Critiques de Eric-Emmanuel Schmitt


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    • Livres 2.00/5
    Par Sesheta, le 22/11/2009


    Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran de Eric-Emmanuel Schmitt

    Cette nouvelle sur le passage initiatique de l’enfance à l’âge adulte, nous offre une réflexion, un peu simpliste et pas originale, sur l’amour, la joie de vivre et la tolérance.
    L’écriture est simple, le livre, très court et imprimé en gros caractères, est très facile et rapide à lire.
    Quelques pétales de sagesse à cueillir dès 11 ans !


    Lien : http://chaosdecritures.over-blog.com/article-monsieur-ibrahim-et-les-fleurs-d...

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    • Livres 4.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 23/09/2011


    Oscar et la dame rose Oscar et la dame rose de Eric-Emmanuel Schmitt

    Oscar est un petit garçon de dix ans que la maladie a fait grandir plus vite. Oscar, c’est une innocence combinée à une maturité. Oscar, c’est un enfant que l’on a envie de rassurer, à qui on a envie de dire que tout ira mieux tout en sachant que ce sera faux.

    Ce roman, c’est des bouts de vie, des lettres adressées à Dieu de la part d’un enfant atteint de leucémie qui a déjà très bien compris à quel point la vie était courte. Mais ce roman, c’est aussi une belle histoire d’amitié et même d’amour entre Oscar et Mamie Rose. Cette femme est une « dame rose », de celles qui rendent visite aux enfants malades. Mais entre eux deux, c’est plus fort que ça. Ils se sont trouvés.

    Un jour, Mamie Rose lui parle d’une légende. La légende des douze jours divinatoires. Elle demande à Oscar de jouer avec elle et faire en sorte d’une journée compte pour dix années. A partir de ce moment, le lecteur espère de plus en plus tout en sachant que l’issue de ces douze jours sera inévitablement douloureuse.

    Pourtant, on suit ce petit bonhomme avec plaisir. A travers ces dizaines d’années qu’il traverse en un éclair. Ses amitiés, son amour avec Peggy la fille bleue. Qu’il trouve d’ailleurs beaucoup plus belle en bleu. Il est attachant, il est touchant.

    Ce roman donne le sourire, serre le cœur. Il pourrait être un message d’espoir, une façon de nous dire de profiter de la vie et des gens que l’on aime tant qu’il est encore temps. Pourtant, on ne peut pas s’empêcher de se dire que la vie est également terriblement injuste.

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    • Livres 4.00/5
    Par nanougo44, le 11/12/2011


    La Part de l'autre La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt

    Vous avez tous entendu, un jour, parlé de « l'effet papillon », »La Théorie du chaos ». Mais si ! Vous savez... :  « le battement d'aile d'un papillon peut déclencher une tornade à l'autre bout du monde ». Les « si j'avais fait ça... », « si j'étais parti de chez moi 5 minutes plus tôt, j'aurais sûrement été percuté par le camion qui arrivait en face de moi », « si j'avais travaillé plus à l'école au lieu de rêvasser sur les bancs du fond de la classe, j'aurais eut plus de choix » (ou les « si ma tante en avait... » mais ça fait moins poétique et littéraire...)
    On l'a sûrement tous fait un jour, de se demander comment aurait été notre vie si tel ou tel événement s'était passé différemment, si nos choix avaient été différents.
    Voilà donc l'outil de travail de base d'Éric-Emmanuel Schmitt pour ce roman impressionnant et même...dérangeant, par moment.
    Le sujet: Adolph Hitler !
    L'auteur écrit deux histoires en parallèle.
    L'une parlant de l'Adolph Hitler que nous connaissons tous et qui est devenu le tortionnaire inhumain et meurtrier de million d'hommes et de femmes, dont la Shoah reste le fait le plus marquant.
    L'autre, l'histoire d'Adolphe H. reçu à l'examen d'entrée de l'école des Beaux-arts de Vienne qui ne rêve que d'une seule chose devenir un grand peintre célèbre !
    Ce qui est frappant dans le récit c'est que d'un chapitre à l'autre vous sentez Hitler s'enfoncer dans le « côté obscur ». Cet homme rongé par la haine, élevé par un père violent et autoritaire et une mère soumise et emportée par un cancer, dont il était très proche. Un homme à l'esprit faible et perturbé, noir qui s'est facilement laissé entrainer vers le bas et qui a fait de mauvaises rencontres et aux mauvais moments.
    De l'autre, un Adolph H. timide, introverti et non guéri de son complexe d'œdipe, qui va chercher à devenir meilleur en se faisant psychanalyser par... Freud...(passage que j'ai trouvé excellent et une très bonne idée de l'auteur). Lui fera, évidemment, de bonnes rencontres.
    Un Hitler découvrant la Haine, la misère, le mensonge, le dégoût. Un Adolph découvrant l'amour, le désir, le plaisir, la vie. Hitler remercie Dieu de lui avoir fait connaître la Guerre, Adolph H. remercie Dieu de lui avoir fait connaître l'amour.
    Un sentiment de montagnes russes en lisant ce roman. D'un chapitre à l'autre, on descend vers l'Enfer avec Hitler puis on remonte vers la lumière avec Adolph H.
    Je ne vais pas vous dire que je me suis attachée au personnage d'Hitler, comme je me suis attachée au personnage d'Adolph, mais le chemin qui l'a mené vers la déchéance m'est, du coup, plus clair et
    je pense qu'on a tous en nous cette faculté de choisir entre le bien et le mal, entre la facilité de se laisser aller ou le courage de se battre, même dans l'échec, pour devenir meilleur...ou pire.
    Un livre à lire...sans faute.

