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Par Woland, le 11/02/2009
La route au tabac de
Erskine Caldwell
[...] ... Le Seigneur m'a dit d'aller chez les Lester," dit l'évangéliste. "J'étais chez moi, en train de balayer ma cuisine, quand Il m'est apparu et Il m'a dit : "Soeur Bessie, Jeeter Lester fait en ce moment quelque chose de vilain. Va chez lui, et prie pour lui avant qu'il ne soit trop tard, et tâche de le faire renoncer à ses mauvaises pratiques." Alors, j'ai regardé le Seigneur bien en face, et je Lui ai dit : "Seigneur, Jeeter Lester est un grand pécheur, mais je prierai pour lui jusqu'à ce que le diable s'en retourne en enfer." C'est ça que je Lui ai dit, et me voilà. Je suis venue prier pour vous et pour les vôtres, Jeeter Lester. Peut-être n'est-il pas encore trop tard pour vous remettre dans les bonnes grâces du Seigneur. C'est les gens comme vous qui devraient être bons, au lieu de permettre au diable de leur inspirer un tas de vilaines choses.
- Je savais bien que le Bon Dieu ne me laisserait pas glisser entre les griffes du démon !" hurla Jeeter en dansant tout autour du fauteuil de Bessie. "Je le savais bien ! Je le savais bien ! Dieu a toujours été de mon côté, même quand les choses étaient au pire, et je savais bien qu'Il me retirerait de l'enfer avant qu'il ne soit trop tard. J'suis point pécheur par nature, Soeur Bessie. Seulement voilà, c'est ce vieux diable qu'est tout le temps à me harceler, à me pousser à faire des petites choses pas bien. Mais je ne le ferai plus. Je veux aller au ciel quand je mourrai.
- Est-ce que vous n'allez pas me donner un navet, Jeeter ?" dit-elle. "Je n'ai pas beaucoup mangé, ces temps-ci. Les temps sont durs pour les bons comme pour les méchants, bien qu'il m'arrive de trouver que ce n'est peut-être pas très juste. Les bons ne devraient pas être éprouvés tout le temps comme les pécheurs le méritent.
- Certainement, Bessie," dit Jeeter en lui donnant plusieurs navets qu'il avait choisis parmi les plus gros. ... [...]
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Par Woland, le 11/02/2009
La route au tabac de
Erskine Caldwell
[...] ... Il y avait déjà quelques semaines que Lov envisageait la possibilité de prendre des cordeaux de labour pour attacher Pearl, la nuit, dans son lit. Il avait essayé tous les moyens auxquels il avait pu penser, sauf la force, et il était toujours bien décidé à la faire agir comme, à son avis, une femme devait le faire. Il en était arrivé au point où il lui fallait l'opinion de Jeeter avant d'oser aller plus loin. Il croyait que Jeeter saurait lui dire si son idée était sage du point de vue pratique, car Jeeter avait eu affaire à Ada [sa femme et la mère de Pearl] pendant toute sa vie ou à peu près. Il savait que, pendant un temps, Ada avait agi comme Pearl agissait maintenant. Toutefois, Jeeter n'avait pas été traité comme lui car Ada lui avait donné dix-sept enfants alors que Pearl n'en avait pas encore commencé un. ... [...]
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Par Woland, le 11/02/2009
La route au tabac de
Erskine Caldwell
[...] ... En automne, le jour où il avait vendu sa récolte, il ne lui était resté que sept dollars. Pour commencer, il lui fallait payer trois pour cent par mois pour son emprunt, et, au bout de dix mois, il avait dû payer trente pour cent, sans compter un autre trente pour cent sur les intérêts non payés. En plus, pour assurer la sécurité de l'emprunt, Jeeter avait dû verser la somme de cinquante dollars. Il n'avait jamais pu comprendre pourquoi il avait dû payer cela, et la banque ne prit pas la peine de le lui expliquer. Quand il avait demandé ce que représentaient ses cinquante dollars, on lui avait dit que c'était simplement le droit de contracter un emprunt. Quand tous les comptes furent réglés, Jeeter s'aperçut qu'il avait payé plus de trois cents dollars et qu'il en retirerait personnellement un profit de sept dollars. Sept dollars au bout d'une année de travail ne lui paraissaient pas une juste rétribution pour la culture du coton, surtout étant donné qu'il avait fait tout le travail et avait, par-dessus le marché, fourni le terrain et la mule. Il était même encore endetté car il devait encore dix dollars à celui qui lui avait prêté la mule pour faire pousser son coton. Avec l'aide de Lov et d'Ada, il avait découvert qu'il avait perdu finalement trois dollars. L'homme qui lui avait loué la mule insistait pour être payé, et Jeeter lui avait donné les sept dollars, et il en était encore à chercher les trois autres pour finir de solder sa dette. ... [...]
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Par lecassin, le 04/12/2011
Le petit arpent du bon Dieu de
Erskine Caldwell
Le défaut des gens, c'est qu'ils cherchent toujours à se tromper eux mêmes, à se figurer qu'ils sont différents de ce que Dieu les a faits.
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Par lecassin, le 04/12/2011
La route au tabac de
Erskine Caldwell
Lov posait des questions à Pearl. Il lui donnait des coups de pied, il lui jetait de l'eau à la tête, il lui lançait des pierres et des bâtons, il lui faisait tout ce qu'il croyait susceptible de la faire parler. Elle pleurait beaucoup, surtout quand Lov lui avait fait sérieusement mal, mais Lov ne considérait pas cela comme une conversation. Il aurait voulu qu'elle lui demandât s'il avait mal aux reins, quand il irait se faire couper les cheveux, s'il croyait qu'il allait pleuvoir. Mais Pearl ne disait pas un mot.
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Par lecassin, le 04/12/2011
Le petit arpent du bon Dieu de
Erskine Caldwell
Réfléchir en soi même, sentir ce qu'on a en soi, c'est ça la vraie façon de vivre. La vie, c'est ce qu'on sent.
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Par lecassin, le 03/12/2011
Un p'tit gars de georgie de
Erskine Caldwell
Et qu'est-ce que je vais faire, si je sens un jour le besoin d'une religion organisée ? On ne sait jamais si je ne me déciderai pas à quitter ma religion personnelle pour une religion reconnue. Je ne voudrais tout de même pas rester fin seul si tout le monde est sauvé et va au ciel !
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Par lecassin, le 04/12/2011
Le petit arpent du bon Dieu de
Erskine Caldwell
Chaque fois que j'entends parler Ty Ty de ses trous, je me sens pris de la fièvre moi même, dit Will, mais pas plus tôt là bas, sous ce soleil brûlant, je perds tout mon intérêt. Ça me plairait bien de trouver de l'or.
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Par lecassin, le 03/12/2011
Un p'tit gars de georgie de
Erskine Caldwell
Ça ne sert à rien de parler, fiston, dit-il, s'asseyant sur le bord du lit et commençant à se déchausser. Il n'y a rien de pareil à une paire de femelles qui ne sont pas d'accord.
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Par lecassin, le 03/12/2011
Un p'tit gars de georgie de
Erskine Caldwell
Je suppose, Morris Stroup, dit maman en regardant mon père, que chatouiller une femme délaissée avec une plume de poule, améliore le rendement de son jardin!