les faits divers les plus sordides excitent les bavardages...
Celui-là, on évite d'en parler.
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