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Par ballad, le 08/01/2012
Tendre est la nuit
de
Francis Scott Fitzgerald
J’ai passé un bon moment de lecture, émouvant par endroit. C’était agréable de s’installer dans cette histoire. Je ne me suis pas doutée du tour que prendraient les choses, car le récit était bien construit, avec de multiples rebondissements. Les personnages du couple dont il est question sont découverts en profondeur, avec leurs failles insoupçonnées. L'alchimie qui a permis au couple de se former a échappé à l’un comme à l’autre, et des années plus tard, comment traiter la vulnérabilité alors que ni l'un ni l'autre ne peut plus la gérer ?
L’histoire : cela se passe durant les années 20 principalement en France et en Suisse. Rosemary, une actrice américaine vient se reposer sur la Riviera où elle fait la connaissance de Nicole et de Dick Diver, un couple de gens fortunés. L’homme comme la femme sont fascinants, brillants, séduisants, entourés d’une armada d’amis qui les vénèrent et les protègent. On se bat même en duel pour eux. Rien ne laisse suspecter de faille dans ce couple, et pourtant, Rosemary vient à savoir que Dick est un ancien psychiatre ayant soigné Nicole pour troubles profonds, et que c’est ainsi qu’aurait débuté leur histoire d’amour…
Le monde dans lequel nous fait entrer ce roman est certainement un monde de privilégiés et de gens snobs et puritains, mais l’auteur semble évoluer là dedans un peu comme un étranger, même s’il en fait partie. C’est un roman aux accents autobiographiques : on y voit l’alcoolisme de Fitzgerald, la schizophrénie de Zelda sa femme, ainsi que la désintégration de leur couple. Je pense qu'il a fallu à l’auteur beaucoup d’introspection et de courage pour avoir mis sur page les différentes étapes de la transformation des êtres aux fins de ce récit, ce qui est une manière douloureuse de témoigner de sa propre souffrance.
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Par Eric75019, le 28/09/2011
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Même si l’on n’a pas vu le film tiré du livre et réalisé par Jack Clayton en 1974 (c’est mon cas), on a tous en tête l’affiche montrant sous une grande casquette blanche la bouille réjouie de Robert Redford, planté derrière une Mia Farrow absolument divine ; ils sont riches, souriants, extrêmement élégants, confiants dans l’avenir, et regardent dans la même direction. Mais qu’en est-il exactement ?
Avec le roman Francis Scott Fitzgerald, le lecteur est d’emblée plongé dans l’Amérique des années 20, chez les nantis des faubourgs chics new-yorkais. Le narrateur lui-même fait partie de la classe dominante, même s’il s’en défend, Nick Carraway travaille dans la finance et fréquente les milieux huppés. La richissime cousine de Nick, Daisy (Mia Farrow dans le film), est mariée à Tom Buchanan, un camarade de promotion de Nick à Yale. Nick fait la connaissance d’une amie de Daisy, la championne de golf Jordan Baker. Jordan évoque le mystérieux voisin de Nick, Jay Gatsby (Robert Redford), qui bientôt invitera Nick à l’une de ses fastueuses soirées, dans le but de revoir et de reconquérir Daisy, qu’il considère comme l’amour de sa vie. Par ailleurs Tom, dont le couple bat de l’aile, présente à Nick sa maîtresse, Myrtle Wilson, une femme vulgaire qui est également l’épouse de son garagiste, un minable. Une fois le décor planté et les acteurs en place, le scénario du roman peut se dérouler tranquillement mais inexorablement jusqu’au drame final.
En début de roman, Scott Fitzgerald peint la vie de ses personnages par petites touches, à la manière des impressionnistes : des bribes de conversation, dont le contexte nous échappe, des ellipses dans la narration, des zones d’ombre et des angles morts, des répliques incomplètes au téléphone, des personnages secondaires furtifs et un peu flous… Il faut un peu de recul pour que le tableau dévoile sa cohérence. Gatsby le magnifique dépense sans compter pour parvenir à ses fins et cherche à en mettre plein la vue en organisant des soirées somptueuses pour ses voisins, le who’s who new-yorkais (dont la liste des noms ne nous est pas épargnée !). Mais Gatsby n’est pas, contrairement aux autres personnages, un héritier de la classe dominante, on finit par apprendre qu’il est un parvenu d’origine modeste, et qui plus est, l’origine de sa fortune reste un mystère un peu louche… mais nul n’y prête attention tant que dure la fête et que tout le monde peut en profiter !
Peu à peu, le flou mondain et un peu ennuyeux des premiers chapitres fait place à des scènes plus précises et plus violentes. Les sentiments et les calculs sont dévoilés, les masques tombent, et l’histoire se referme, dénonçant avec une lumière crue l’hypocrisie et le cynisme des nantis, prêts à tout pour protéger leur monde. Il faudra attendre les derniers chapitres pour que Nick, témoin jusqu’alors étrangement extérieur au drame qu’il raconte, entre en action, prenne parti et juge la conduite de ses semblables (mais sans remords excessifs).
Quelques petits problèmes de traduction nuisent un peu à la crédibilité du récit de cette nouvelle version sortie en poche (Gatsby appelle sans arrêt Nick « cher vieux » au lieu de « mon vieux » ou « vieux frère ») mais il paraît qu’il y a eu encore pire dans une traduction récente, versant carrément dans le jeunisme anachronique, j’ai heureusement échappé à celle-ci. Décidément, traduire des classiques américains ne semble pas être une chose si facile !
Par ailleurs, le roman est complété pas une annexe retraçant la correspondance entre Francis Scott Fitzgerald et son éditeur avant la publication du livre (qui fut un échec commercial à sa sortie), ces documents en disent long sur l’état d’esprit de l’auteur, et apportent un témoignage sur la fabrication du livre, à la façon des bonus sur les DVD.
Au final, ce roman n’est ni nécessaire ni indispensable (la satire sociale n’est tout de même pas très prononcée), sauf pour ceux qui aiment étudier les riches entre eux (une minorité en voie de disparition, mais on ne le savait pas encore à l’époque).
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Par Woland, le 26/12/2007
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Great Gatsby
Traduction : Jacques Tournier
Personnellement, j'ai toujours trouvé que la littérature américaine du XXème siècle marquait une véritable fascination envers la Tragédie. C'est Faulkner qu'on cite bien sûr en premier en ces occasions mais il ne faudrait pas oublier John Steinbeck (qui joua sur les deux tableaux, celui de la Tragédie échevelée, avec "A l'Est d'Eden" comme celui de la Tragédie sobre avec ce chef-d'oeuvre qui s'appelle "Des Souris et des Hommes"), Norman Mailer, Truman Capote (Si "De Sang-froid" n'est pas une tragédie, qu'est-ce que c'est ?) ou, au théâtre, le baroque et flamboyant Tennessee Williams.
