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Par moustafette, le 08/05/2012
Autogenèse
de
Erwan Larher
Pour fêter, littérairement parlant, la fin de sarkoland rien de mieux que ce roman qui m'a accompagnée cette dernière semaine comme un doux présage.
Un homme se réveille un beau jour dans une maison isolée, sans mémoire, sans identité, sans papiers. Un seul élément de l'environnement résonne un peu en lui, un livre découvert dans l'abri de jardin à proximité d'un antique Chesterfield et d'une vieille Remington. Qui dit livre dit librairie... Quittant sa retraite et marchant au hasard, il découvre un pays qui ressemble plus à un cauchemar qu'à un paradis et où l'absurde le dispute à la bêtise.
Les librairies étant le berceau de tous les possibles, commence alors l'errance de cet électron libre, une errance des plus déconcertantes... De Centrale Park où, envoyé par Emplois Solutions, il trime avec la plus basse frange de la société, en passant par le plateau d'un jeu télévisé pour finir à Nantown en pleine révolte, une zone franche regroupant tous les centres d'assistance téléphonique, notre bonhomme n'en finit pas d'échapper à la mort et de s'évader grâce à de mystérieuses interventions musclées d'un ange-gardien surentraîné. Au gré de ses multiples identités de hasard et de la sagesse qui se dégage de son personnage, il ne tarde pas à devenir populaire. Au point qu'un ponte du CAC 80 lui lègue toutes les parts de sa multinationale, Trust Me, avant de se suicider. Et la Révolution est en marche...
Ce Candide saura-t-il découvrir enfin qui il est ? Parviendra-t-il à remettre un peu de bon sens dans le monde sans queue ni tête qu'est devenu la société ?
A vous de le découvrir en plongeant dans l'univers impitoyable du profit, du vedettariat et de la communication. Satire sociale vitriolée, endiablée, l'auteur s'en donne à coeur joie dans une peinture décapante de notre futur voire, déjà, de notre présent. Vous aurez juste le temps de reprendre votre souffle lors de pauses dictionnaire indispensables afin de découvrir un tas de mots oubliés ou inusités et qui refleurissent ici pour notre plus grand plaisir. Voilà un roman d'une drôlerie et d'une inventivité rafraîchissantes qui fusent comme autant de SOS vers ces temps de renouveau (?)...
Entre la fable futuriste du Julien des fauves de Michel Lancelot et la burlesque Machine à jouir de Michel Steiner, gouleyant !
Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2012/05/08/index.html
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Par keisha, le 08/01/2013
L'abandon du mâle en milieu hostile
de
Erwan Larher
" Mais, à dire vrai, la gent féminine ne m’intéressait pas, ne m'avait jamais intéressé, et réciproquement. Je mettais leur indifférence à mon égard sur le compte de leur frivolité naturelle, de leur goût du superficiel, du clinquant. Or j'avais encore un peu d'acné, des lunettes, des bonnes notes et une collection de timbres - pas exactement un mâle dominant."
Études de droit, affiliation aux Jeunes Libéraux, famille de la bonne bourgeoisie dijonnaise, une vie déjà placée sur des rails prévisibles.
Sauf que le héros narrateur est fasciné par son contraire; elle fréquente des punks, assiste à des concerts débordant de décibels, elle est rebelle, sûre d'elle et inaccessible. Pourtant elle va le remarquer.
Histoire d'amour improbable et passionnée au début des années 80 (pour ceux qui auraient oublié, c'est la gauche au pouvoir épisode 1).
Rassurez-vous, avec Erwan Larher aucun risque de tomber dans la guimauve. Son héros hypersensible mais généreux en auto dérision s'exprime dans un journal personnel, le premier tiers est purement jubilatoire, mais les nuages s'accumulent, "Il va bien falloir que j'en parle", et le narrateur va découvrir l'inimaginable. Il va salement souffrir, et s'interroger sans trouver de réponses.
Un roman à la fois drôle et poignant, que j'ai lu presque d'un souffle, mais un peu sonnée, et m'obligeant donc à un arrêt pour reprendre haleine et aussi en profiter plus longtemps. Erwan Larher, après Qu'avez vous fait de moi et Autogenèse, confirme son talent non formaté et son choix de thèmes originaux; impossible de deviner où il va emmener son lecteur.
