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Par Orphea, le 06/03/2011
Le Mystère du sarcophage de
Elizabeth Peters
"Merci, monsieur, mais je préfèrerais voir l'intérieur de la pyramide.
-- L'intérieur de la pyramide ? Voyons, madame, vous ne parlez pas sérieusement ?
-- Ma femme ne plaisante jamais quand il s'agit de pyramides, assura Emerson.
-- Certainement pas, confirmai-je.
-- Mais, madame... les passages sont obscurs, sales, étouffants...
-- Ils sont ouverts, si je ne me trompe ? Perring et Wyse les ont explorés voici plus de soixante ans.
-- Oui, évidemment, mais il y a des chauves-souris, madame.
-- Les sauves-souris ne la zênent pas, intervint Ramsès.
-- Pardon ? s'enquit Morgan.
-- Les chauves-souris ne me dérangent pas, traduisis-je. Pas plus que les autres inconvénients mentionnés.
-- Si vous êtes vraiment déterminée, madame, je vais détacher un de mes hommes avec une torche pour vous accompagner. Professeur... cela ne vous contrarie pas ?
-- Aucun projet de ma femme ne me contrarie jamais, répondit Emerson en se calant dans son fauteuil. M'y opposer serait gaspiller mon énergie.
-- Alors, madame, si vous insistez. Vous pouvez prendre votre fils comme guide, dit Morgan en jetant à Ramsès un regard en coin. Il connaît parfaitement l'intérieur de cette pyramide."
Emerson manqua s'étrangler. Je regardai Ramsès, qui m'offrit un visage aussi énigmatique que celui du sphinx.
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Par shelbylee, le 01/07/2010
La onzième plaie d'Egypte de
Elizabeth Peters
Puisque tu es réveillé, Ramsès, et intéressé à juste titre, descends au salon ; papa te racontera tout. J'ai promis à Gargery...
- Ramsès est consigné dans sa chambre, lui rappelai-je.
Ma voix était - comme toujours, je l'espère - parfaitement calme.
- Ah ! c'est vrai, dit Emerson. J'avais oublié. Dans ce cas, je vais demander à Gargery de monter ici. Je lui ai promis...
J'ai beau être la plus tolérante des femmes, la perspective de me joindre à mon époux, à mon fils et à mon majordome pour discuter de notre soirée dans une fumerie d'opium et au poste de police de Bow Street était légèrement au-dessus de mes forces.
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Par shelbylee, le 27/06/2010
Le Papyrus de Thot de
Elizabeth Peters
- La preuve, fit mon rejeton exaspérant (me devançant, comme il le fait habituellement), se trouve dans le résultat. Les voleurs n'étaient pas des cambrioleurs ordinaires. Ils voulaient s'emparer des anquités de Mr. Romer, qui constituent l'une des plus belles collections privées au monde. Le Maître du Crime s'est spécialisé dans les antiquités égyptiennes, et l'idée même d'utiliser une organisation de suffragettes aux fins de pénétrer dans la demeure d'un adversaire virulent au droit de vote des femmes est typique du sens de l'humour sarcastique de Séthos.
- Mais, dit Reginald, comme un disque de gramophone rayé, mais...
- Si c'est bien Séthos, vous n'attraperez jamais ce salopard, déclara Emerson.
C'était symptomatique de sa disposition d'esprit. : il ne s'excusa même pas de l'emploi de ce mot grossier. Je dois avouer que nous nous étions habitués à ce travers. Il poursuivit :
- Mais je vous souhaite bonne chance. Rien ne me ferait plus plaisir que de le voir derrrière les barreaux. Nous vous avons dit tout ce que nous savions, Sir Reginald. Ne feriez-vous pas mieux de vous mettre au travail, au lieu de rester assis à boire tranquillement du brandy ?
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Par emi13, le 15/01/2013
L'énigme de l'ombre écarlate de
Elizabeth Peters
blonde était sa chevelureet roses ses joues,aussi terrifiant que ceux d'un serpent,ses yeux étincelaient.....
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Par cogd, le 27/01/2013
Un crocodile sur un banc de sable de
Elizabeth Peters
"Une momie qui marche, Mademoiselle Peabody ? J'en suis fort aise ! Vous n'allez tout de même pas reprocher à un pauvre gars immobilisé depuis trois mille ans d'avoir envie de prendre un peu d'exercice ?"
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Par Orphea, le 25/07/2011
La Malédiction des pharaons de
Elizabeth Peters
Incipit
Les événements que je vais vous relater commencèrent par un après-midi de décembre, jour où j’avais convié Lady Harold Carrington et certaines de ses amies à prendre le thé.