S'y ajoute pour moi désormais un auteur dont j'avais évidemment entendu parler mais dont, je l'avoue à ma grande honte, je n'avais jamais lu un seul écrit jusqu'ici, à l'exception d'une nouvelle fantastique publiée dans l'un des volumes "Alfred Hitchock présente ..." au Livre de Poche. (Je l'ai encore, cette nouvelle et je vais d'ailleurs la relire.)
Cet auteur, c'est Francis Scott Fitzgerald qui mourut d'une crise cardiaque en 1940 après avoir menée la vie excentrique et rongée par l'alcool d'un suicidaire-né.
On l'oppose souvent à Hemingway - que je n'ai jamais pu lire tant son style (ou son absence de style ???) me rebute - mais, pour l'un comme pour l'autre, le procédé est injuste. Tous deux cherchaient à se détruire en éblouissant au maximum leur entourage, voire la terre entière, tous deux voyaient en la Mort le feu d'artifice suprême destiné à sceller leur légende.
"Gatsby le Magnifique" marque l'apogée de Fitzgerald qui, plus jamais, ne retrouvera pareil éclat aux yeux du monde. L'intrigue en est supérieurement simple mais cette simplicité justement est si diabolique et l'agencement en est si rigoureux que ce roman atteint avec un naturel parfait aux plus hauts sommets de la Tragédie antique.
Nous sommes pourtant en 1922, à East Egg, l'un des faubourgs de New York où le narrateur, Nick Carraway, vient tout juste d'emménager. En cette époque où la Prohibition est reine et où rien ne laisse présager qu'un certain jeudi de novembre 1929, la chute de Wall Street entraînera dans la mort nombre de fortunes aussi conséquentes que récemment acquises, Carraway a pris un poste dans une banque. Côté sentimental, il entretient une petite correspondance avec une jeune fille dont il est vaguement amoureux et qui est demeurée dans le Middle West dont il est originaire.
Un jour, par curiosité autant que par ennui, Carraway traverse la baie pour se rendre à West Egg, banlieue nettement plus riche et plus snob qu'East Egg, pour y déjeuner chez sa cousine, Daisy. Celle-ci s'est mariée avec l'un de ses pairs, Tom Buchanan, fils de famille aisée en qui Fitzgerald nous dépeint, non sans cruauté, le WASP-type.
C'est au cours de ce déjeuner que Nick fait la connaissance de Jordan Baker, joueuse de golf professionnelle, dont il tombe amoureux. C'est aussi au cours de ce déjeuner qu'il entend pour la première fois évoquer le nom de son plus proche voisin à East Egg, Jay Gatsby.
Enfin, nouvelle qui le sidère, il apprend également que Buchanan a une maîtresse, que ce n'est pas la première fois, que Daisy n'ignore rien de la chose et que tout cela crée beaucoup de tensions dans le couple de ses cousins.
Plus tard, Tom le mènera presque de force chez sa maîtresse, Myrtle Wilson, à qui il a loué un petit pied-à-terre à New-York dans une résidence luxueuse. Nick ne saisit pas très bien ce que son cousin trouve en cette femme somme toute vulgaire, qui n'est autre que l'épouse d'un gérant de station-service avec qui, bien entendu, Tom a fait ami-ami. Comme il est homme, il ferme néanmoins les yeux sur une situation qu'il juge malhonnête et malsaine mais tout au fond de lui prend racine le mépris qu'il laissera éclater à la fin du roman envers Buchanan.
En parallèle, Nick se rend à l'une des somptueuses réceptions que donne Gatsby, son voisin. Il a la surprise d'y croiser Jordan Baker, laquelle est venue là comme tant d'autres, amenée par l'ami d'un ami de ... qui avait entendu dire qu'on s'amuserait bien. De papotages en ragots de mondains quasi professionnels, venus là pour manger et surtout boire victuailles et alcools de qualité sans débourser un seul centime, Carraway saisit les plus invraisemblables histoires sur Gatsby et surtout sur les origines de sa fortune. Si certains soutiennent qu'il est bel et bien l'ancien étudiant d'Oxford et le fils de famille qu'il affirme être, la majorité ne relève en lui que le bootleger sans scrupules, l'associé d'individus dont il est préférable de ne pas citer les noms.
Pourtant, Gatsby est un homme charmant. Plus il le fréquente et plus Carraway s'en persuade même si, à certains moments, un doute subtil s'en vient l'effleurer. C'est donc de fort bonne grâce qu'il finit bientôt par favoriser les retrouvailles de Gatsby avec Daisy. Les deux jeunes gens s'étaient en effet rencontrés cinq ans auparavant et avaient eu une brève liaison. Puis Gatsby avait rejoint l'armée américaine en Europe où il s'était d'ailleurs comporté en héros. Hélas ! en le rendant à la vie civile, l'armée l'avait aussi rendu à son statut minable de fils de fermier dans l'impossibilité absolue de prétendre à la main d'une jeune fille telle que Daisy. Au reste, celle-ci, lasse d'attendre, avait épousé Tom Buchanan et sa fortune.
A partir de là, nous entrons dans la véritable tragédie, l'une de celle qui eût séduit les Anciens Grecs et l'on reste ébloui par l'incroyable naturel avec lequel Scott Fitzgerald noue et dénoue les fils de la trame qu'il a tissée.
Sous une autre plume, l'histoire aurait été pesante, voire invraisemblable. Avec la sienne, elle irradie d'éblouissants éclairs de poésie sans porter atteinte un seul instant à la rigueur toute mathématique du découpage. La magie qui s'opère, à la fois aérienne et profonde, participe de cette antique fascination qui saisit encore les modernes lorsqu'ils prêtent l'oreille à ces mythes impitoyables où des mortels qu'attirait trop l'Olympe se voient rejetés, foudroyés, sur la terre. Ou plutôt, comme l'écrit Scott Fitzgerald au final :
"Gatsby croyait en la lumière verte, l'extatique avenir qui, d'année en année, recule devant nous. Il nous a échappé ? Qu'importe ! Demain, nous courrons plus vite, nos bras s'étendront plus loin ... Et un beau matin ...
