Citations de Ernest J. Gaines
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Par sylbiade, le 18/05/2012
Colère en Louisiane de
Ernest J. Gaines
- Vous pouvez pas voir tout ça, Shérif, parce que vous n'avez jamais pu le voir. Vous ne pouvez pas voir Red Rider avec Job, Jack avec Diamant. Vous pouvez pas voir les gens dans l'église, vous pouvez pas entendre les chants et les prières. Fallait être là avant, pour plus rien voir ni entendre maintenant. Mais moi j'étais là, et je vois plus tout ça, et c'est pour ça que j'l'ai fait. J'l'ai fait pour ceux qui sont là-bas sous les arbres. J'l'ai fait parce que le tracteur, il se rapprochait de plus en plus du cimetière, et j'avais peur, si j'le faisais pas, qu'un jour le tracteur il entre et il retourne les tombes, et se débarrasse de toutes les preuves qu'on ait jamais existé.
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Par sylbiade, le 18/05/2012
Colère en Louisiane de
Ernest J. Gaines
- Comment qu'un homme sur un chariot avec des mules, de la chair et du sang, pourrait couper la route à un tracteur, une machine ? C'est pas possible. Pas possible. Mais c'est ce qu'ils ont dit. Et moi, comme j'avais peur, même après avoir vu ce qui s'était passé, j'ai dit comme les Blancs. Par peur de souffrir un peu dans ma chair, j'ai battu mon propre frère avec une tige de canne même pareil que les Blancs.
Il nous a tous regardés l'un après l'autre. Il voulait qu'on le juge pour ce qu'il avait fait. Que nous on le juge ? Comment un seul aurait pu le faire ? Qui n'avait pas fait de même, un jour ou l'autre ?
On est restés silencieux.
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Par sylbiade, le 18/05/2012
Colère en Louisiane de
Ernest J. Gaines
- T'es pas mort, Fix, a dit le vieux.
- C'est pourtant ce qu'ils disent, l'All-American et le boucher. Ils disent que mes idées sont dépassées. Ils disent qu'aimer sa famille, défendre l'honneur de sa famille, c'est dépassé. Il reste quoi ? Toute ma vie, j'ai cru que ça valait la peine de vivre pour ça. Ma famille. Ma famille.
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Par Pecosa, le 06/04/2012
Colère en Louisiane de
Ernest J. Gaines
Il continuait à vivre dans le passé. Il croyait qu'il pouvait toujours battre les gens comme son père le faisait il y a trente ou quarante ans. Il s'est mis à battre Charlie dans le champs là-bas derrière, et Charlie a couru chez Mathu. J'étais près de la porte, je parlais avec Mathu. On lui a demandé ce qui s'était passé, et il nous a dit que Beau l'avait frappé avec une tige de canne. Quelques minutes plus tard, Beau est arrivé sur le tracteur, armé d'un fusil.