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Eve de Castro

Eve de Castro

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Libraires (des) - 1992
  • 13 livres
  • 8 critiques

Note moyenne : 3.18/5 (sur 22 notes) Eve de Castro

Biographie et informations

Nationalité : France
Né(e) : 1961

Biographie :

Ève de Castro, née en 1961 est une écrivaine française, lauréate du Prix des libraires en 1992, prix des Deux-Magots, prix Maurice Genevoix 1998.

Elle est diplômée de Sciences Po et a fait des études de droit international et d'histoire avant de s'orienter vers l'écriture.

Scénariste et journaliste, Ève de Castro est critique au “Figaro Littéraire“ depuis 1998.

Pour la télévision, elle a coécrit LE ROI DANSE avec Gérard Corbiau ainsi que RASTIGNAC, une série coécrite avec Natalie Carter et réalisée par Alain Tasma.
Source : web
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roman   récits   Enfants naturels   roman historique   Rois et souverains   suspense   biographie   contes   enfance   meurtre   folie   ogre   écrivain femme   histoire de france   11 septembre   inceste   france   auteur français   littérature française   18ème siecle  

Citations de Eve de Castro

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  • Par Woland, le 05/05/2010

    Nous serons comme des dieux de Eve de Castro

    [...] ... Aurais-je repoussé l'homme dont les sentiments se seraient fait entendre avec les accents que mon père trouvait pour Elisabeth ? Comment l'assurer ? Que sais-je du désir, que sais-je du plaisir, moi qui cache mes appas sous des voiles sévères ? Quelle amante, quelle épouse aurais-je été, si je n'avais étouffé la voix de ma nature ? (...)

    Ainsi aimer était-il soit pécher, soit souffrir. Au vrai, je ne péchais pas et je ne souffrais réellement que de voir Elisabeth mener train de reine avec gardes et tambours, une reine d'Orient vautrée sur sa litière, frottée d'or, de parfum, de semence, une déesse amorale et somptueuse devant laquelle même le prince pliait le genou. Je ne possédais ni sa lascivité, ni son ascendant sur autrui, ni son extraordinaire appétit à vivre. Je ne me sentais pas plus le goût que le talent de marcher sur ses brisées, et l'eussé-je désiré que ma fierté m'en eût détournée. Car j'avais de l'orgueil, cet orgueil raide, ombrageux, tyrannique, qui est l'arme des timides et des délaissés. La naissance m'avait faite seconde. Mon père exhibait sa passion pour mon aînée d'une manière qui me faisait souhaiter de n'être jamais née. Yeux bandés, chemise ouverte, le royaume tout entier s'attablait pour leurs noces et moi, au lieu de festoyer, j'avais envie de pleurer. Quelle place devais-je accepter dans cette bacchanale ? Qu'allais-je faire de ma vie ? Se pouvait-il que je n'eusse d'autre horizon qu'un mariage convenu, avec sa couronne de dégoûts, de lâchetés et de trahisons ? Se pouvait-il que mon père et ma soeur fussent dans le vrai, et l'exemple qu'ils offraient la règle de ce temps ? (...)

    C'est alors que, penchée au bord du gouffre, titubant d'une nausée où désir et dégoût se disputaient le pas, j'entrevis une issue dont je crus que jamais je n'aurais à rougir. Un sort digne des nobles martyrs, un de ces destins qui survivent à la mort en imprimant dans les mémoires une admiration subjuguée. C'était là, devant moi, aussi vivant que sont vivants mes souvenirs aujourd'hui. Je tenais le moyen d'éclipser Elisabeth sans souiller mon âme ni mon corps dans une rivalité triviale. Elle était l'Ange noir du duc d'Orléans. Moi, Adélaïde, je deviendrais son Ange blanc. Par ma soeur, il se perdait. Par moi, il se sauverait. Devant lui, j'ouvrirais toutes grandes les portes du royaume des cieux. En m'offrant sur l'autel que souillaient ses impiétés et ses débauches, je gagnerais son paradis. Personne, jamais, ne lui témoignerait si éloquent amour. ... [...]
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  • Par Woland, le 05/05/2010