Lien : http://enlisantenvoyageant.blogspot.fr/2013/01/labandon-du-male-en-milieu-hos...
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Par fee-tish, le 15/04/2012
Autogenèse
de
Erwan Larher
Comment qualifier cette lecture au titre étrange ? Une sorte d’OLNI (Objet Littéraire Non Identifié) qui met en avant un florilège de thèmes éclectiques et sociétaux, en prenant pour point de départ un homme amnésique.
Le roman débute par le réveil d’un homme, qui ne sait ni qui il est, ni où il est, ni comment il s’est retrouvé là. Peu à peu, il va découvrir la société dans laquelle il vit, devenant tout d’abord un NoPass ; un Sans-Papiers ; puis accédant aux plus hautes sphères de la politique à mesure sur l’histoire se déroule.
Ne sachant quel est son nom, il va d’abord choisir de se faire appeler Ikea, après avoir lu ce mot au fond d’un verre. Puis ce sera Icare, Harvey et enfin Arsène.
Cette histoire est, dans sa première partie, une réécriture du « Candide ou l’ingénu » de Voltaire, qui se déroule dans un futur lointain (peut-être la fin du XXIe siècle ?) où le contexte de crise économique que l’on subit actuellement a chamboulé toute la géopolitique mondiale. Des États ont fusionné (l’Espagne et le Portugal sont désormais l’Espagal) ; le système de sécurité sociale français n’existe plus tel qu’on le connaît, les sans-papiers ou NoPass sont exploités et méprisés sans vergogne ; les villages ont été désertés et des C.U. (Centres Urbains) regroupent la majorité de la population ; les fruits et légumes ne poussent plus dans des champs, etc.
Ce roman est donc d’un intérêt tout particulier d’un point de vue politique et social puisqu’à partir de la situation économique actuelle, l’auteur imagine un futur dystopique (ou contre-utopique). Ainsi, lorsque notre Ikea, tout naïf qu’il est, rencontre des congénères NoPass, ceux-ci lui expliquent les caractéristiques de cette société.
Un moyen de décrire un environnement tout à fait excellent et maîtrisé, d’autant qu’Erwan Larher traduit avec un réalisme stupéfiant le bouleversement que peut ressentir une personne amnésique.
Ajoutez à cela une dose d’humour non négligeable et vous obtiendrez un livre d’une richesse incroyable, où la candeur du protagoniste n’est peut-être pas si innocente que cela. La fin du livre laisse d’ailleurs le lecteur avec beaucoup de questions. Tout cela n’est-il qu’une grande supercherie ? Quelle sorte de machination se cache derrière tout cela ? Car Ikea se rend vite compte que des évènements violents se produisent autour de lui, auxquels il réchappe à chaque fois, grâce à une certaine Aura.
Concernant les personnages, autant vous dire qu’il y en a beaucoup. J’ai réussi à me souvenir des principaux : Ikea, Aura, Dieumerci, Rob, Patrick Angloss, Jess… mais beaucoup sont déjà sortis de ma mémoire.
Quoiqu’il en soit, l’auteur a une maîtrise de la psychologie humaine que je trouve parfaite, renforcée par cette touche d’humour qui ne quitte jamais le récit. L’évolution d’Ikea tout au long du roman, jusqu’à cette fin pas vraiment digne d’un happy end, nous prouve que la réussite ne passe pas forcément par le dénigrement des petites gens. Mais malheureusement, à vouloir toujours plus le bonheur d’un peuple, un individu peut-il être heureux lui-même ?
Pour conclure, je vous conseille vivement ce roman. C’est une histoire à la fois burlesque, politique, sociale, où l’auteur imagine un futur vraisemblable. Si l’on ajoute à tout cela une écriture et un style excellent, plus rien ne vous retient à l’acheter !
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Par Aifelle, le 07/02/2012
Autogenèse
de
Erwan Larher
Il s'est réveillé nu, dans une maison inconnue, sans se souvenir de rien. Qui est-il ? dans quelle société vit-il ? que fait-il là ? il n'en sait rien. Il se met en route espérant découvrir la réponse à ses questions.
Il s'appellera d'abord Ikea, puis Icare, Harvey, et pour finir Arsène. Il va vite réaliser que là où il est, sans passeport et sans identité, la vie n'est pas simple.