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    • Livres 1.00/5
    Par Pasdel, le 05/01/2012


    Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent ; Kiki van Beethoven (1CD audio) Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent ; Kiki van Beethoven (1CD audio) de Eric-Emmanuel Schmitt

    Un sentiment m'envahit pour écrire cette critique: la déception.Autant le titre semblait original, autant l'essai m'est apparu banal.Certes, on sent l'auteur passionné,emprunt de Beethoven. Certes,l'écriture est agréable,l'écrivain cultivé.Mais l'osmose ne prends,faut-il écouter Beethoven pour s'immerger dans cet essai?Je n'en suis pas sûr.Beethoven,comme Mozart,se suffit à lui-même,pas besoin de pamphlet.
    Heureusement,la pièce qui lui est adjointe permet de terminer le livre avec  un sentiment plus mitigé.

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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 25/12/2011


    La Part de l'autre La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt

    Cela faisait déjà un petit moment que j'avais ce livre sous le coude et j'attendais à chaque fois le bon moment pour le lire mais je ne sais pas si il y a réellement un moment approprié car je savais déjà plus oyu moins à quoi m'attendre et je pense que c'est cela que je redoutais. En effet, Eric-Emmanuel Schmitt retranscrit ici une superbe uchronie de l'histoire mondiale.
    A travers l'histoire de deux hommes qui ne sont en réalité qu'un, Adolf H. et Hitler, l'un étant la part d'umanité qui se trouve en chacun de nous et l'autre, au contraire, son pire ennemi, à savoir un monstre démuni de sentiments et capable des pires choses qui soient sur cette terre.

    Adolf H. est un jeune homme très humain qui a réussi son concours d'entrée à l'école des Beaux-Arts, qui s'épanouit au fur et à mesures autant dans ses relations amicales qu'amoureuses et, plus que tout, apprend l'amour altruiste, en prenant du plaisir à donner du plaisir aux autres. Cet homme va d'ailleurs en payer les frais puisqu'en ayant appris à aimer plus qu'à être aimé, il va également découvrir ce qu'est la souffrance, et notamment la souffrane de perdre un être proche.

    En parallèle de cette histoire, le lecteur découvre celui qu'il croyait connaître au travers des abominables actes qu'il a commis lors de son arrivée à la tête du parti naziste en Allemagne mais il se rend également compte qu'il ignorait une grande partie de sa vie avant qu'il ne devienne cet homme-là. En tous cas, ce fut valable pour moi et je crois que c'est un peu pour cela que je remettais sans cesse à plus tard la lecture de ce livre car l'auteur nous démontre qu'il existe un Hitler enfoui au plus profond de nous, qui est la part la plus obscure de nous-mêmes et que, même si c'est un être que l'on exècre, il est suscepible de remonter à la surface.


    Un roman bsoulument envoûtant et captivant, tantôt effrayant, tantôt attendrissant. L'écriture d'Eric-Emmanuel Schmitt fait parfois peur tellement elle réveille en nous des émotions fortes, soit en nous indignnant, soit en nous démontrant que nous avons rarement raison et que l'erreur peut parfois être dangereuse autant qu'elle peut être instructive. Un roman, certes, mais aussi une magnifique leçon d'histoire, de morale et de philosophie. Une merveille. A lire sans faute !