C'est ainsi que nous avançons, barques luttant contre un courant qui vous rejette sans cesse vers le passé." ;o)
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Par carre, le 29/12/2011
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Un des grands classiques du XXème siécle.1920 Long Island le beau et charismatique Jay Gatsby donne de somptueuses soirées dans son immense propriété. On y côtoie la Jet Set mais aussi des gens moins honorables. Avec que les rumeurs ne cessent de se propager sur la richesse de Jay et les zones d'ombres de celle-ci, Gatsby n'a qu'une idée en tête, récupérer la belle Daisy mariée à Buchanan, lui aussi richissime mais par héritage. Sous le regard amusé mais lucide de Nick Carraway. A travers le portrait de cette haute bourgeoisie désoeuvrée, juste à l'après guerre, au début de la prohibition, Fitzgérald décrit magnifiquement le désenchantement d'une jeunesse qui vit dans l'opulence et la superficialité, bien loin des préoccupations des petites gens. Le roman d'une génération, fort et sublimement écrit. Un très grand livre, immortalisé au cinéma par Robert Redford dans le rôle de Gastby.
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Par spleen, le 25/12/2011
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Dans le cadre "j'offre des livres à Noël", j'avais choisi des petits livres de poche que je qualifierais de Classiques de la littérature et je n'ai pu résister à la tentation de lire ou relire ces ouvrages.
Considéré comme un des précurseurs de la littérature américaine du XXème siècle, je crois bien que je n'avais jamais lu de F Scott Fitzgerald, même si je connaissais le film de Gatsby le Magnifique, dont une nouvelle prochaine adaptation va d'ailleurs sortir en 2012 ...
Peinture d'une société américaine brassant la fortune, la gloire dans des receptions somptueuses, nous sommes en 1922, certains se sont distingués sur les champs de bataille de la première guerre mondiale.
Le début de l'histoire évolue dans ce microcosme insouciant autour du personnage de Gatsby dont l'origine de la fortune reste mystérieuse.
Monde de fêtes et de plaisir qui cache des dessous moins reluisants, des couples déchirés, de l'argent à l'origine douteuse, l'imposture n'est pas loin, le ton enjoué s'efface et le denouement dramatique se met peu à peu en place ...
C'est bien mené, Nick Carraway qui raconte l'histoire, ébloui dans un premier temps par le faste et l'aura de Gatsby, rentre dans le cercle immédiat du drame mais garde la tête froide et un certain esprit critique ...
Belle écriture , j'ai passé un agréable moment même si habituellement je n'aime pas trop les histoires dans ce milieu qui apparait totalement factice .
Lien : http://lejournaldelouloune.over-blog.com/article-gatsby-le-magnifique-par-f-s...
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Par MissG, le 19/11/2011
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
"Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, refoulés sans fin vers notre passé."
Ce sont sur ces mots que se termine "Gatsby le magnifique", roman emblématique des années folles à New-York.
C'est une histoire qui ne laisse pas de marbre, c'est gloire et décadence dans le New-York des années 1920, avec toute une population superficielle qui ne pense qu'à s'amuser et à profiter sans s'intéresser aucunement aux êtres humains qu'ils côtoient, à leurs sentiments, à ce qu'ils peuvent éprouver.
Et l'on s'y perd facilement dans ce tourbillon d'alcool, de musique, de fête, on y perd facilement son âme. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé à beaucoup des personnages du livre, je me suis même demandée si l'auteur n'en parlait pas en connaissance de cause, il semblerait que oui.
Au milieu de tout ce tourbillon il y a Nick Carraway, le narrateur.
Quelle heureuse idée de la part de l'auteur de raconter cette histoire par un oeil extérieur et par la personne qui a le plus le sens des réalités.
Cela permet au lecteur d'avoir une vue à 360° de l'histoire et de tous les personnages.
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans les premiers chapitres, c'est un monde de fête avec beaucoup de bruit et de gens qui papillonnent, je me demandais où l'auteur voulait en venir.
Et puis finalement j'ai été à mon tour happée dans le tourbillon et je me suis mise à suivre les aventures d'abord de Daisy et de son mari Tom, puis de Gatsby.
Ce dernier personnage donne son nom au titre mais n'apparaît pas tout de suite.
C'est un personnage qui restera auréolé de mystère pendant un bon moment et puis qui finira par se dévoiler au fur et à mesure à Nick Carraway.
Mais pas complètement.
Il gardera avec lui dans la mort une part de mystère, ce qui fait partie du charme de ce roman.
C'est un personnage sensible qui n'aurait jamais dû évoluer dans ce monde de requins.
Il s'est construit dans un seul but : reconquérir Daisy. C'est dramatiquement beau, mais inutile au final, car il y aura toujours une personne remplie de mauvaises intentions à son égard qui saura le lui rappeler. Il a un côté pur et naïf que j'ai trouvé attendrissant.
Les chapitres s'enchaînent de façon fluide et toute l'intensité dramatique de l'histoire se met en place.
Nick Carraway est sans doute le personnage le plus sensé, celui qui fait le plus attention aux autres, qui ne feint ni ne ment sur ses sentiments.
Pour preuve cette phrase assez dure qui conclut son dernier échange avec Jordan Baker : "Désolé et furieux, encore amoureux d'elle, j'ai tourné le dos". Il me semble que c'est l'unique fois dans ce livre où un personnage exprime réellement ses sentiments, dans tous les autres cas ils sont dits par une tierce personne.
C'est une histoire assez dure finalement, car elle met en avant l'inconséquence et la légèreté des sentiments de la plupart des gens à cette époque.
Ainsi Tom Buchanan est un mari infidèle mais qui ne supporte pas que sa femme fasse de même, il entretient une maîtresse au vu et au su de tout le monde, il se croit supérieur car il a hérité de sa fortune et n'a jamais eu à travailler de sa vie.
C'est un personnage fort, il est l'un des personnages clés de ce roman.
Daisy apparaît comme une jolie écervelée qui va blesser profondément Gatsby sans même s'en rendre compte. Elle aime, ou croit aimer, mais finalement n'ose jamais franchir le pas de se séparer de son mari, elle oublie les gens très facilement, elle se laisse porter par l'opulence du monde dans lequel elle évolue. Si elle semble de premier abord être un personnage secondaire il n'en est rien, elle a au final une place importante dans la trame dramatique de l'histoire.
L'autre personnage féminin est Jordan Baker, qui synthétise à elle seule tous les défauts reprochés aux deux premiers personnages.
J'ai lu à la fin de ce roman l'échange de lettres "Dear Scott/Dear Max" entre l'auteur et son éditeur. J'ai beaucoup apprécié car cela apporte un autre éclairage à la lecture.