Quel succession de rebondissements ce roman, un vrai feu d'artifice, çà part dans tous les sens et c'est jubilatoire. L'imagination ne manque pas ! Ikea découvre une réalité qui est déjà la nôtre, juste amplifiée. Tout ce qui est en germe aujourd'hui est poussé à son maximum. L'exploitation des pauvres et des exclus par une minorité de riches, le fichage, la surveillance sous couvert de sécurité, la soumission générale largement encouragée par les medias à la solde des gouvernants etc ..
Lien : http://legoutdeslivres.canalblog.com/archives/2012/02/07/23464126.html
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Par claracambry, le 15/09/2010
Qu'avez-vous fait de moi ?
de
Erwan Larher
Léopold Fleury, 27 ans, sur-diplômé comme tant d’autres voit la fin de contrat de travail poindre aux éditions du Soir. Mais, Léopold est un écrivain de génie ! Enfin, c’est lui qui le dit et il en est convaincu … et d’ailleurs quand son talent sera enfin reconnu, il vivra ses rêves qui tiennent lieu du fantasme. Revenons sur terre, le patron des éditions du Soir a été tué et Léo est soupçonné de meurtre. Au chômage avec des économies réduites à néant à cause d’un mauvais placement bousier, Léo rame pour trouver un emploi. Orgueilleux, branché en permanence sur les femmes et vivant dans ses rêves, Léo accède enfin au monde tant convoité du gratin dauphinois parisien où les paillettes brillent de mille feux… Il pense avoir réussi à décrocher ce travail grâce à ses nombreuses qualités et à son CV mais il n’en est rien. Léo n’est qu'un pion que certains déplacent sur l’échiquier… un pion qui aspire toujours à ses rêves. Et léo se retrouve embarqué dans une histoire qui dépasse toute réalité.
Roman ou polar ? Un mélange des deux qui est bien réussi ! Léo a tout pour agacer : pédant, arrogant, bref, le genre de personnes à qui l’on voudrait clouer le bec. Même lorsqu’il se retrouve en situation précaire, Léo joue au mythomane. S’enfermer dans ses rêve, ça a du bon quelques fois. La dure réalité du quotitien même si elle est pimentée par les désirs érotiques de Léo est décrite avec un humour acéré ! Car mine de rien, ce livre porte sur notre société et rien n’est laissé de côté. Tout y passe : le travail, l’écologie, le pouvoir, le paraître… De l’humour vif, sans concession sur ce qui nous entoure ( ô bonheur !).
J’ai préféré la seconde partie du livre car la première partie d’un point de vue écriture m’a semblée quelquefois un peu formelle.
L’ensemble est largement réussi : aucun temps mort et un ton d'une délicieuse impertinence!
Un premier roman qui donne déjà envie de lire les prochains livres de cet auteur !
Lien : http://fibromaman.blogspot.com/2010/09/erwan-larher-quavez-vous-fait-de-moi.html
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Par claracambry, le 12/01/2013
L'abandon du mâle en milieu hostile
de
Erwan Larher
Fin des années 70, le narrateur fils unique d’une famille bourgeoise et conservatrice de Dijon voit débarquer dans sa classe de terminale une fille qui détonne. Cheveux verts, l’air rebelle, tendance punk allant même clamer des slogans de lutte en cours et affichant ses opinions. Elle écoute de la musique totalement inconnue aux oreilles de ce jeune garçon plutôt habituées à Michel Sardou. Elle l’intrigue, le fascine. Il se pose des questions à son sujet, sur son enfance et sa famille. Cette demoiselle meilleure élève que lui l’attire comme les contraires. La chance s’y mêle, elle le remarque, l’initie à sa culture. Le fils de bonne famille au chemin tout tracé se rend à des concerts de façon buissonnière, l’écoute, boit ses paroles même s’il ne comprend pas grand-chose à ses engagements et ses convictions. Il est amoureux Ils se perdent de vue ou plutôt il se sent abandonné de n’avoir pas eu de ses nouvelles pendant l’été. Pourtant, ils se retrouvent. Elle est en fac de lettre, étudiante brillante, lui en droit. Ils cohabitent façon copain-copine jusqu’au jour où elle l’amène à lui. Enfin. Ils se marient mais elle garde une part de mystère, insaisissable par moments voire secrète. En France, la gauche est au pouvoir. Une révolution, une défaite cuisante pour ses parents à lui.