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 02/09/2011


    La femme au miroir La femme au miroir de Eric-Emmanuel Schmitt

    Trois romans en un. Un roman à trois voix.
    Mais une seule et même affirmation:"Je me sens différente".
    Trois époques et trois femmes "différentes".
    Bruges à l'époque de la Renaissance.Anne fiancée à Philippe se voit offrir deux miroirs.Elle fuit au dernier moment, "Anne devinait que le bonheur se cachait derrière un arbre tel un lapin,elle voyait le bout de son nez,elle percevait sa présence,son invite,son impatience" et refuse le saucissonage vengeur d'un fiancé décidé à la soumettre.
    Vienne impériale.
    Hanna, elle aussi va murmurer "Je crains d'être différente".
    Par lettres,elle confie à Gretchen son ressenti durant sa nuit de noces, subie comme un "cours de gymnastique" et face à la glace lorsque chaque matin "elle se déguise en dame" avec jupon,corset et lacets.
    "Son désir me fascine sans me déranger, je ne le partage pas".
    Le Red and blue une boite branchée du Sunset boulevard.Epoque contemporaine.
    "C'est quoi cette pute?" s'effraie Anny, la star saoule de saoule, en contemplant son reflet dans la glace.
    Dire qu'elle a couché avec presque tous les garçons présents!
    "Suis-je un bon coup?" continue-t-elle.
    Dés le début Eric Emmanuel Schmitt ensorcelle ses lecteurs car bien que les trois ambiances, tons et langages soient dissemblables, les histoires s'imbriquent puisque s'alternent les passages successifs,portes ouvertes sur la vie.Tout s'enchaine,tout se suit.
    Breaucoup d'interrogations sur le désir,le plaisir,l'égalité homme et femme.
    Quel que soit leur parcours, la première qui sait lire le coeur des hommes et l'esprit des animaux, plus mystique, évoluera entre deux images, celle qu'elle est et celle qu'elle donne à voir.
    Sainte ou sorcière?
    La deuxième s'intéresse à l'orgasme,à la psychanalyse.Est-elle "la spectatrice d'elle même" ou la disciple de Freud qui agit et mène sa vie tambour battant?
    La troisième, actrice, "consolidée par chaque coup de pinceau du maquilleur" vivra-t-elle sa vraie vie ou celle de ses rôles?
    Et là intervient le talent d'Eric Emmanuel Schmitt, le petit plus qui lie tous les ingrédients d'une excellente recette, le lien qui relie les trois femmes en une,pour leur offrir une âme commune, du grand art de grand chef!
    Petit rappel:Eric Emmanuel Schmitt, auteur français à succés,romancier,nouvelliste,dramaturge essayiste contemporain, obtenteur de nombreux prix est connu entre autres pour:Oscar et la dame en rose,Le sumo qui ne voulait pas grossir,La rêveuse d'Ostende...

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    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 20/03/2009


    Oscar et la dame rose Oscar et la dame rose de Eric-Emmanuel Schmitt

    souvenir de lecture...

    "Le cycle de l'Invisible" comprend 4 des romans écrit par Éric-Emmanuel Schmitt: Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose et L'Enfant de Noé. C'est un cycle de quatre récits qui traite des religions.


    Oscar, dix ans, souffrant de la leucémie , vit à l'hôpital, où chaque jour, Mamie-Rose (la dame rose) vient le voir. Ensemble, ils parlent de la vie, en toute simplicité, et de la mort, qui approche. Oscar sait très bien qu'il doit mourir, et il tient à profiter pleinement de ses derniers jours, donc Mamie-Rose lui propose de vivre chaque jour comme s'ils comptaient pour dix ans.

    Afin de ne pas perdre espoir et de se sentir en vie, il écrit douze lettres décernées à Dieu, où il raconte les douze derniers jours de son existence en détails.

    Pendant ces douze jours, il tente de vivre comme l'on devrait vivre à l'âge qu'il a. Par exemple, lorsqu'il tombe amoureux de Peggy Blue, une petite fille à quelques chambres de la sienne, au deuxième jour, il prévoit de se marier, car il est dans la vingtaine.

    Ses textes peuvent paraître simplistes, car ce ne sont que des paroles d'enfants, cependant, Oscar fait appel à plusieurs caractères philosophiques qui sont mis en évidence dans le livre. Au douzième jour, Oscar meurt à un peu plus de cent dix ans.