J'ai été également surprise de constater que les chapitres mentionnés dans ces lettres comme les plus faibles ou qui en tout cas font douter l'auteur sont ceux qui pour moi sont les plus forts et les plus réussis.
Il y a une réelle dynamique du drame qui se met en place à partir du chapitre 5.
Tout s'accélère : les sentiments, les évènements, les drames.
L'auteur a également eu recours aux ellipses narratives, aux zones d'ombre, afin de ne pas trop en dire mais de laisser des clés de compréhension aux lecteurs.
J'ai beaucoup apprécié cette lecture, c'est un livre un peu magique, qui permet de remonter le temps et de retourner dans les années 20.
L'auteur y décrit merveilleusement la société, le cadre de vie, les attitudes et les pensées des personnes à cette époque-là.
Il place son histoire dans le cadre enchanteur de New-York, il narre une histoire implacable servie par des personnages insouciants qui brisent tout et tout le monde sur leur passage, et son style d'écriture ne m'a pas laissé indifférente.
C'est un beau roman violent du point de vue des sentiments qui m'a beaucoup plu.
Ce livre a été lu dans le cadre du challenge New-York en littérature 2012
Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2011/11/gatsby-le-magnifique-de-francis-sc...
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Par vincentf, le 08/09/2011
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Gloire et chute d'un mystère, ce roman, comme son personnage-titre, a quelque chose qui envoûte. L'insouciance des riches fêtards qui rôdent autour de la demeure illuminée du généreux Gatsby se mue en indifférence quand le drame s'est noué et que la prestance est devenue cadavre troué. Le narrateur, ce voisin qui se laisse lentement amadouer, reste jusqu'au bout le confident d'un amour fou brisé par l'habitude nauséabonde de l'argent. Gatsby a construit, sans doute malhonnêtement, en tuant un homme peut-être, sa fortune, pour être à la hauteur d'une femme fatale, qui le laisse tomber pour un mari qu'elle n'aime pas; mais à quoi bon résumer une histoire dont les zones d'ombres ne s'effacent pas ? L'atmosphère légère s'alourdit tout au long d'un roman du désenchantement, qui montre ce qui se craquelle dans les êtres trop sensibles, avec une justesse d'écriture qui fait sentir la chaleur d'une journée fatale et la froide nuit terrible qui la suit. Sur une route perdue et sous le regard presque vivant d'une affiche publicitaire, l'accident a lieu, et la gloire conduit au néant.
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Par asphodele85, le 22/01/2012
Lots of Love : Scott et Scottie : correspondance 1936-1940
de
Francis Scott Fitzgerald
e continue ma découverte de la vie et de l’oeuvre de cet auteur en sachant que les deux sont inséparables l’une de l’autre. La correspondance entre le père et la fille dans les dernières années, voire les derniers moments de sa vie m’a profondément émue…
Lots of Love était la formule par laquelle Scottie (surnom de sa fille) terminait la plupart de ses lettres : Des tonnes d’amour… entre 1936 et le 21 décembre 1940, jour où l’écrivain succombe à sa deuxième et fatale crise cardiaque. Et comme le dit elle-même Scottie en épilogue : “(…) Je savais bien que ses lettres étaient des chefs-d’oeuvre. J’aurais souhaité lui témoigner davantage mon estime, mais naturellement, je ne soupçonnais pas qu’il mourrait si tôt.”
Au début de cette correspondance Fitzgerald n’a que quarante ans mais il est au crépuscule de sa vie, tant dans sa carrière d’écrivain, il végète à Hollywood en écrivant des scénarios pour la Metro Goldwyn Mayer, mais aussi dans sa vie d’homme oublié et pauvre (tout est relatif, je vous donnerai quelques chiffres comparatifs à la fin de ce billet)*. Il n’a rien écrit de “fameux” depuis Gatsby en 1925 et se noie de plus en plus dans l’alcool malgré la présence de Sheila Graham (sa dernière compagne) à ses côtés qui lui maintient la tête hors de l’eau (enfin de l’eau…). Le contraste entre le portrait public qui est fait de l’auteur sur ces années là et les lettres de pater familias parfois sévères qu’il envoie à sa fille est saisissant. Et terriblement touchant !
© Lettre tapuscrite de Scott à Scottie – 1938
En tant que père, Fitz ne rigolait pas (tout en gardant un sens de l’humour cynique et lucide). Il était très strict sur les études de sa fille, le gaspillage de l’argent qu’il lui envoyait toutes les semaines (parfois plus) et ses fréquentations “mondaines” en général. Contrairement à ce que j’ai lu jusqu’à présent, il apparaît ici comme un comptable redoutable, économisant sou à sou et surtout tenant un budget écrit et précis. Certes il a claqué beaucoup auparavant mais il n’a jamais perdu les pédales, il sait exactement où il en est et veut que sa fille ait le sens des réalités.
Il savait pertinemment que Scottie était la rescapée d’un double naufrage, celui de son couple et de sa vie, qu’elle était l’avenir et surtout l’héritière d’un nom : LE SIEN ! Il le lui fait remarquer plusieurs fois, alors qu’il estime qu’elle se comporte mal, qu’elle est trop fainéante et qu’elle dilapide l’argent qu’il lui envoie, l’argent qui ne rentre plus comme avant * ! “Je t’en prie, n’exagère en rien ! Et si tu dépasses la mesure, ne décline pas mon nom comme étant celui du père responsable ; ceci est une prière très instante et des plus sages. Mon nom et toi qui le portes font encore jaser certains milieux, et mon mot d’ordre du moment est, pour trop de raisons que je ne puis te dire : “Silence” Je t’en conjure, fais-moi cette grâce !”. Ou encore “Porter mon nom te rend encore plus voyante que tu ne l’imagines.”
Lui-même évite de citer, parfois, les personnes qu’il côtoie par leurs noms, mettant des X et des Y et lui intimant l’ordre d’en faire autant. Il va même jusqu’à corriger son journal, certaines de ses lettres quand elle parle de sa mère. Il y a des passages sur Zelda où il n’est question que de sa maladie, de l’état dans lequel elle a sombré et des visites que DOIT lui faire Scottie : à Asheville dans son hôpital psychiatrique ou à Montgomery, chez Minnie la mère désolée de Zelda, quand le médecin lui octroie de longues sorties. Mais Scottie, que ce soit avec son père ou sa mère, certainement pour se protéger applique la politique de l’autruche avec beaucoup de talent ! Essayer de vivre (survivre) une réalité à l’ombre de ses célèbres parents, ombre étouffante et glacée qu’ils ont projetée sur la sienne et dont elle doit sortir pour se démarquer. Elle sera une adolescente jolie, pas excessivement brillante, du moins tel que l’aurait voulu son père… Il voulait retrouver en elle les bons moments de son passé, y voir le miroir de ce qui avait contribué à ses succès et non la version terne de ses échecs.
