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Par Lisou33, le 19/02/2013
Les étourneaux de
Fanny Salmeron
” Mais quel est notre pouvoir, quand on aime? Et quelles sont nos limites ? Infinies? Infinies, les limites, les barbelés entre les gens, c’est infranchissable. Se prendre dans les bras ne sert à rien, les frontières entre nous sont des précipices, chacun sur son continent. Et quand on est triste, quand on a peur, quand c’est bientôt la fin du monde, les autres avec tout leur amour, toutes leurs promesses, ils sont bien jolis mais il n’y peuvent rien. Frustrant d’aimer. Frustrant d’être attaché. Frustrant l’empathie. Inutlie, l’affection. Parfois on essaie d’aller plus loin, on croit que faire l’amour, la chair nue contre sa chair nue, alors les barbelés se détachent mais c’est faux. Se posséder ne donne rien. Jouir sous la peau de l’autre ne change rien. Frustration, toujours. Frustration d’être un autre. Vouloir être toi, bien sûr, être dans toi pour savoir ou te consoler, comment sécher les larmes depuis l’intérieur. Vouloir être toi, te connaître par coeur et savoir les formules pour te faire sourire. ça ne fonctionne jamais. On n’est jamais rien d’autre qu’un autre. Incapable inutile et les bras ouverts impuissants. On ne sert à rien. Je me reveille” Les étourneaux, Fanny Salméron
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Si peu d'endroits confortables de
Fanny Salmeron
Je ne sais pas si deux solitudes s'annulent, je ne sais pas si elles se consolent. Je ne sais pas si au contraire elles ne forment pas un vide encore plus grand.
J'espère que non.
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Par Zazette97, le 04/02/2013
Si peu d'endroits confortables de
Fanny Salmeron
Tu comprends, j'ai besoin d'un autre nous. De quelque chose de plus doux. De plus simple. Sans les complications du corps. Sans la sueur et sans la faim, sans toutes ces choses épuisantes. Juste les jolies lumières de l'amour élémentaire.
Je n'ai plus envie d'être amoureuse. De toute façon tu prends toute la place. Je veux juste aimer simplement. Sans plus jamais mêler le ventre à ça. p.88
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Si peu d'endroits confortables de
Fanny Salmeron
Elle avait réellement le cœur pissenlit. Quand on bougeait trop vite, qu'on parlait trop fort, qu'on courait près d'elle, quoique ce soit qui faisait du vent, on pouvait voir des morceaux de son cœur s'envoler, et elle plissait les yeux parce que ça lui faisait mal.
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Si peu d'endroits confortables de
Fanny Salmeron
Je dis que j'essaie de t'oublier mais c'est un mensonge. J'essaie simplement de disparaître et , avec moi, la cause de ton départ.
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Si peu d'endroits confortables de
Fanny Salmeron
Je joue les suicidaires sur le quai du métro à minuit dix. Je marche au bord les yeux fermés en écoutant de la musique triste en espérant qu'on vienne me sauver.
Mais le quai est désert.
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Si peu d'endroits confortables de
Fanny Salmeron
La musique de ta voix, ça ressemblait à quoi ? C'était chaud et plein de désir. Je veux dire, elle me rendait pleine de désir. Ta voix, elle se buvait. Ta voix, c'était du thé au gingembre.
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Si peu d'endroits confortables de
Fanny Salmeron
Le vide c'est moi. Moi c'est juste le trou béant de toi qui s'épaissit chaque jour au lieu de se guérir. C'est le manque des yeux dorés et du parfum de ta peau. C'est rien d'autre.
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Par Zazette97, le 04/02/2013
Si peu d'endroits confortables de
Fanny Salmeron
Oui, je saurais bien mieux être un enfant, mais je ne voudrais pas du tout redevenir une petite fille, parce que c'est être faible face au monde et ce n'est pas toujours une vie rêvée.
Quand on est faible les gens qu'on aime prennent des trains et ne reviennent plus pendant cent mille dimanches. Ils ne reviennent pas non plus les jours d'après. p.132
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Par Arieste, le 26/11/2012
Si peu d'endroits confortables de
Fanny Salmeron
Aux informations, ils ont parlé d'un suicide mais on n'en sait rien, ce n'est pas forcément ce qu'il s'est passé.