    Lien : http://mazel-livres.blogspot.com/

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    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 18/05/2010


    Oscar et la dame rose Oscar et la dame rose de Eric-Emmanuel Schmitt

    Il y a des livres qui vous marquent à jamais, qui vous transforment. Ce court roman d' Eric-Emmanuel Schmitt est un de ceux-là. Chaque lettre est un recueil d'émotions, de poésie et de tendresse. L'auteur s'est glissé dans le rôle d'un petit garçon de dix ans, malade, avec brio. Ce roman n'est pas un récit voyeuriste, lourdeau et moqueur. Non, bien au contraire, ce récit témoigne de la force, de l'héroïsme et du combat que mène Oscar face à la maladie. C'est une ode au courage de tous les jeunes malades qui ne perdent pas espoir, et qui au contraire, redonnent confiance et foi à ceux qui les entourent.

    A la lecture de ce livre, j'ai été submergée d'émotions et j'ai compris la force de ce petit bonhomme. J'ai alors pris conscience de ce qui est important dans la vie...Le récit d' Eric-Emmanuel Schmitt s'est ancré en moi et m'a transformé durablement. Ecrit avec talent, je n'ai pas pu m'empêcher de verser quelques larmes, mais aussi de sourire à certains passages des lettres d'Oscar. Ce roman est un petit bijou de la littérature contemporaine française et une merveilleuse leçon de vie. A lire d'urgence !

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    • Livres 5.00/5
    Par isallysun, le 13/01/2012


    Oscar et la dame rose Oscar et la dame rose de Eric-Emmanuel Schmitt


    Je ne connaissais SCHMITT que de réputation. Et je dois dire qu'avec ce court roman, il a mis la barre très haute quant à mes futures lectures de lui! Vous comprenez donc que j'ai adoré ce roman! C'est un court roman qui se dévore facilement et je le relirais sans doute d'ores et déjà si je n'avais pas tant de lectures à faire! Et je ne suis pas du genre à relire ce que j'ai déjà lu. Ça vous donne une idée à quel point ce roman est excellent. Je cherche un point négatif, et pour l'instant, je n'en trouve pas. Oscar et Mamie-Rose sont des personnages tout simplement attachants, et on hurle la rage d'Oscar en lisant ce roman. SCHMITT nous prend par les sentiments et il y réussit à merveille. Je comprends pourquoi ce livre se retrouve dans la liste des 100 livres préférés des blogueurs, mais je ne comprends pas qu'il ne se retrouve que dans le Baby-Challenge littérature contemporaine et non dans le Big Challenge, car il n'est pas qu'excellent, il est bien plus. De plus, la façon d'aborder la maladie est sublime et le concept d'écrire des lettres à Dieu est tout simplement génial. Bref, on aime les petits voeux qu'Oscar fait et on s'attache également aux surnoms qu'il donne aux autres malades. On ne peut lire ce livre sans être transporté et subjugué dans l'univers. C'est tout simplement un petit bijou qu'il faut lire, et relire!


    Lien : http://paysdecoeuretpassions-critiques.blogspot.com/2012/01/une-belle-facon-d...

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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 29/01/2011


    La Part de l'autre La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt

    Le roman raconte deux histoires en parallèle: celle d'Adolf Hitler, d'abord, tel que nous le connaissons et puis celle d'Adolf H., sorte de jumeau du premier mais qui aurait choisi la voie du Bien. Eric-Emmanuel SCHMITT est parti de l'idée que si Hitler n'avait pas échoué au concours d'entrée à l'école des beaux-arts il se serait épanoui dans la peinture, changeant ainsi le cours de sa vie et par conséquent le cours de l'Histoire.
    La partie concernant Hitler est extrêmement bien documentée. On croit tout savoir sur le personnage mais Eric-Emmanuel SCHMITT nous fait découvrir l'intimité d'Hitler, ses psychoses, ses névroses, ses frustrations, ses problèmes sexuels, toutes ses choses qui, accumulées, vont le conduire vers la folie.
    Dans les passages relatant la vie d'Adolf H., il laisse libre cours à son imagination. On fait la connaissance d'un jeune timide, introverti, passionné par son art et surtout conscient de ses problèmes même si il ne sait pas les expliquer. Il va donc se prendre en main et demander de l'aide. Cette vie romancée m'a beaucoup plû. Avec Adolf H., on étudie aux beaux-arts, on flâne dans la vienne d'après-guerre, on vit la vie de bohême à Paris, on aime, on se marie, on fait des enfants et surtout on évite la deuxième guerre mondiale.
    Le propos de SCHMITT est de nous montrer l'ambivalence de l'être humain qui a en lui le Bien et le Mal et qui fait ses choix de vie vers l'un ou vers l'autre. Il insiste sur le fait qu'Hitler est un être humain, qu'il fait partie de l'Humanité et que nous devons tous vivre avec l'idée que notre espèce est capable d'engendrer ce genre de personnalité. Son livre fait réfléchir et surtout laisse songeur quant à tout ce qui aurait pû être -et surtout ne pas être- si Hitler avait trouvé en lui la capacité d'assumer ses échecs.
    Un très beau livre qui marque l'esprit et qui continue à vivre en soi longtemps après que la dernière page se soit tournée.