L’argent, malgré des passages d’anthologie sur ce qu’est un “bon écrivain”, reste la priorité de ces lettres, la première et souvent la dernière chose dont ils parlent : “Parce qu’une lettre sans argent te paraîtrait sans doute à moitié vide” et sur l’écriture : ” Mon rêve a grandi et j’ai appris à le raconter et à me faire entendre. Alors mon rêve a bifurqué pour ainsi dire. ” Nul n’est jamais devenu écrivain en se bornant à le désirer. Si tu as quelque chose à dire que tu sens que personne n’a jamais dit avant toi, tu devras en être obsédée au point de trouver pour l’exprimer une manière, des mots que personne avant toi n’a trouvés, de sorte que ce que tu as à dire et ta façon de le dire forment un tout homogène, aussi indissoluble que s’ils avaient été conçus en même temps.” Mais cette correspondance recèle d’autres informations extrêmement précieuses sur l’époque, les films, les acteurs, les écrivains, les scénarios qu’il a écrit et qui, pour beaucoup n’ont jamais vu le jour, les lectures que le père veut faire lire péremptoirement à sa fille, le paraître, ce que laissait filtrer l’auteur de lui en cachant sa “récession”… Tout en distillant très peu d’informations sur son dernier roman qu’il avait commencé en 1940, Le Dernier Nabab (The last Tycoon). On y apprend également que Fitzgerald était marxiste, vénérait la philosophie, la poésie et tentait de les inculquer à sa fille en orientant ses choix de lectures : ” Es-tu sûre de comprendre parfaitement tous les sens que des termes comme nominaliste et réaliste ont pris au cours des siècles ? Je veux que tu continues à t’intéresser à la philosophie, tout au moins jusqu’à Hegel, source de toute la pensée marxiste ; tu conviendras sûrement que le marxisme ne se mêle pas de vagues sophismes, mais s’intègre au système de la révolution matérialiste.” Ou en comparant les deux : ” La poésie c’est quelque chose qui te brûle au-dedans comme une flamme vivante ainsi que la musique pour le musicien ou le marxisme pour le communiste.” Malgré le ton autoritaire, voire cruel du père, les constatations sans concessions sur les capacités réelles de sa fille à réussir dans tel ou tel domaine, ces lettres sont pleines de tendresse maladroite et d’amour inconditionnel. Une mine d’or pour les amoureux de l’auteur !
QU’EST-ELLE DEVENUE ?© 1965 – Lors d’un dîner pour la presse.
Quand nous refermons ce livre sur la dernière lettre que le père ne lira jamais, on se pose évidemment cette question. Elle était jolie, mais pas trop, brillante, mais pas trop, bref elle a suivi le chemin finalement que son père lui avait conseillé : sans éclat mais loin d’être sans intérêt. Peu de réponses sur Google, si ce n’est qu’elle s’est mariée jeune, a eu quatre enfants, deux filles, deux garçons dont l’un s’est suicidé à 27 ans (il avait hérité de Zelda visiblement). Après une vie sociale faite de mondanités pendant environ vingt ans à Baltimore, elle va s’installer à Washington (à la fin des années 1960). Elle s’était essayée à l’écriture à Vassar (son université) et une de ses nouvelles avait été publiée dans le New-York Times, toujours sous l’oeil critique et impitoyable de son père… Elle écrit pour des journaux dont le Washington Post, devient un membre actif du Parti Démocrate et elle s’est battue pour les droits des femmes. Née le 26 octobre 1921, elle s’éteint en 1986 à 65 ans, après avoir lutté contre trois cancers et s’être remariée avec Mr Smith. Sa fille Eleanore, issue de son premier mariage avec Lanahan a écrit une biographie la concernant : ” Scottie, the daughter of : The life of Frances Scott Fitzgerald Lanahan Smith”.* SUR L’ARGENT : Je vous prépare un billet sur la chronologie de la vie et des oeuvres de l’auteur mais aussi un billet plus détaillé sur les gains d’argent de Scott Fitzgerald. Juste pour info, dans un article publié par l’American Scholar en 2009, il a été établi qu’un comparatif “direct” n’était pas tout à fait fiable ; juste pour info : Fitzgerald gagnait l’équivalent de 500 000 $ annuels au début de sa carrière et quand il est arrivé à Hollywood, bien que payé comme un écrivain “majeur”, il ne gagnait que 1100$ par semaine (Faulkner, à la même époque et pour le même travail ne gagnait que 300$ la semaine). Si on multiplie par 12, pour une équivalence approximative, je vous laisse deviner la “pauvreté” toute relative de la famille…Mais les “frais” étaient lourds…
Lien : http://leslecturesdasphodele.wordpress.com
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Par lolo71, le 13/02/2010
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Voilà une nouvelle relecture très bénéfique. Après avoir vu il y a quelque temps le splendide film de Jack Clayton (1974) avec Robert Redford dans le rôle-titre, j’ai eu immédiatement envie de me replonger dans le livre de Francis Scott Fitzgerald qui m’avait laissé de marbre lorsque je l’ai découvert il y a une vingtaine d’années. Et j’ai bien fait, car j’étais alors totalement passé à côté de ce chef-d’œuvre.
La magie de « Gatsby le magnifique » - l’écriture de Fitzgerald agit en effet comme un charme, un envoûtement sur le lecteur – tient avant tout au personnage éponyme, sorte de dandy, jeune millionnaire dont le passé mystérieux suscite les interrogations : a-t-il hérité sa fortune ? est-il un bootlegger, un parvenu ? dans quelles affaires trempe-t-il ? ne dit-on pas qu’il a tué un homme ? a-t-il vraiment, comme il le prétend, été un héros de la Grande Guerre, et fréquenté Oxford ? Il habite depuis peu une gigantesque demeure avec piscine en marbre et vingt hectares de pelouses et jardins, au bord d’une baie à Long Island. Il y donne de somptueuses fêtes auxquelles se presse la bonne société riche de New-York, insouciante, avide de plaisirs et d’aventures. Nous sommes au début des années 20, les « années folles », les « années jazz », les années de la prohibition et du capitalisme débridé.
