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Par jalibert, le 14/04/2011
Saison de lumière de
Francesca Kay
Utiliser les couleurs dans toutes les nuances et leurs richesses pour en baptiser la mer et les cieux -turquoise, cérulé, saphir -, c'était comme apprendre une nouvelle langue, dont elle se trouvait passionnée.... Elle n'avait pas osé songer que l'art pouvait être une manière de vivre. Mais maintenant, ici, soudain, cela lui semblait l'unique manière; l'unique manière de dire tout ce qu'elle savait nécessaire de dire.
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Saison de lumière de
Francesca Kay
Je suis poète de formation et le poète, tel le peintre, touche à l’allusion. Il apparaîtra clairement au lecteur que j’ai imaginé les pensées et les émotions de Mallow quand elles m’étaient inconnues. A ma décharge, je plaiderai simplement que je n’avais pas le choix, si je souhaitais brosser un portrait de Jennet Mallow riche, intense, resplendissant de couleur et non une simple esquisse.
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Par Cath36, le 29/06/2011
Saison de lumière de
Francesca Kay
Ainsi. Gloire et fortune. N'est-ce pas suffisant ? Ce ne sont pas des garanties de bonheur, mais tout de même cela change beaucoup de choses. La vie de Jennett en fut transformée, elle put acheter du temps, de l'espace et, au bout du compte, son indépendance.
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Par Cath36, le 26/06/2011
Saison de lumière de
Francesca Kay
Sa prise de conscience de la dépendance absolue de ses enfants et des obligations d'adulte qui en découlaient pour elle, formait le coeur du problème de Jennett. Aux yeux du monde, un artiste se devait d'être libéré de toute obligation personnelle, condition vitale pour atteindre dans son oeuvre les idéaux les plus élevés, les plus transcendantaux. David Heaton s'était octroyé une telle liberté. Une liberté ontologiquement infantile, toutefois affranchie des contraintes de l'impuissance infantile. David ne serait jamais complètement adulte s'il voulait réussir comme artiste. Jennett se trouvait donc confronté à un choix cornélien : devait-elle se montrer responsable envers ceux qu'elle avait mis au monde ou fidèle à sa vocation ?
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Par Cath36, le 29/06/2011
Saison de lumière de
Francesca Kay
Avant la mort de son père, Jennett ne s'était pas doutée qu'il lui manquerait à ce point...Quelle surprise alors de voir son père transfiguré par la mort, devenu une vraie présence. Elle le sentait sur son épaule, qui la regardait au travail, la jugeait comme il l'avait toujours fait, avec une bienveillante sévérité. Il était constamment dans son champ de vision. Et pourtant sa présence n'était pas un réconfort. C'était un reproche, un avertissement, un rappel du peu de temps imparti à chaque vie, et de celui qui se perd dans la solitude.... La mort de son père fut une révélation, et c'est sa voix qu'elle entendit lui ordonner d'agir, de sauver ce qu'elle avait avant qu'il ne fût trop tard.
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Par Theoma, le 09/05/2011
Saison de lumière de
Francesca Kay
L'été avait soudé la famille, l'avait enveloppée de ses fils de miel et, désormais, elle ne faisait plus qu'un, alors que, soumise aux tensions quotidiennes, elle s'effilochait constamment.
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Par Cath36, le 26/06/2011
Saison de lumière de
Francesca Kay
Glace. Non pas le cristal profond, bleuté de l’Antarctique, mais une glace fine, à peine une membrane entre l'eau et l'air. Une glace dont l'apparition si soudaine semble capturer l'instant -paralysant une vague sur le point de se briser en bord de mer, emprisonnant les bulles de l'écume en un petit lac. Comment représenter cette finesse, ce reflet incolore plein de couleurs pourtant, la manière dont la glace ensoleillée est à la fois miroir et source de lumière ? Lumière blanche. Pureté et danger.
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Par Cath36, le 29/06/2011
Saison de lumière de
Francesca Kay
La solitude n'est pas dure quand on est jeune. Elle n'est pas dure quand tout reste ouvert, que les années se présentent pleines de promesses, et que n'importe quel inconnu rencontré par hasard est susceptible de devenir un amant. Elle ne put en aucun cas être confondue avec l'isolement. Enfant, Jennett était souvent seule et, jeune femme, elle s’accommodait très bien de sa propre compagnie. La trentaine passée, elle commençait à apprendre à quel point la vie est courte.
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Par Cath36, le 29/06/2011
Saison de lumière de
Francesca Kay
L'été avait soudé la famille, l'avait enveloppée de ses fils de miel et, désormais, elle ne faisait plus qu'un, alors que, soumise aux tensions de la vie quotidienne, elle s’effilochait constamment.