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    • Livres 4.00/5
    Par jostein, le 26/05/2010


    La Part de l'autre La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt

    Une fois de plus, ce livre d'Eric-Emmanuel Schmitt ne peut pas laisser indifférent.

    "Si le nez de Cléopâtre eût été plus court, la face du monde en eût été changée."

    Si Hitler avait su analyser ses échecs et affronter ses problèmes, il n'aurait pas été aussi égocentrique et empreint de ce sentiment de vengeance.
    ....
    Dans ce livre, Eric-Emmanuel Schmitt glisse des réflexions sur l'amitié (lettre d'Adolf à ses deux compagnons de guerre), sur la foi (discussions avec la soeur), sur l'art, sur le Mal et la conscience du Mal


    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-la-part-de-l-autre-d-eric-em...

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    • Livres 3.00/5
    Par oops, le 20/01/2012


    La femme au miroir La femme au miroir de Eric-Emmanuel Schmitt

    Trois femmes Anne la Sainte, Hanna la bourgeoise et Alex la people. Trois époques le moyen Âge, les années 1900 et les années 2000. Trois destins féminins qui veulent assumer leurs différences au grand damne de la société qui quelle que soit l’époque aime à formater les femmes dans le même moule tels sont les situations mises en scène par l’auteur. Un roman audacieux qui explore la gent féminine avec réalisme, les rôles de chacune étant parfaitement prédéfinis, conditionnés dans des carcans dignes de leur époque. Chacune de ses femmes va pourtant déjouer les principes ancrés pour affirmer leur différence et vivre leur vie de femme telle qu’elle le souhaite envers et contre tous ! Même si l’auteur comme à son habitude amène une réflexion philosophique ici celle de la place de la femme dans la société, le tout est un peu longuet. La femme vivant au moyen Âge a un destin hors du commun, mais les deux autres portraits sont assez banals. La fin m’a un peu réconciliée avec les longueurs mais si je devais conseiller cet auteur je ne commencerais pas par celui-là !


    Lien : http://ma-bouquinerie.blogspot.com

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    • Livres 5.00/5
    Par fee-tish, le 13/01/2012


    La Part de l'autre La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt

    Si les rêves d'artiste peintre d'Adolf Hitler n'avaient pas été avortés par l'Ecole des Beaux-Arts de Vienne, quelle aurait été la vie de cet autrichien et quel aurait été le monde de la première moitié du XXe siècle ? C'est cette question que s'est posée Eric-Emmanuel Schmitt au travers de ce roman.

    Adolf Hitler, Adolf H. Deux personnalités différentes, un seul homme. Dans "La part de l'autre", le livre alterne les paragraphes racontant la vraie histoire d'Hitler, depuis 1908 jusqu'à sa mort, et ceux imaginant la vie qu'aurait été la sienne s'il avait été accepté aux Beaux-Arts.
    Entre roman historique basé sur des documents d'archives et histoire romancé, le lecteur s'ouvre à un sujet tabou : comprendre les horreurs commises par Hitler en essayant de décrypter comment les péripéties de sa jeunesse l'ont conduit à devenir le monstre qui a commis l'un des plus grands génocides du XXe siècle.

