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Par Chaplum, le 20/05/2012
Les Monologues du vagin de
Eve Ensler
Au XIXè siècle, les petites filles qui apprenaient à développer leurs capacités orgasmiques par la masturbation étaient considérées comme des cas médicaux. Souvent, on les « traitait » ou les « corrigeait » par l’excision ou la cautérisation du clitoris ou encore en « créant une ceinture de chasteté miniature », c’est-à-dire en cousant ensemble les grandes lèvres pour mettre le clitoris hors de leur portée, et même par castration, avec ablation chirurgicale des ovaires. En revanche, il n’y a pas d’exemple dans la littérature médicale d’ablation chirurgicale des testicules et d’amputation du pénis pour empêcher la masturbation chez les petits garçons.
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Par Chaplum, le 20/05/2012
Les Monologues du vagin de
Eve Ensler
La vente des vibromasseurs est interdite par la loi dans les Etats suivants : Texas, Géorgie, Ohio et Arkansas. Si vous vous faites prendre, vous risquez une amende de 10 000 dollars et un an de travaux forcés. En revanche, dans ces mêmes Etats, la vente des armes est parfaitement légale. Et pourtant, on n’a jamais vu un massacre collectif causé par un vibromasseur.
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Par Jessoya, le 24/06/2010
Les Monologues du vagin de
Eve Ensler
Au cours d’un procès en sorcellerie en 1593, le magistrat instructeur — un homme marié – découvrit pour la première fois l’existence du clitoris. Il l’identifia comme étant un mamelon du diable, preuve irréfutable de la culpabilité de la sorcière. C’était une « petite excroissance de chair, pointant à la manière d’un mamelon, et longue d’un demi-pouce ». Et ledit magistrat « l’ayant aperçue au premier coup d’œil, quoique sans regarder de trop près cependant, car jouxtant endroit si ténébreux que point n’est décent d’y porter le regard. Mais ne voulant pas, finalement, garder par-devers soi découverte si étrange », la montra à divers assistants. « Lesquels assistants déclarèrent n’avoir jamais vu chose semblable. » Et la femme fut condamnée comme sorcière.
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Par Lagagne, le 27/10/2010
Les Monologues du vagin de
Eve Ensler
Je dis "vagin" parce que j'ai lu les statistiques. Partout les vagins subissent de mauvais traitements. Des centaines de milliers de femmes sont violées chaque année dans le monde. Cent millions de femmes ont subi des mutilations génitales. La liste est longue. Je dis "vagin" parce que je veux que cessent ces horreurs. Et je sais qu'elles ne cesseront pas tant que nous n'admettrions pas qu'elles existent. Et le seul moyen de le savoir, c'est de permettre aux femmes de parler sans peur d'être punies ou sanctionnées.
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Par nataska, le 06/07/2008
Les Monologues du vagin de
Eve Ensler
J'ai parlé à des femmes vieilles, jeunes, mariées, célibataires, lesbiennes, à des professeurs, des actrices, des femmes d'affaires, des prostituées, des noires, hispaniques, asiatiques, indiennes, blanches, juives.
Au début, les femmes hésitaient à parler. Mais une fois qu'elles étaient parties, on ne pouvait plus les arrêter...
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Par deass, le 21/12/2010
Les Monologues du vagin de
Eve Ensler
"Le clitoris n'est qu'une simple boule de nerfs ; huit mille terminaisons nerveuses pour être tout a fait précis .C'est la plus forte concentration qu'on puisse trouver dans tout l'organisme .
Plus que le bout des doigts , plus que les lèvres , plus que la langue et deux fois plus - je dis bien DEUX FOIS PLUS - que le pénis . Alors je vous le demande :
qui voudrait d'un fusil à un coup quand on a en sa possession une mitraillette ?"
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Par Luniver, le 19/04/2012
Les Monologues du vagin de
Eve Ensler
Et puis est arrivé le moment que j'attendais et redoutais à la fois. La femme qui animait l'atelier nous a demandé de ressortir nos miroirs de poche et de voir si nous pouvions repérer notre clitoris. On était toutes là, sur le dos, sur nos tapis bleus, à essayer de trouver nos marques, nos repères, notre logique, et je ne sais pas pourquoi, je me suis mise à pleurer. Peut-être était-ce simplement la gêne. Peut-être était-ce à l'idée que j'allais devoir renoncer à cette chimère, folle et dévorante, que quelqu'un ou quelque chose guidait ma vie, décidait de ses orientations et me donnait des orgasmes. Je vivais dans un monde à part, plein de magie et de superstition. Cette recherche du clitoris, dans cet atelier insensé, sur ces matelas bleus, rendait tout ça réel, beaucoup trop réel. Je sentais venir la panique. Et simultanément, l'angoisse et la prise de conscience que, si je m'étais empêchée de trouver mon clitoris, c'est parce que, en fait, j'avais toujours été terrifiée à l'idée que je n'en avais pas, terrifiée à l'idée d'être une de ces bonnes femmes viscéralement impuissantes, une de ces femmes frigides, mortes, closes, sèches, avec un goût de vieile abricot - oh mon dieu ! j'étais là, allongée, le miroir à la main, à la recherche de ce point névralgique, tâtonnant avec mes doigts, mais je ne pensais qu'à une chose. À dix ans, j'avais perdu une bague en or avec des petites émeraudes en me baignant dans un lac. J'avais plongé et replongé, passant mes mains au fond sur des pierres, des poissons, des vieilles capsules, sur des trucs visqueux, mais jamais sur ma bague. J'avais ressenti une de ces paniques. Je savais que j'allais être punie.
La femme qui dirigeait l'atelier s'est aperçue de mon agitation désespérée, je suais, haletante. Elle s'est approchée de moi. Je lui ai dit : «J'ai perdu mon clitoris. Il a glissé. J'aurais pas dû nager avec.»
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Je suis une créature émotionnelle de
Eve Ensler
" La guerre d'Irak a coûté pratiquement 3000 milliards de dollars. Je ne sais même pas compter jusque-là mais je sais que l'argent aurait pu aurait mis un terme à la pauvreté en général et par là au terrorisme.
Comment se fait-il que nous ayons l'argent pour tuer mais pas d'argent pour nourrir ou soigner ?
Comment se fait-il que nous ayons de l'argent pour détruire mais pas d'argent pour les arts et les écoles ? "
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Les Monologues du vagin de
Eve Ensler
Ce qu'on ne dit pas devient un secret et les secrets souvent engendrent la honte.