Ne vous laissez pas abuser, aimable lecteur, par cette déclaration liminaire. Elle est exacte, certes (comme le sont toutes mes déclarations), mais si vous nourrissez l'espoir de lire un récit de simplicité pastorale, agrémenté de commérages sur la haute société du comté, vous serez cruellement déçu. La paix bucolique n'est point mon élément, et l'organisation de goûters n'est en aucun cas ma distraction favorite. Pour tout dire, je préférerais être pourchassée dans le désert par une bande de derviches sauvages armés de lances et assoiffés de sang. J'aimerais mieux être poursuivie par un chien enragé et contrainte de me réfugier dans un arbre, ou me retrouver face à une momie sortie de son tombeau. J'aimerais mieux affronter des poignards, des pistolets, des serpents venimeux ou la malédiction d'un roi trépassé depuis des siècles.
Quitte à être accusée d’exagération, permettez-moi de souligner que j'ai connu toutes ces expériences, à l'exception d'une seule. Remarquez, Emerson a déclaré un jour que si je devais réellement rencontrer une bande de derviches, même les plus pacifiques d'entre eux seraient enclins à me massacrer au bout de cinq minutes, excédés par mes incessantes récriminations.
Pour Emerson, il s'agit là d'une remarque spirituelle.
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Par shelbylee, le 28/06/2010
Le Papyrus de Thot de
Elizabeth Peters
- Les gens sont assez souvent portés à vous étrangler, Amélia. Ce...euh...cet incident a eu lieu il y a quelques années, Katherine, lorsque mon épouse avisée et prudente a eu l'idée de se lancer à la poursuite d'un suspect sans prendre la prendre la peine de m'informer de ses intentions.
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Par Orphea, le 25/07/2011
Un crocodile sur un banc de sable de
Elizabeth Peters
Incipit
Quand mes yeux s'étaient posés pour la première fois sur Evelyn Barton-Forbes, elle arpentait les rues de Rome.
(Le critique non autorisé qui lit par-dessus mon épaule me signale une première erreur. Si ces quelques mots, à mes yeux si anodins, prennent un autre sens pour le commun des mortels, il faut, par égard pour Evelyn, que j'en trouve d'autres.)
Cependant, pour être juste, je me dois de répéter qu'elle faisait exactement ce que j'ai dit, mais sans aucune intention particulière. À la vérité, la pauvre fille était plongée dans un tel désarroi qu'elle aurait été bien incapable de nourrir un projet quelconque. Notre rencontre fut le fruit du hasard. D'un hasard heureux. J’avais et j'ai toujours eu des projets pour deux.
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Par Orphea, le 25/07/2011
Le Mystère du sarcophage de
Elizabeth Peters
Incipit
Je n'avais jamais eu l'intention de me marier. A mon avis, toute femme née dans la seconde moitié du XIXe siècle de l'ère chrétienne était suffisamment désavantagée comme cela sans avoir besoin d’aller chercher de son plein gré un inconvénient supplémentaire. Certes, il m'arrivait, à l'occasion, de me laisser aller à rêver tout éveillée de rencontres romantiques, car j'étais aussi sensible qu'une autre aux attraits évidents du sexe opposé. Mais je ne m'attendais pas à rencontrer un homme susceptible de me convenir, et je ne souhaitais pas plus dominer un époux qu'être régentée par lui. De mon point de vue, le mariage devrait être une position de neutralité équilibrée entre des adversaires égaux.
Lorsque j'ai rencontré Radcliffe Emerson, je n'étais plus toute jeune et m'étais résignée à finir vieille fille. Notre première entrevue n'eut rien de romantique. Jamais je n'oublierai son apparence, lors de cette confrontation, face à face, dans le hall lugubre du musée Boulaq : sa barbe noire hérissée, ses yeux bleus lançant des étincelles, ses poings serrés, sa riche voix de baryton m'invectivant parce que j'avais épousseté des pièces de valeur. Pourtant, tout en répondant à ses critiques avec une égale véhémence, je sus au fond de mon cœur que nos vies seraient liées.
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Par Orphea, le 25/07/2011
L'Ombre de Sethos de
Elizabeth Peters
Incipit
-- Ma chère Peabody, déclara Emerson, reprenez-moi si je me trompe, mais j'ai comme l'impression que l'insatiable appétit de vivre qui vous caractérise si bien vous fait quelque peu défaut, tout particulièrement en une occasion pareille. Depuis l'heureux jour qui nous a unis, jamais nuage n'est venu troubler le ciel limpide de la félicité conjugale. Et ce fait remarquable provient, je n'en doute point, de la parfaite communion qui est la nôtre. Confiez-vous, je vous en implore, à l'homme fortuné qui a pour mission de vous soutenir et de vous protéger, et dont le plus grand bonheur est de partager le vôtre.
Emerson avait certainement dû préparer cette harangue. Personne ne parle ainsi au cours d'une conversation ordinaire.
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