    Premier problème de conscience qui survient : oui, le jeune Hitler m'est sympathique. A cette époque, il n'est pas encore le furieux dictateur, simplement un adolescent qui n'accepte pas que l'on nie sa qualité de peintre. Il ne se remet pas en cause, il est seul. Ce qui va le transformer, c'est la Première Guerre mondiale. Il va se révélé à lui-même dans ce conflit puisque l'armée le fait exister et le reconnaît. Et surtout l'échec de l'Allemagne, qui va faire naître son antisémitisme. Eric-Emmanuel Schmitt ne juge pas son personnage. A la fin de l'ouvrage, dans son "Journal" d'écrivain, il raconte qu'il hait Hitler comme la plupart d'entre nous ; mais cela ne se ressent pas dans le récit. Il veut comprendre ; ce qui ne veut pas dire excuser.

    Bien sûr on se sentira plus à l'aise avec Adolf H. Lui aussi a ses travers, mais il cherche à se soigner. Ses relations avec les femmes et la sexualité ne lui semblent pas normales ? Il va consulter le Dr Freud sur les conseils de son médecin de famille. Ce que l'Hitler que l'on connaît ne fera jamais. La vie de ce personnage est plutôt banale mais elle prend tout son sens quand on le replace dans le contexte : cette vie aurait pu être celle d'Adolf Hitler.

    J'ai trouvé ce roman magnifiquement écrit. Du début à la fin, il y a du rythme, de la documentation, des recherches sur la psychologie humaine, sur la façon dont une personnalité se forge. Certains passages contitués de phrases courtes rendent le récit presque musical.
    C'est un roman que je conseille vivement car, en plus de nous apprendre des vérités historiques sur la vie d'Hitler que l'on pourrait ignorer, il ne nous laisse pas indemne. On se pose alors une question fondamentale : s'il m'arrivait un évènement X, je pourrais moi aussi laisser émerger "l'autre", cette part de nous qui serait aussi mauvaise que celle d'Hitler. Effrayant oui, mais il est essentiel d'en être conscient.

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    • Livres 5.00/5
    Par bonogirl, le 22/07/2011


    La Part de l'autre La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt

    J’ai mis du temps avant de commencer ce livre je m’attendais a un énième livre sur les horreurs de la seconde guerre mondiale, avec son lots de maltraitance, d’humiliation des juifs et un Hitler toujours aussi inhumain et machiavélique
    … Mais là où se roman a su faire la différence c’est que justement Hitler n’est pas dépeint comme un monstre, mais tout simplement comme un homme avec ses faiblesses, ses qualités, ses souffrances.


    Ce livre composé en quelque sorte de deux parties, une relatant la vie d’Hitler et une fictive relatant la vie d’Adolphe H. reçu aux Beaux Arts m’a vraiment plu. L’écriture, le style, la diversités des personnages, dont une apparition de Freud que j’ai adoré, la réflexion sur le mal qui sommeille en chacun de nous ainsi que l’Histoire de la montée au pouvoir d’Hitler et l’histoire fictive d’Adolphe font que j’ai adoré ce livre. Il m'a vraiment marqué et donné matiére à réflexion,.
    Il montre à quel point de simple incident de notre enfance peuvent influencer définitivement notre vie d'adulte et dans le cas d'Hitler, l'avenir de l'humanité entiere.


    Un incontournable

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    • Livres 3.00/5
    Par fleurdusoleil, le 15/01/2012