Gatsby est au faîte de sa renommée. Mais derrière le clinquant du personnage perce une âme solitaire et mélancolique. S’il est venu s’installer à Long Island, c’est pour se rapprocher de Daisy, jeune femme qu’il a rencontrée avant de partir à la guerre, et qui vit de l’autre côté de la baie. Les deux jeunes gens se sont aimés pendant un mois, cinq ans auparavant, avant d’être séparés. Puis Daisy s’est mariée avec le riche Tom Buchanan, homme lourdaud et infidèle. Mais Gatsby n’a rien oublié de son amour et compte bien ressusciter le passé…
Le narrateur est Nick Carraway, un jeune homme venu du Midwest pour travailler comme agent de change à New-York. Il habite un modeste cottage à côté de la propriété de Gatsby. Il est aussi le cousin de Daisy, c’est pourquoi Gatsby sollicitera son aide afin de reconquérir cette dernière. Réticent à l’égard de Gatsby « qui représente tout ce qu’[il] méprise le plus sincèrement », il découvre peu à peu les failles du personnage, le rendant finalement touchant, à ses propres yeux comme à ceux du lecteur. Et il s’avèrera en fin de compte son seul ami.
On se rend compte que Gatsby n’a tant voulu s’élever et étaler sa réussite que pour attirer l’attention d’une seule personne, Daisy. Elle est le moteur de sa volonté, et son point faible. Il appartient à ces personnages au destin aussi brillant que fugace. Il apparaît aussi en décalage avec ses contemporains, à une époque où l’on cherche avant tout à oublier le passé (la guerre) tandis que lui n’a de cesse de le rappeler. Le roman est saturé de nostalgie (telle qu’en éprouvait sans doute Fitzgerald lui-même, alors qu’il n’avait que 28 ans lorsqu’il l’écrivit !) et touche le lecteur par sa poésie. « Le visage clair de Daisy se levait lentement vers lui, et il sentait son cœur battre de plus en plus vite. Il savait qu’au moment où il embrasserait cette jeune fille, au moment où ses rêves sublimes épouseraient ce souffle fragile, son esprit perdrait à jamais l’agilité miraculeuse de l’esprit de Dieu. Il avait alors attendu, écouté encore un moment la vibration du diapason qui venait de heurter une étoile, puis il l’avait embrassée, et à l’instant précis où ses lèvres touchaient les siennes, il avait senti qu’elle s’épanouissait comme une fleur à son contact, et l’incarnation s ‘était achevée ». Laissez-vous porter par la musique de Fitzgerald.
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Par snybril, le 04/09/2009
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Un deuxième monstre sacré aura occupé mes lectures. C'est dans le jazz des années folles de l'entre deux guerres à New York que j'ai retrouvé Gatsby le magnifique de Fancis Scott Fitzgerald. L'histoire se passe en 1922, le narrateur venu du middle west pour faire fortune à New York vit dans la périphérie et c'est par hasard qu'il loge dans la banlieue sur un terrain jouxtant la propriété de Gatsby. Gatsby est immensément riche, il organise tous les soirs des fêtes grandioses ou malgré la prohibition tout la jet set vient noyer son insouciance dans le jazz et l'alcool. Un touffu mystère est entretenu sur l'origine de la fortune de Gatsby, son passé et ses liens présumés avec les organisations criminelles. Un sujet de conversation intarissable pour les fêtards qui vivent à ses crochets.
Très rapidement le narrateur deviens l'ami de Gatsby et découvre son but dans la vie, retrouver et séduire la jeune femme dont il était amoureux. Mais cette séduction lui sera fatale. Il mourra, seul et sans amis.
Ça ressemble furieusement à l'une de ces mièvres comédies romantiques que j'exècre, mais allez savoir pourquoi cette histoire m'a touché, peut être par son ambiance.
Lien : http://oiseauchanteur.blogspot.com/2008/12/le-pre-nol-est-pass-mais-dans-sa-h...
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Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Fitzgerald oppose avec violence le tempérament romanesque et sincère dans leurs rêves des hommes venus du Middle West (le narrateur et Gatsby) et l'inconsistance cruelle de ceux de la côte Est (Tom et Daisy). Gatsby entre lentement en scène, toujours vu par les yeux et paroles du narrateur, donc toujours à distance, et on a toujours un peu de mal à appréhender, isolé dans son rêve d’amour, caché dans le champagne de la fête.
J'ai particulièrement goûté le contraste entre la langue, classique et majestueuse, dans son évocation de l’été, de la lumière, de la chaleur, et la frivolité, le vide et la vacuité au cœur de plusieurs personnages.
Lien : http://chezmarketmarcel.blogspot.com/2012/01/cest-ce-dont-il-etait-la-proie-l...
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Par Florel, le 03/01/2012
Tendre est la nuit
de
Francis Scott Fitzgerald
Comment vous dire que je n'ai pas aimé ce livre, qui est pourtant un classique, moi qui généralement adore les classiques... Je sais que je vais me faire lyncher pour avoir dit ça, mais vraiment je n'ai rien pu faire pour apprécier ce livre. L'écriture ne m'a pas plu du tout, il y'a trop de description, -ce qui peut vite devenir indigeste-, sans compter que parfois je me suis un peu perdue dans les méandres de cette dernière. Je ne sais pas si c'est parce que je n'ai pas accroché, ou que je me suis mise à sauter des passages, mais j'ai trouvé l'écriture dure à suivre par moment. :s
En outre, je sais aussi que l'auteur a mis beaucoup de sa vie dans ce livre, le personnage de Nicole représente sa femme Zelda par exemple. Mais pourtant... (suite sur le blog)
Lien : http://voyagelivresque.canalblog.com/archives/2012/01/03/23157659.html
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Par lorenzopolis, le 16/09/2011
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Tellement de belles choses prometteuses ont été écrites à propos de ce livre. Certainement, j'en ai trop attendu. Trop à me dire "je vais enfin lire le chef d'oeuvre de la littérature américaine du siècle dernier". Plouf. Oui, c'était chouette, mais j'ai mis un temps fou à rentrer dedans et une ardeur folle à en sortir... Mais je l'ai fait.
En fait le plus intéressant dans ce livre, j'ai trouvé que c'était la correspondance entre Scott F. Et son éditeur pendant l'écriture de ce livre. Échange paradoxal puisqu'il est indispensable de le lire après le livre (pour ne pas se bouffer l'intrigue du celui-ci) mais si je l'avais lu avant, cela m'aurait donné un autre éclairage, et du coup, j'ai envie de le relire. Mais pas de suite.
