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Le feu secret de
Fernando Vallejo
Je hais la pauvreté. Car elle est mesquine et crasseuse, indolente et paresseuse, hautaine et servile. Et en plus ignorante. Le pauvre ne lit pas, n’étudie pas, ne progresse pas […] le travail leur fait horreur. Ils attendent tout du patron ou du gouvernement, ou de vous ou de moi. […] assis chacun sur son cul ils attendent le tirage de la loterie […] C’est pour ça que je n’aime pas le pauvre. Faites-lui peindre un mur : il salope le tapis. Nettoyer le tapis ? Il salope le mur.
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Par Sachenka, le 05/09/2011
La Vierge des tueurs de
Fernando Vallejo
Par ces ruelles abruptes, par ces escaliers de ciment qui montent lentement, péniblement, douloureusement vers le ciel, lequel n'est pas pour nous, escaladant de degré en degré ces marches taillées dans les flancs de la montagne, dans sa terre jaune et stérile, cette même glaise dont Dieu a fait l'homme, son jouet, nous égarant dans le labyrinthe des impasses et des haines, essayant de démêler l'inextricable, la trame enchevêtrée des rancunes et des règlements de compte qui s'héritent de père en fils et se passent de frère à frère comme la rougeole, qu'est-ce que je disais? Ah oui, quel film ne ferions-nous pas, si beau, si douloureux. Mais non, ce sont des rêves et les rêves ne sont que des rêves. Et en plus le cinéma et le roman sont trop petits pour Medellin.
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Par Sachenka, le 05/09/2011
La Vierge des tueurs de
Fernando Vallejo
Chaque Commune est divisée en plusieurs quartiers et chaque quartier réparti entre plusieurs bandes : cinq, dix, quinze garçons qui forment une meute, et là où elle pisse personne ne passe.
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Par Sachenka, le 18/09/2011
Et nous irons tous en enfer de
Fernando Vallejo
Va-t-on cesser de vivre pour soigner un sida? La vie est un sida.
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Le feu secret de
Fernando Vallejo
[…] La pauvreté cohabite avec l’ignorance ; elles dorment en concubinage dans une profusion d’odeurs sous le même toit, sur la même couche, et elles se multiplient par dix.
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La Vierge des tueurs de
Fernando Vallejo
« Les sicaires sont des enfants ou de jeunes garçons de douze, quinze ou dix-sept ans, comme Alexis, mon amour. » (p. 11)
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La Vierge des tueurs de
Fernando Vallejo
« Alexis était l’Ange Exterminateur qui était descendu sur Medellin pour en finir avec cette race perverse. » (p. 85)
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Le feu secret de
Fernando Vallejo
[…] Le pauvre n’a rien et s’il a quelque chose, un corps malpropre, il en prend soin comme s’il était en or, bien plus qu’un riche : avec des précautions maniaques. Et moi je ne fais pas ceci, et encore moins cela, et je ne suis pas comme ça, et qu’est-ce que vous croyez. C’est pour ça que je n’aime pas les pauvres.
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La Vierge des tueurs de
Fernando Vallejo
« Mais qu’est-ce que j’ai à faire de la Colombie puisqu’elle n’est plus mienne, qu’elle m’est étrangère ? » (p. 10)
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Par Sachenka, le 18/09/2011
Et nous irons tous en enfer de
Fernando Vallejo
"Qu'y a-t-il après la mort, fiston? me demanda-t-il.
- Rien, lui répondis-je. On n'est jamais que quelques souvenirs mangés aux vers. Que tu seras mort, tu vivras encore en moi qui t'aime, dans ma mémoire douloureuse, et après, quand je serai mort à mon tour, tu disparaîtras à jamais.