La suite pourrait être classique : après le mariage l’achat de la maison puis le premier bébé même si elle n’était pas partante. La routine et un couple heureux. Sauf qu’ils ont juste eu le temps d’effleurer le bonheur.
la suite sur :
http://fibromaman.blogspot.fr/2013/01/erwan-larher-labandon-du-male-en-milieu.html
Lien : http://fibromaman.blogspot.fr/2013/01/erwan-larher-labandon-du-male-en-milieu...
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Par beeshop, le 16/03/2013
L'abandon du mâle en milieu hostile
de
Erwan Larher
Fin 70, début 80, le narrateur, alors lycéen issu de la petite bourgeoisie Dijonnaise, élevé dans les idées droite libérale de papa et dont l’avenir semble tout tracé tombe amoureux d’une jeune punk tendance anarchiste débarquée en cours d’année dans sa classe de terminale. La jeune fille solitaire est bonne élève, elle inspire quolibet et incompréhension à cette petite bande de filles et fils à papa mais y est complètement indifférente. Le narrateur est fascinée par cette fille aux idées si éloignées des siennes, sa liberté et son audace l’intriguent mais son éducation fait que, très vite, il a l’impression qu’elle se « gâche » et se met en tête de la « remettre dans le droit chemin ». Peine perdue évidement ! Le narrateur intègre petit à petit l’univers de cette femme, elle ne l’accepte pas tacitement auprès d’elle disons qu’elle ne refuse pas sa présence. Ils fréquentent ensemble des concerts de punk, de rock alternatif, des squats d’anar, des bars où elle refait le monde pendant des heures avec des marginaux. Il est la, silencieux, dans un monde qui lui est étranger et avec des gens qui ont une vision du monde à mille lieux de la sienne. Il devient la mascotte, la présence de son amie légitime sa présence silencieuse et observatrice.
Cette femme va devenir son amie, sa colocataire puis sa femme.
Elle va devenir une écrivain reconnue, recevoir le Renaudot et conduire une carrière remarquable dans l’édition. Elle travaille et vis seule à Paris la semaine et rentre à Dijon le week-end.
La description de leur relation et années de vie commune par le narrateur m’a laissé un sentiment trouble, l’impression d’un amour à deux vitesses. Lui, admiratif, aimant, prêt à de nombreuses concessions et elle spectatrice de cette amour. Comme si le fait qu’elle accepte son amour lui suffisait. J’ai vraiment eu l’impression qu’elle l’aime mais comme un hasard, elle l’aime lui mais cela aurait pu être un autre. C’est très flou et l’auteur parvient à laisser planer un doute, comme un « amour indifférent ».
Puis vient le drame et mes doutes se sont renouvelés. L’auteur décrit parfaitement le manque, la douleur, l’incompréhension, les questions sans réponses qui rongent à petit feu. L’a t-elle aimé d’un amour sincère ou a t-il été, à ses yeux, la couverture idéale et parfaite pour mener à bien ces activités ?
L’auteur ancre son récit dans le réel : courant politique, milieu littéraire, événement d’actualité, musique… l’univers est précis et factuel. On croise Bernard Pivot, François Mitterrand, FOG, Attali, Minc… j’en suis venue à me demander mais qui est cette femme, comme si je ne lisais plus un roman mais un récit !
Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2013/03/16/labandon-du-male-en-milieu-ho...
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Par mayang, le 22/09/2011
Qu'avez-vous fait de moi ?
de
Erwan Larher
L'histoire débute sur la dernière journée de travail du héros, Léopold, à qui on ne renouvelle pas son contrat. Mais Léopold a une haute opinion de lui même: narcissique, egotiste, tout ce qui lui arrive est forcément la faute des "autres". La première partie du livre détaille ses déboires, ses fréquentations et ses fantasmes. La seconde partie du ivre peut se lire comme un polar ou un livre d'espionnage, mais très irréel. Pour ma part j'y vois plutôt une paranoïa destructrice qui ne fait qu'accélérer sa descente aux enfers. La critique sociale se lit en filigrane et je trouve qu'il y a un peu de Brett Easton Ellis en moins " saignant". C'est bien écrit et j'ai eu beaucoup de plaisir à lire ce premier roman très prometteur.