    La Part de l'autre La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt

    Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur qui aime prendre des risques en choisissant des thèmes très épineux pour ses romans.
    La part de l'autre est, je pense, la plus grosse prise de risque qu'il ait pris. En écrivant son livre sur Adolf Hitler, il met volontairement sa carrière en danger. Hitler fait partie des tabous, des sujets à éviter. Pourtant, il va jusqu'au bout de son projet : montrer aux gens que cet homme était humain, et que le mal qu'il a répandu sur le monde peut-être tapi au fond de chacun de nous. La vie est ainsi faite.
    Il pose donc une réflexion simple et folle à la fois : que serait devenu Adolf Hitler s'il avait été accepté à l'Ecole des Beaux-Arts de Vienne ? Aurait-il pris un tout autre chemin que celui qui a marqué le monde entier ?
    En alternance, nous suivons donc le destin de Adolf H, jeune peintre en devenir et Hitler, jeune homme frustré et paranoïaque, c'est à dire l'homme qu'il aurait pu être et celui qu'il est devenu.
    Adolf H affronte le coeur battant un avenir difficile mais proche de ses ambitions. Il s'ouvre au monde, il lutte contre ses démons et avance fièrement dans sa vie de peintre. Hitler, au contraire, va de frustrations et désillusions et s'enferme peu à peu dans un univers personnel, nourri de haine et de revanche. Quand Adolf prend conscience de ses erreurs, Hitler lui les réfute et les impute aux autres.
    Bien qu'ayant compris la réflexion et le travail de l'auteur, je n'y ai pas entièrement adhéré. Certes je ne peux juger le côté historique de la vie d'Hitler, n'étant pas une grande spécialiste. Je ne permettrais pas de porter un avis quelconque sur un sujet que je ne maitrise pas. Ma gêne s'est plus concentrée sur la vie inventée de Adolf H et sur sa personne. J'ai eu beaucoup de mal à admettre qu'une personne puisse changer à ce point, juste par le biais d' un événement majeur qui oriente son avenir vers d'autres desseins. Pour moi, chaque être est doté d'une personnalité propre, de caractéristiques innées et immuables. Je n'ai pas réussi à associer une seule ressemblance entre Adolf H et Hitler. Tout au long de ma lecture, il m'a semblé suivre la vie de deux êtres parfaitement distincts. Cet antagonisme total m'a vraiment gênée dans mon appréciation. J'aurais aimé découvrir un Adolf H un peu plus belliqueux, colérique et imprévisible, que de temps à autre le mal qui sommeillait dans son être pointe à la surface et menace un peu le déroulement de sa vie.

    Bref, dans l'ensemble, ce roman d'Eric-Emmanuel Schmitt, mène chaque lecteur à une grande introspection sur la nature de l'Homme et sur sa prédisposition a faire le mal. Adolf Hitler n'était pas un monstre sorti du bestiaire des légendes. Non. L'humanité entière porte en elle les germes du Mal. Pour éviter de revivre le scénario dramatique de la seconde guerre mondiale, il ne faut pas fermer les yeux, ne pas juste tenter d'oublier, mais en parler et admettre l'imperfection humaine.


    Lien : http://lacaveauxlivres.blogspot.com/2012/01/la-part-de-lautre-eric-emmanuel-s...

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    • Livres 4.00/5
    Par Alcapone, le 26/12/2011


    Ulysse from Bagdad Ulysse from Bagdad de Eric-Emmanuel Schmitt

    Ulysse from Bagdad, raconte le voyage de Saad, un jeune Bagdadi fuyant la dictature de Saddam Hussein. Alors que Saad était promis à un avenir brillant, sa vie bascule dans l'horreur : avec la guerre Iran-Irak (1980-1988) et la seconde guerre du Golfe (1990-1991) sanctionnée par le blocus américain sur le pays, Saad voit mourir ses proches les uns après les autres. Saad qui signifie "triste" ou "espoir" selon si l'on retient la traduction anglaise ou arabe, décide de braver tous les obstacles pour aller s'installer à Londres. Il espère y trouver un asile où il pourra travailler pour subvenir aux besoins de sa famille restée en Irak. Apprenti terroriste, puis transporteur d'antiquités à Bagdad, gigolo de fortune au Caire, fiancé en Sicile, accueilli en France par les partisans du combat pour les sans-papiers, Saad poursuit sans relâche un rêve qui ne cessera de l'obséder. A travers cet exil, il cherche un sens à sa vie, lui qui désormais n'est plus qu'un clandestin. Aidé durant son périple par les apparitions de son père, Saad mène un combat dont l'issue ne dépendra que de lui. De tout ce qui constitue le quotidien des clandestins : la faim, la pauvreté, les interrogatoires, les passages à tabac, l'humiliation, le racisme, rien n'est épargné au jeune homme. Pourtant la réponse à ses souffrances, se trouve en lui. Il n'appartient qu'à lui de choisir sa destinée : celle d'un Saad triste ou celle d'un Saad, qui symboliserait l'espoir...

