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Par mila0707, le 26/12/2011
Waluk de
Emilio Ruiz
- C'est quoi, un humain?
- Un humain?!! c'est difficile à décrire.
Les humains n'ont pas de peau : c'est pour ça qu'ils nous enlèvent la nôtre. Ils se ressemblent tous beaucoup. Ils marchent toujours sur deux pattes et ne savent pas voler. Leurs griffes sont très peu puissantes et ils s'en servent pour porter la nourriture à leur bouche, car ils ont le museau plat... De plus, ils ne savent pas courir et ils sont faibles... mais ils ont des bâtons qui tuent de loin. Ils sont méfiants, tricheurs, et ils se déplacent habituellement en groupe. Si tu vois un humain seul sans son bâton, ne manque pas l'occasion de le manger : bien qu'ils aient peu de graisse, les humains sont savoureux.
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Par mila0707, le 26/12/2011
Waluk de
Emilio Ruiz
Ainsi, un jour, Waluk découvrit quelque chose de nouveau pour lui : l'asphalte.
- Qu'est-ce que c'est Esquimo?
- Euh... ce sont les chemins qu'utilisent les hommes pour se déplacer. Comme ils n'ont pas de force ni de peau à eux, ils voyagent à l'intérieur d'un animal dur avec des pattes rondes.
Regarde, Waluk! Comme celui qui passe maintenant! Tu le vois?
- Berk!
Ça n'a pas l'air appétissant.
-Tu as raison : bien qu'ils bougent, ces animaux ne se mangent pas. Ils sont durs et ils sentent mauvais.
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Par mila0707, le 26/12/2011
Waluk de
Emilio Ruiz
Les inuits vivent dans les lieux les plus reculés de la Terre et s'adaptent à des conditions de vie extrêmes difficilement imaginables. Leur culture s'est développée pendant des milliers d'années autour de l'ours, du phoque ou encore du renard. La grande particularité du peuple inuit est qu'il a vécu en s'intégrant parfaitement à ce territoire. Son passage sur le monde aura été discret, respectueux de la Terre. Il est un exemple et un espoir pour le monde actuel assiégé par une multitude de problèmes environnementaux.
(Préface d'Emilio Ruiz)
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Par mila0707, le 26/12/2011
Waluk de
Emilio Ruiz
Les ours nous inspirent admiration et crainte. Leurs caractéristiques sont la beauté et l'agilité. Ils semblent cruels, mais parfois humains aussi: ils se grattent et ronflent probablement, bien que je n'aie pas l'intention de m'en approcher suffisamment pour le vérifier. Ce sont des animaux irrésistibles qui ne laissent personne indifférent.
(Préface d'Emilio Ruiz)
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Par mila0707, le 26/12/2011
Waluk de
Emilio Ruiz
Le même matin, tout près de l'endroit où dormait Waluk, un autre ours se sentait également très seul.
Il s'appelait Esquimo et c'était un vieil ours. Dans sa jeunesse, Esquimo était allé jusqu'à peser près de 600 kilos, et lorsqu'il s'étirait dans la neige, il mesurait presque quatre mètres de long.
Esquimo n'y voyait presque pas; il avait quasiment perdu tout son flair et ses réserves de graisse étaient insuffisantes pour le protéger du froid.
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Par mila0707, le 26/12/2011
Waluk de
Emilio Ruiz
"Je préfère vivre de nouveau seul plutôt que d'être une charge pour qui que ce soit.
-Mais tu n'es pas une charge, je peux te l'assurer, mon ami!
-Si je n'étais pas une charge, ma mère ne m'aurait pas abandonné.
-Mais tous les ours sont abandonnés par leur mère!
Regarde, moi, ma mère m'a quitté lorsque j'avais à peine un an et demi.
-Elle est aussi partie pendant que tu jouais?
-Euh! oui, quelque chose comme ça...
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Par mila0707, le 26/12/2011
Waluk de
Emilio Ruiz
Pour tromper leur solitude, Waluk et Esquimo devinrent des amis inséparables. Tous les jours, à peine étaient-ils levés que la même histoire se répétait...
"Satané rhume, je ne vais donc jamais en guérir!
Où flaires-tu quelque chose à manger, Waluk?
-Par là-bas, je sens des phoques qui se dorent au soleil."
Depuis longtemps déjà, Waluk s'était en effet aperçu qu'Esquimo n'avait plus de flair.
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Par mila0707, le 26/12/2011
Waluk de
Emilio Ruiz
La culture des Inuits, c'est aussi leur art. Ce sont de magnifiques artistes qui sculptent d'une manière sublime. Ils connaissent et respectent les ours comme personne car ils ont eu à les observer pour pouvoir les chasser. Sans leurs peaux, leur graisse, ils ne pourraient survivre au pôle Nord.
(Préface d'Emilio Ruiz)
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Par mila0707, le 26/12/2011
Waluk de
Emilio Ruiz
Waluk essayait de dormir à l'intérieur d'un trou creusé dans la glace.
Il se sentait le plus malheureux et le plus solitaire de tous les êtres de la Terre. Sa mère l'avait abandonné.
Il avait faim et terriblement sommeil, mais il ne pouvait fermer l'oeil.
Finalement, il s'endormit.
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Par mila0707, le 26/12/2011
Waluk de
Emilio Ruiz
Waluk essayait de dormir à l'intérieur d'un trou creusé dans la glace.
Il se sentait le plus malheureux et le plus solitaire de tous les êtres de la Terre. Sa mère l'avait abandonné.
Il avait faim et terriblement sommeil, mais il ne pouvait fermer l'oeil.
Finalement, il s'endormit.