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Par saphoo, le 30/03/2011
Qu'avez-vous fait de moi ?
de
Erwan Larher
De l’énergie, action, modernité, originalité, voici les mots qui me viennent pour résumer ce livre de ouf ! J’ai adoré ce roman pétillant et décalé, l’histoire qui s’imbrique dans une fausse réalité, je suis narrateur ou pas ah ah suspense, ni polar, ni autre chose, un genre à part, mais quelle part ! quelque part dans la sphère romancière des auteurs dans la marge, un pied bien ancré dans les mots, et l’autre dans un imaginaire débordant mais bien mené à toute vitesse. Le récit débute en douceur, une certaine langueur semble s’installer, reflet de sa déprime, reflet de notre société, mais cette dernière ruissèle d’eaux boueuses, nauséabondes, ces eaux limpides aux premiers abords, attirent par ses éclats, en miroitant des paradis évanescents, Narcisse s’y mire et tombe dedans, naïf, plein de bonne volonté, le bougre comment pouvait-il imager une seule seconde, la capharnaüm qui se joue derrière le rideau rouge. La scène s’offre à lui, mille rôles, mille spectateurs, applaudissements, Mesdames, Messieurs … je suis le roi des loosers, mais j’ai décroché un rôle enfin un job, le job le plus rutilant de ma carrière, ça vaut bien un peu de peine à étaler sur une tranche de bonheur non ? Et bien non, le bonheur ne se tartine pas sur une tranche de pain visqueux et moisi, le bonheur a besoin de pureté, de sincérité, d’authenticité… Le bonheur ne se limite pas à un gros salaire et des avantages en nature, ni en voiture et appartements luxueux, ni fringues griffées …
J’ai adoré ce scénario déjanté, qui va crescendo, tout en infiltrant une enquête qui se faufile entre les personnages. Un premier roman étonnant pour ne pas dire détonnant, où l’ennui n’est pas au rendez-vous… Accrochez vos ceintures, catapulte en vue, Léopold Fleury, vous emmène dans une spirale pleine de surprises étonnantes… de l’humour teinté de dérision, des points sur les “i” tout naturellement, des petits coups de pied par ci par là jetés par cet héros qui se croit super mec tombeur à tomber toutes les nanas pourvu qu’elles soient dotées de tout ce qu’il faut là où il faut avec l’intelligence en prime, ce côté là m’a quelque peu lassé à la longue mais ça fait partie du “film”, ce mec qui se croit invincible à l’abri de tout avec sa belle “gueule” et sa ribambelle de diplômes, pas plus invincible que le pauvre bougre du coin sans diplôme…il va vite déchanter …pris au piège , saura-t-il s'en sortir et à quel prix ?
Un bon roman énergique à prendre au degré que vous voulez, premier, second ou troisième… qu’importe vous passerez un agréable moment de lecture… vivement le second roman…
Lien : http://lesmotsdepascale.canalblog.com/archives/2011/03/28/20735814.html
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Par keisha, le 19/09/2010
Qu'avez-vous fait de moi ?
de
Erwan Larher
Léopold Fleury a 27 ans, un roman pas publié, quelques ex, quelques amis, et son CDD se termine. A lui les joies de la recherche d'emploi, voire même la descente vers la misère...
Parmi ses amis perdus de vue, un certain Richard cherche à le contacter, Richard qui serait le traître d'une vaste organisation souterraine et nuisible (non, pas de taupes ici) et a donc besoin d'aide car on en veut à sa peau,- mais à qui peut-il se fier?
Deux mystérieux Dupond et Dupont surgissent périodiquement sur le chemin de Léopold Fleury et le questionnent pour le compte de la Sécurité du Territoire.
A première vue donc Léopold Fleury est un type un peu à côté de la plaque; les fantasmes érotiques et les pages de son roman interviennent habilement dans sa vraie vie; côté sentimental il essaie d'oublier une certaine Sabine, n'ose pas aborder Marie, flashe sur Sarah, ne remarque pas Virginie. Le lecteur - par des aperçus sur les actions de Richard et de ceux qui sont à ses trousses- comprend que Léopold est aussi cerné et manipulé.
Où cela va-t-il mener notre héros? Les événements s'accélèrent...