    Nous serons comme des dieux de Eve de Castro

    [...] ... J'ai attendu sept années. Il y aura en juillet prochain quatre étés qu'Elisabeth est morte, et voici que mon père vient de la rejoindre dans la tombe. Que me reste-t-il encore à attendre, et qu'espérer encore ? Seule je demeure, avec mes regrets, avec mes remords. Il est écrit que celui qui juge sera jugé. C'est maintenant mon procès qui s'ouvre. Le procès de la vierge noire, de l'illuminée qui pour mériter l'estime des siens a renoncé au bonheur terrestre. Le siège de Dieu, au tribunal de ma mémoire, est vide mais c'est Lui, à la fin, qui tranchera. Vous, mes défunts, qui vous pressez pour témoigner, je vous vois comme sous un clair de lune. Vous portez ma vie et la vôtre enlacée sur vos lèvres. Depuis les commencements, jusqu'au jour d'aujourd'hui. Vous ouvrez la bouche. Vous allez tout dire. Et moi, par vous, je vais devoir tout revivre. ... [...]
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  • Par Zazette97, le 04/06/2011

    Parenthese de Eve de Castro

    Pendant cette semaine écoulée, Roméo n'a pas vu Jésus à ses côtés, pas dans la joie, pas dans le découragement, pas dans l'inquiétude, et le vent du cyclone souffle à son oreille : Jésus, il fait comme ton père, il vit chez les autres.
    Quand le vent souffle comme ça, la mer se met à rugir et Roméo devient sourd. Il ne veut pas écouter la parole du Seigneur, il ne veut pas enrichir son amour. Son amour, il le garde pour sa mère qui est démariée. En plus, une divinité faite homme, un père sans corps qui est son propre fils avec corps et en même temps un esprit saint pour l'éternité, c'est incompréhensible et Roméo n'arrive pas à croire ce qu'il ne comprend pas. p.58
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  • Par Anassete, le 08/12/2010

    Nous serons comme des dieux de Eve de Castro

    Je tenais le moyen d'éclipser Élisabeth sans souiller mon âme ni mon corps dans une rivalité triviale. Elle était l'ange noir du duc d'Orléans. Moi, Adélaïde, je deviendrais son ange blanc. Par ma sœur, il se perdait. Par moi, il se sauverait. devant lui, j'ouvrirais toutes grandes les portes du royaume des cieux. En m'offrant sur l'autel que souilleraient ses impiétés et ses débauches, je gagnerais son paradis. Personne, jamais, ne lui témoignerait si éloquent amour.

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  • Par Zazette97, le 04/06/2011

    Parenthese de Eve de Castro

    Roméo prétend "tenir à elle envers et contre tout", mais il ne supporte pas son éducation, ses rigidités, ses contradictions, ses incohérences. Ses contraintes logistiques, ses évasions mentales, sa santé capricieuse. Les mots et les élans qui scandent en elle des mesures dissonantes.
    Son désir d'être prise en charge, d'être prise en mains, d'être prise tout court, et son obstination à porter la culotte.
    Marie s'est lancée à corps et âme perdus dans l'aventure de cet amour. Elle y a entraîné ses trois enfants. Elle a laissé Pauline et Charles s'éprendre d'un père de substitution qu'elle pensait indéfectible. En l'imposant à Côme, elle a détérioré ses relations avec ce fils lié à elle par une confiance, une intimité, une complicité exceptionnelles.
    Depuis qu'elle connaît Roméo, elle ne croit plus être une femme parfaite, elle a abandonné ses certitudes et la vitrine derrière laquelle elle se mettait en scène.
    En échange, elle voudrait simplement être respectée et acceptée. Elle voudrait un compagnon qui ne hausse pas la voix. Qui se réjouisse de ce qu'elle offre au lieu de regretter, ce dont, en la choisissant, il se prive. p.253
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Livres de Eve de Castro (13)

    • Le peseur d'âmes
      1 critique
    • Nous serons comme des dieux
      2 critiques
      3 citations
    • Ayez pitié du coeur des hommes
    • Les batards du soleil
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    • La trahison de l'Ange
    • Soir et le matin suivant
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