    Calquant son histoire sur certains épisodes de l'Odyssée d'Ulysse, Eric-Emmanuel Schmitt soulève au délà du thème des clandestins et de la guerre en Irak, la question de l'identité : si ce roman peut sembler banal au premier abord, j'ai trouvé qu'il abordait avec finesse, un sujet bien plus universel que ce qu'il n'y parait. Ainsi "L'homme lutte contre la peur mais, contrairement à ce qu'on répète toujours, cette peur n'est pas celle de la mort, car la peur de la mort, tout le monde ne l'éprouve pas, certains n'ayant aucune imagination, d'autres se croyant immortels, d'autres encore espérant des rencontres merveilleuses après leur trépas ; la seule peur universelle, la peur unique, celle qui conduit toutes nos pensées, c'est la peur de n'être rien. p.231 A mon sens, cette fuite, cet exil de Saad n'est que le décor nécessaire à Schmitt pour questionner son lecteur car finalement, peu importe les épreuves affrontées par le héros. Peut-être que je me trompe sur le sens donné à ce roman mais il me plait de penser que Schmitt souhaitait avant tout contextualiser sa réflexion. Il n'y a qu'à suivre les dialogues entre le fils et le père (que j'ai lus avec grand plaisir). Bien sûr, on aime ou on aime pas et l'écriture de Schmitt toujours empreinte de moralisme et de philosophie, peut agacer. Mais pour ma part, j'ai été touchée par ce roman qui a bien plus à donner que ce que l'on peut croire. J'ai trouvé le parallélisme avec les aventures d'Ulysse bien choisi et cela m'a donné envie de découvrir l'Illiade et l'Odyssée d'Homère. Peut-être est-ce un bon raccourci pour ceux qui n'aiment pas Schmitt ? Moi, ce livre m'a plu.


    Lien : http://livresacentalheure-alcapone.blogspot.com/2011/12/ulysse-from-bagdad-er...

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    • Livres 1.00/5
    Par mariech, le 27/11/2011


    L'Enfant de Noé L'Enfant de Noé de Eric-Emmanuel Schmitt

    En lisant les différentes critiques , je me dis que les goûts et les couleurs ne se discutent pas mais quand même , je me demande si on a bien lu le même livre .
    J'ai même passé des pages ce que je fais vraiment rarement , je trouve que ce roman est vraiment baclé et que le genre de sujet traité mérite beaucoup mieux . Aucune profondeur , des chichés , aucune nuance ....
    Et pourtant ( pour mettre un peu d'optimisme dans ma critique ) , j'ai beaucoup apprécié ' La part de l'autre ' qui est très différent de la plupart des romans de l'auteur . Une amie m'a parlé en bien de ' Mr Ibrahim ' et je le lirai pour ne pas rester sur une note aussi négative .

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    • Livres 5.00/5
    Par ennapapillon, le 14/02/2011


    La Part de l'autre La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt

    L'auteur raconte deux histoires... Les histoires parallèles d'un même homme qui n'aurait pas évolué de la même manière...

    Dans un cas, il raconte l'histoire d'Adolf Hitler, celui que l'on connaît tous et dans l'autre il raconte la vie imaginaire de Adolf H, un homme complètement différent. Il est parti de l'idée qu'Adolf H a été accepté à l'Ecole des Beaux-Arts de Vienne alors que Adolf Hitler a été recalé...

    C'est passionnant et très bien écrit. J'ai dévoré les 500 pages de ce roman historique très particulier (l'Histoire avec un grand H et l'histoire de l'Europe du début du siècle, le Paris d'entre deux guerres et à la fin une histoire imaginaire... celle du monde si Hitler n'avait pas été celui que nous avons connu...), il y a aussi une grande part sur l'art.

    Je vous recommande de lire une édition avec la postface : "Le Journal de la Part de l'autre" (c'est le cas de l'édition Le Livre de Poche) dans laquelle Eric-Emmanuel Schmitt se confie sur la création très perturbante pour lui de ce roman. Cette partie est également passionnante et apporte un éclairage très intéressant sur le roman et sur le processus d'écriture.

    (...)


    Lien : http://ennalit.canalblog.com/archives/2011/01/10/20002168.html

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    • Livres 5.00/5
    Par pipoulette, le 08/06/2011


    La Part de l'autre La Part de l'autre de Eric-Emmanuel Schmitt

    Ce livre est tout simplement bluffant et passionnant. C'est magnifiquement bien écrit avec des rebondissements qui nous tiennent en haleine. L'auteur nous pousse à changer de point de vue par rapport à Hitler, il bouscule son lecteur. J'ai adoré ce que l'auteur a fait de Adolf.H celui qui a eut le concours des beaux arts et surtout les personnages féminins qui ont marqués sa vie.
    J'ai aussi beaucoup apprécié lire le journal que l'auteur a tenu durant son écriture.
    Bravo !

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    • Livres 3.00/5
    Par missmolko1, le 06/03/2011


    Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran de Eric-Emmanuel Schmitt

    Un court roman très drôle, une belle leçon de vie et de tolérance.

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