Mon avis
Un roman que j'ai pris grand plaisir à découvrir car je ne savais absolument pas où l'auteur allait me mener (et ça, j'adore) . Mine de rien on parle des médias, du travail avilissant, du commerce équitable, de la société de consommation. Léopold Fleury pose sur le monde qui l'entoure un regard incisif, tout en se réfugiant dans son univers intérieur. Rien de plombant, attention, l'humour affleure toujours. L'auteur semble avoir prévu les reproches que l'on pourrait avancer sur son histoire en insérant au bon moment des remarques teintées d'auto dérision.
Comme d'ordinaire je ne peux trop en dire, mais le retournement final donne au roman une dimension vraiment différente, sérieuse et tragique et apporte un éclairage émouvant sur le héros.
Un roman à découvrir
Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-qu-avez-vous-fait-de-moi-...
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Par r1, le 08/07/2010
Qu'avez-vous fait de moi ?
de
Erwan Larher
"Erwan Larher signe une brillante comédie sociale, qui dérape en thriller"
Jean-Claude Perrier, Livres-Hebdo
Lien : http://egregore.erwanlarher.com/r1-a-st-germain-episode-11-la-premiere-critique
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Par sylire, le 04/03/2013
L'abandon du mâle en milieu hostile
de
Erwan Larher
Un lycéen bourgeois, issu de la droite conservatrice et bien imprégné des idées de papa tombe amoureux de la "punk" de la classe, celle dont tout le monde se moque (mais qui s'en fiche bien). La jeune fille, intelligente et rebelle ne méprise pas son camarade amoureux, le considérant comme une sorte de mascotte qu'elle traîne partout. Peu à peu, contre toute attente, ils deviennent inséparables, puis amants. Il a mis au rancard ses idées de droite, sans avoir toutefois adopté les idées d'extrême-gauche de la jeune fille. Il a en quelque sorte, "le cul entre deux chaises". Aveuglé par son amour, il ne se pose pas de question sur l'étrangeté de leur relation. Ils finissent par se marier pour le meilleur et pour le pire...
J'ai beaucoup aimé la première partie, qui nous plonge dans les années Mitterand (des années que j'ai traversées à peu près au même âge que le narrateur). J'ai tourné les pages avec enthousiasme et une certaine fébrilité jusqu'au milieu du roman. A partir du moment où la vie des deux jeunes gens bascule, j'ai trouvé le livre nettement moins intéressant. Les états d'âmes du jeune homme m'ont un peu ennuyée, je dois l'avouer. Bien que compatissant à son malheur (je ne suis pas sans coeur), j'ai été agaçée par son manque de combativité. Je crois que j'aurais préféré, dans la seconde partie, que le jeune homme mène une enquête sur les motivations de la jeune fille, qu'il soit dans l'action et pas uniquement dans l'abattement, à ruminer ses malheurs en picolant. Mais cela aurait été un autre livre et j'ai bien compris que le livre était centré sur ce jeune mâle pas franchement à l'aise en milieu hostile...
Un livre intéressant mais une petite déception je dois l'avouer...
Lien : http://sylire.over-blog.com/
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Par r1, le 21/02/2012
Autogenèse
de
Erwan Larher
« Autogenèse se situe à la limite des genres entre roman noir, descriptions sociale, récit politique, texte initiatique et fable religieuse, tout en pouvant aussi captiver les lecteurs qui ne jurent que par la littérature blanche et immaculée. Il maitrise son récit et confirme ainsi tout le bien que k-libre pensait déjà de Qu’avez-vous fait de moi ?, son premier opus. »
Lien : http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=1878
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Par liliba, le 16/08/2011
Qu'avez-vous fait de moi ?
de
Erwan Larher
Pas malin de ma part... J'ai lu ce livre cet hiver et je me souviens que j'avais bien aimé cet anti-héros aussi attachant que pathétique, à la langue bien pendue. J'avais aimé aussi l'écriture de l'auteur et les travers de la société qu'il dénonce. Je me souviens également d'avoir moins aimé le caractère de Léopold quand la belle vie s'offre à lui, car il devient prétentieux et un peu à baffer. Mais j'avoue ne pas avoir plus de souvenirs que cela de l'intrigue et suis incapable de pondre un billet qui relaterait en détail mes impressions sur cette lecture...