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Par Stemilou, le 07/01/2010
L'étrange histoire de Benjamin Button : Suivie de un diamant gros comme le Ritz
de
Francis Scott Fitzgerald
Ecriture fine et légère, cette nouvelle se lit facilement. L’histoire d’un homme qui voit défiler sa vie à l’envers, naître vieux et rajeunir, voir ses parents, ses amis et ses amours dépérir et mourir, devoir recommencer sa vie à chaque perte, n’y a-t-il pas plus horrible?
Et que dire de sa « naissance »? Est-ce réellement une naissance ou une dérobade à la mort? Au fil des expériences de Benjamin Button, on rencontre ce personnage excentrique mais imprégné de mal-être constamment « hors du temps » qui passe.
49 petites pages, du concentré d’émotion et des souvenirs qui au final lui échappent et s’effacent.
Cette histoire aurait pu s’écrire comme un roman mais l’émotion aurait perdu de son intensité, L’étrange histoire de Benjamin Button est suivie d’Un diamant gros comme le Ritz à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas, nouvelle qui mélange le fantastique et la cupidité!
Lien : http://www.stemilou-books.com/article-31180030.html
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Par Bunee, le 24/04/2009
L'étrange histoire de Benjamin Button : Suivie de un diamant gros comme le Ritz
de
Francis Scott Fitzgerald
Deux petites nouvelles qui vous sauvent un trajet en train !
Vous avez sans doute déjà côtoyé le talent de conteur de Fitzgerald, ici assez bien illustré.
La première histoire vous est certainement familière, elle a fait l’objet d’une récente adaptation cinématographique.
Que se passerait-il si, comme un certain auteur l’avait déjà suggéré, inspirant ici à Fitzgerald la présente nouvelle, nous naissions vieux et rajeunissions au fur et à mesure ? L’auteur tente ici de nous donner un aperçu de ce que cela pourrait donner. Nous voyons donc un jeune couple, M. et Mme Roger Button, qui attend dans l’effervescence son premier enfant. Malheureusement, à la maternité, l’« heureux » événement fait scandale : pensez-vous, accoucher d’un vieillard d’un bon mètre soixante-dix, décrépit et doté d’une longue barbe blanche !! Bavard, en plus (ce qui supposerait que le langage est inné et non acquis mais passons)
Les parents sont parmi les premiers, et réagissent par le déni, en faisant comme si leur fils, agé sur le papier de quelques heures mais biologiquement approchant les 70 ans, était tout ce qu’il y a de plus normal.
On assiste donc à des scènes des plus croustillantes : un vieillard en culotte courte ou jouant au hochet, ou plus tard tentant désespérément de faire comprendre qu’il a 18 ans plutôt que les 50 qu’il semble avoir….
Car lorsqu’on nait vieux, comment vieillit-on ? Eh bien, le corps rajeunit … Ce qui là aussi est une situation on ne peut plus curieuse : Plus il vieillit, plus son apparence physique rajeunit. Comme si M. Button fils faisait un caprice. Mais pour son malheur, il est en contresens avec le reste de l’humanité. Comment rester auprès de sa famille, de la femme qu’on aime et de ses enfants – et c’est terriblement vexant pour tous les autres de voir cette personnes rajeunir, encore et toujours !
Benjamin va donc vivre sa vie : il va faire la guerre, faire prospérer un commerce, aller à l’université, puis au lycée …
D’une façon très amusante, Fitzgerald nous invente une vieillesse inversée, mais qui finalement n’est pas toujours différente de ce qui se passe en réalité … l’homme va vers le néant, dans quelque sens que ce soit, et parfois sans souvenir et complètement dépendant des autres. Certains vieux ne retombent-ils pas en enfance ?
J’ai moins apprécié l’autre nouvelle, un diamant gros comme le Ritz. John Unger, élève de l’école St Midas, sympathise avec un autre élève, Percy, réservé et distant. Ce dernier, comme cela se fait souvent, invite John à passer l’été chez lui – et sur le trajet, lui confesse avoir le père le plus riche du monde. Ce qui s’avère parfaitement vrai, et pour cause ! L’ancêtre de la famille a fait une découverte énorme dans les Apalaches: Une montagne tout en diamant !! De longs passages du récit, plus ou moins heureux, sont dédiés à la description de la demeure où John est invité. Il se met en outre à conter fleurette à l’une des deux sœurs de Percy.
Mais jaloux de son secret, le maître des lieux est prêt à tout pour ne pas courir le risque de voir qui que ce soit dévoiler ce secret miraculeux. Ainsi il a fait truquer les cartes, installé des générateurs de champs magnétiques afin de déboussoler les instruments de navigation, mis en place des canons anti aérien , commis quelques meurtres et fait beaucoup de prisonnier.
John va alors assez rapidement soupçonner les noirs desseins nourris à son encontre.
Le style quelque peu descriptif m’a un petit peu lassée, mais j’ai bien aimé en revanche l’ironie de l’auteur, notamment quand il évoque le milieu bourgeois de Hadès.
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Par yo, le 23/03/2009
L'étrange histoire de Benjamin Button : Suivie de un diamant gros comme le Ritz
de
Francis Scott Fitzgerald
A l’occasion de la sortie au cinéma du film de David Fincher adapté de la nouvelle de Fitzgerald (dont je parlerai bientôt), les éditions Pocket ont sorti un recueil composé de deux nouvelles de Fitzgerald. Le moins que je puisse dire, c’est qu’elles m’ont paru assez inégales…
Dans la première, on suit l’histoire de Benjamin, l’homme qui rajeunit. Né vieux, à tel point que les plus vieilles femmes de la ville lui trouvent une ressemblance avec leur défunt mari, Benjamin aura une croissance inversée. Quand tout le monde vieillit, lui rajeunit. Ce qui n’est pas sans créer de situations difficiles à expliquer.
J’ai acheté ce recueil pour lire la nouvelle avant de voir le film. Et je dois avouer que j’ai été assez déçu. L’idée de départ est très originale : on suit cet enfant qui a un corps de vieillard, ce qui suscite de nombreuses réactions dans le voisinage. On le voit grandir, mûrir,… Mais comment faire tenir en une cinquantaine de pages une idée aussi dense ?!? J’ai trouvé extrêmement frustrant la petite taille de la nouvelle. Sur un scénario aussi riche, Fitzgerald se contente de tracer à grands traits la vie de Benjamin, sans entrer dans le détail, sans analyser pleinement les implications qu’ont ce physique totalement déconnecté de l’âge réel. Une réelle frustration, face à une idée qui permet d’ouvrir beaucoup d’horizons.
