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Par Bartimeus, le 23/11/2010
A vos souhaits de
Fabrice Colin
— Maître, chuchota la goule Nozdriov, j'ai perdu un doigt.
— Tu sais où tu peux te le mettre ?
— Comment ? fit le Diable.
— Non, je parle à ma goule, expliqua le baron.
— D'accord, fit le Diable, qui commençait visiblement à perdre son calme. C'est parfait. C'est fantastique.
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Par Bartimeus, le 07/12/2010
A vos souhaits de
Fabrice Colin
J'étais assis sur le banc des entraineurs, avec ma mère d'un côté et Gustus Oakley de l'autre. Je n'avais pas réussi à leur échapper : en ce qui concernait ma mère, le problème durait depuis un bon paquet d'années.
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Bal de givre à New York de
Fabrice Colin
Les toits de New York, sur les bords de l’Hudson, dessinaient sous la brume un patchwork éblouissant. Partout, des géants d’acier et de verre se frayaient un chemin vertical entre des lacis de ponts aériens. Des faisceaux argentés fouaillaient le ciel.
La tour Seth-Smith se dressait là-bas, sur les bords d’un Central Park constellé de lacs obscurs, rayé de routes lumineuses. Un jeu de construction titanesque, voilà ce qu’était devenu New York, et sur ce plateau minéral, un homme – mon père – avait tracé des lignes, jeté des passerelles, déroulé des toits plus larges que le monde. Dans un silence ombré, l’auguste dirigeable aux flancs nacrés de lune glissait sur le labyrinthe des buildings, par-delà les noires et souveraines contorsions du fleuve.
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Dreamericana de
Fabrice Colin
-Le nom.
-Pas tout de suite.
-Je vous demande pardon?
-... chuchota la jeune femme avant de vider son verre, tandis que la grande horloge or et noyer du vestibule sonnait ses cinq coups cuivrés.
-Allez-vous enfin me dire...
-Vous avez une très jolie bouche.
Sans lui laisser le temps de répondre, elle lui attrapa le menton et l'embrassa avec fougue. Puis elle se leva te lui saisit le poignet.
-Suivez moi.
Un peu ébahi, l'Américanien se redressa et, lâchant son fume-cigarette, décida très provisoirement de se laisser faire.
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A vos souhaits de
Fabrice Colin
- Tu es mauvais, Mordayken. En tant que ravisseur, tu es lamentable. Je ne sais même pas comment tu fais. La médiocrité semble être chez toi une seconde nature.
- Votre Majesté est trop bonne.
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Par Bartimeus, le 07/12/2010
A vos souhaits de
Fabrice Colin
Maman gloussait comme une poule. La dernière fois que je l'avais vue rire, c'était à l'enterrement de mon père.
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Bal de givre à New York de
Fabrice Colin
La porte s'ouvrit pour me laisser sortir. Le matin était devenu bleu, éblouissant.
Je descendis quelques marches puis m'arrêtais. Le parterre était jonché de pétales de roses : des
milliers de pétales, d'un rouge intense qui ne laissait plus voir le sol.
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Par VanessaV, le 11/03/2008
Le syndrome Godzilla de
Fabrice Colin
Je comprends soudain (une pensée qui me semblera aberrante au réveil, et dont je peinerai en vain à retrouver le sens profond) que pour devenir le plus fort, pour faire peur aux gens, pour que les gens vous respectent & vous craignent & vous vénèrent & vous fuient, il faut avoir beaucoup souffert, être parti sur les chemins brûlants –être revenu.
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Par Scrat, le 24/08/2010
A vos souhaits de
Fabrice Colin
La jeune fille avec laquelle il se trouvait avait l'air très intelligente. Surtout physiquement.
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Par c.brijs, le 29/12/2011
La Vie extraordinaire des gens ordinaires de
Fabrice Colin
On connait tous des chansons capables de nous briser le coeur. En temps normal, on évite d'y penser. Mais si notre grand-père meurt. Ou que l'automne brunit. Ou qu'on reçoit une lettre qu'on ne voulait pas recevoir. Ou que la vieille maison de famille est vendue. Lorsque nous nous rappelons que la vie ne nous a jamais rien promis, que la beauté et la tristesse ne sont que les deux faces d'une seule et même pièce et que cette pièce n'en finit pas de tourner sur la tranche, alors...