Lien : http://liliba.canalblog.com/archives/2011/07/19/index.html
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Par LoretteIpsum, le 27/04/2013
L'abandon du mâle en milieu hostile
de
Erwan Larher
Un style maîtrisé et élégant, quelques subjonctifs délicieusement surannés, une bonne dose d'auto-dérision permettent à ce roman de captiver le lecteur dès les premières pages. Le début, frais, pétillant, laisse vite place à une atmosphère diffuse de malaise - l'on comprendra aux deux tiers du récit quel est cette tragédie que le narrateur ne consent qu'à-demi à dévoiler.
Dans le dernier tiers du roman, le style change, accompagnant en cela l'état d'esprit du personnage. Si la fin m'a semblé un peu longuette, exception faite des dernières pages, l'ensemble n'en reste pas moins de grande qualité, mêlant de façon habile la grande et la petite histoire, drame collectif et drame intime, avec une vivacité et une finesse d'esprit dont on ne se lasse pas.
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Par blablablamia, le 02/04/2013
Qu'avez-vous fait de moi ?
de
Erwan Larher
Lien : http://blablablamia.canalblog.com/archives/2013/04/02/26815174.html
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Par blablablamia, le 31/03/2013
L'abandon du mâle en milieu hostile
de
Erwan Larher
Lien : http://blablablamia.canalblog.com/archives/2013/03/31/26787608.html
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Par Actualitte, le 28/03/2013
L'abandon du mâle en milieu hostile
de
Erwan Larher
Un récit, sur l'amour, le politique – parenthèse enchantée, partage, fraternité. La lame de fond de ce roman est une illusion qui persiste : avec les années 80 vient la déformation pernicieuse des rêves en doctrine, et des sentiments propres. Une quête amoureuse en forme de débâcle utopique.
Lien : http://www.actualitte.com/critiques/pauvres-hommes-l-abandon-du-male-en-milie...
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Par Lhumanite, le 18/03/2013
L'abandon du mâle en milieu hostile
de
Erwan Larher
Ce troisième roman confirme la qualité d’écriture d’Erwan Larher. Choix du sujet, rythme, maîtrise des registres, sensibilité, sens des situations et des dialogues : on est d’emblée conquis par la richesse de la palette.
Lien : http://www.humanite.fr/culture/erwan-larher-tranche-de-vie-517381
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Par blog, le 01/03/2013
L'abandon du mâle en milieu hostile
de
Erwan Larher
Un adolescent libéral et studieux issu de la petite bourgeoisie dijonnaise. Une jolie punk rebelle et intelligente. Il la déteste, mais ne peut vaincre le désir croissant qu'il ressent pour elle. Voilà, on a une histoire d'amour à la Virginie Despentes, un roman frais et léger plein d'autodérision et qui se fout des conventions. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, même après une centaine de page, un roman peut en cacher un autre...
"Il va bien falloir que j'en parle"... Si ce n'était cette petite phrase qui scande le livre, l'on ne verrait rien arriver, nous non plus. Malgré leurs différences, les deux héros s'installent dans un amour quotidien et merveilleux. Elle l'initie aux plaisirs charnels, au non conventionnel. Trop heureux, il n'ose pas se demander pourquoi elle l'a choisi lui. Il devient notaire comme papa, elle devient écrivain pour continuer à faire vivre ses idéaux. Il semble être le pendant nécessaire à son énergie créatrice. Trop heureux oui, pour se poser plus de questions.
Captivé par les premières pages si drôles, puis la déclaration d'amour si belle, si tendre, on ne s'en pose pas trop nous non plus. On se laisse bercé par le doux clapotis de la rencontre, de la vie commune. Et pouf, tu tournes un page et tout explose. Je n'en dirai pas plus, j'en ai déjà peut-être trop dit, d'ailleurs, mais waouh, ça décoiffe !
Je ne peux que recommander ce roman, j'ai tout aimé dedans : le récit, la façons dont il bascule, l'écriture vive, toutes les réflexions qu'il engendre. Car il s'en dégage de nombreuses pistes, sur l'amour, la connaissance que nous avons des gens qui nous entoure, notre société consumériste et conformisme, l'engament, la révolte. Notre place en tant qu'homme dans le monde.
Un immense merci à Babelio et aux éditions Plons pour ce roman qui fut un véritable coup de coeur !
Céline
Lien : http://enlivrezvous.typepad.fr/enlivrezvous/