Mon impression est totalement différente pour Un diamant gros comme le Ritz. John Unger est un jeune étudiant envoyé sur la côte Est dans une pension de bonne famille. Un peu déboussolé, lui qui vient de la petite ville d’Hadès, au bord du Mississipi, il se prend d’amitié pour Pearcy. Ce dernier lui annonce que son père possède un diamant gros comme le Ritz, et il l'invite pour un week-end dans sa famille. John va donc chez les Washington, mais le luxueux voyage prend des tournures étranges…
Lien : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-27984731.html
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Par quenlore, le 04/11/2011
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Depuis le temps que je voulais le lire;.. c'est fait! Mais je suis un peu déçue (trop d'attentes peut être?), j'ai l’impression de quelque chose de non terminé...
Cela reste un livre tout à fait intéressant!
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Par Nadael, le 14/10/2011
Tendre est la nuit
de
Francis Scott Fitzgerald
L'auteur aurait emprunté le titre de son roman Tender is the night à un poème de John Keats ; Ode à un rossignol :
« (...) Avec toi, déjà ! Tendre est la nuit,
Et il se peut que sur son trône la Reine Lune
Se drape d'un essaim féérique d'étoiles ;
Pourtant ici nulle lumière,
Sinon ce qui nous vient des cieux avec les brises
Et court sur les chemins moussus, dans les ténèbres.(...) »
Le choix de ce titre par Fitzgerald est loin d'être anodin : les vers du poète sont empreints d'une grande mélancolie et d'un rude constat : tout plaisir est fugace et la mort inexorable.
On fait la connaissance de Dick Diver, célèbre psychiatre américain sur la côte d'azur. Accompagné de sa femme Nicole, le temps est à l'oisiveté et à l'élégance. De promenades en bord de mer aux hôtels de luxe, l'argent est dépensé sans compter, les voitures sont clinquantes et les toilettes somptueuses...Voilà le tableau dépeint par l'auteur. Les années vingt, l'entre-deux-guerres qu'on appelle « les années folles » en France, des américains en goguette, les plaisirs de la vie, la jeunesse dorée... Dick apparaît au début du roman comme un héros romantique, un esthète. Il est séduisant, le sait et en joue. Entouré d'une bande d'amis, le couple semble beaucoup s'amuser. On suit donc, perplexe les aventures légères et superficielles des ces gens emplis de fatuité...jusqu'à ce que le vernis craque.
La fin de la première partie laisse entrevoir l'envers du décor : une idylle avec une starlette, un incident mystérieux se terminant en duel et un cadavre découvert sous un lit...
Puis, c'est le flashback. Fitzgerald nous fait remonter le temps. On découvre alors que Nicole a été la patiente (atteinte de schizophrénie) de Dick Diver avant de devenir sa femme. Et là, plus de futilité, on entre de plein pied dans une réalité dure et complexe. Tendre est la nuit est l'histoire d'une désagrégation, une plongée (à noter que le mot anglais -diver- signifie plongeur), dans les profondeurs de la nature humaine.
L'amour de Dick pour sa femme la guérira de sa maladie. Soignée, elle le quittera pour un autre. La responsabilité que son mari aura endossée toute sa vie pour protéger Nicole aura raison de lui. Esseulé, sa jeunesse enfuie, éreinté, l'alcool sera sa nouvelle compagne.
Mise en abyme de l' auteur qui se dédouble en prenant les traits de Dick et en abordant le thème de la schizophrénie, terrible mal dont souffre Zelda, la femme qui partage sa vie.
Un très bon roman avec un style indéniable et une écriture d'une grande finesse. Habilement et avec lenteur, Fitzgerald démasque le réel. L'adage « les apparences sont trompeuses » se vérifie ici ; les êtres se dévoilent et transparaissent, sans fard, quand se fissure le glacis.
Lien : http://lesmotsdelafin.over-blog.com/article-tendre-est-la-nuit-86356640.html
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Par Kalliope, le 26/09/2011
Un diamant gros comme le Ritz
de
Francis Scott Fitzgerald
Je connaissais bien entendu les romans de Francis Scott Fitzgerald pour en avoir lus la majorité, mais je n'avais lu aucune de ses nouvelles, ce genre littéraire n'étant pas tellement ma tasse de thé. Quelle découverte majeure! Quel plaisir! Ayant toujours plusieurs livres - de genres différents - "en chantier", je pensais vraiment déguster cet ouvrage par petites touches, à raison d'une ou deux nouvelles par jour; et bien... je n'y ai pas tenu! Il FALLAIT que je poursuive ma lecture! J'ai donc dévoré cet ouvrage de bout en bout, d'une seule traite, dégustant comme du petit lait la "rencontre" avec chaque nouveau personnage. Cette espèce de mélancolie des "années folles", si lucide et parfois si drôle, m'a réellement enchantée.
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Par Ladybug, le 14/08/2011
Gatsby le magnifique
de
Francis Scott Fitzgerald
Nous sommes dans les années 20. James Gatz (Gatsby), décoré de guerre et propriétaire d'une fortune récente, vit à Long Island. Dans sa luxueuse propriété, il donne des fêtes somptueuses auxquelles il n'assiste même pas. Personnage mystérieux que ce James Gatz... il intrigue, on parle beaucoup dans son dos car on s'interroge sur son passé, les origines de sa fortune. Mais James Gatz, ce qui l'intéresse c'est l'amour... Durant sa jeunesse, il a rencontré une femme, il l'aime depuis ce jour, elle est maintenant mariée, il rêve de la reconquérir...
Scott Fitgzgerald nous invite dans un monde frivole et désabusé. On ressent l'ennui, les gens sont blasés ou malheureux ou les deux.
Il y a quelque chose d'innocent dans la constance de Gatsby (dans son amour pour Daisy) et sa détermination à faire revivre le passé, et cette innocence est bienvenue et touchante dans ce milieu huppé et superficiel. J'ai aimé la lucidité du narrateur, il est extérieur à ce monde, donc il a un regard neuf, de plus il a une vision d'ensemble, car il a accès à tous les petits secrets, les infidélités, les faiblesses des uns et des autres. C'est un monde froid, j'ai eu un sentiment d'écoeurement à voir avec quelle insensibilité les gens réagissent aux tragédies qui se jouent. Elles passent complètement inaperçues, c'est presque incroyable, non ?