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Par manu17, le 06/05/2012
Le dernier mousse de
Francisco Coloane
Il essaya à l'aide d'une grosse corde de grimper le long du câble, mais une vague immense inclina dangereusement le bateau, un coup de vent fit tourner la voile et, fouetté par les cordages, l'homme fut arraché comme une ombre et disparut happé par la nuit et les flots en furie.
Il était inutile de crier "Un homme à la mer!", inutile de jeter une bouée à l'eau...
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Par Pasdel, le 10/04/2012
Le sillage de la baleine de
Francisco Coloane
Le capitaine Julio Albarrán, debout sur la passerelle, saisit la poignée de bronze du chadburn. Chaque fois qu'il prenait ce levier pour mettre le bateau en mouvement, il éprouvait une forte sensation, comme s'il coupait le cordon ombilical qui le reliait à la terre. ( page 197)
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Par Pasdel, le 07/04/2012
Le sillage de la baleine de
Francisco Coloane
Au lieu de regarder le cadavre, tous les yeux se posèrent sur le gamin épouvanté qui hurlait:
- C'est ma mère!
Une onde de pâleur descendit sur son visage brun aux lèvres serrées et, comme s'il s'enveloppait dans son malheur, il retira son poncho et l'étendit sur la toile afin de cacher les parcelles de peau nue qui pouvaient être vues. ( page 20)
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Par Pasdel, le 09/04/2012
Le sillage de la baleine de
Francisco Coloane
Plus copieuse était la nourriture, plus nombreuse était l'assistance et plus l'âme de la défunte se rapprochait du ciel. Mais le vieux Santiago ne voyait dans cette prolifération de bigots qu'une bande de rats qui dévastaient ses champs de blé. (page 25)
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Par manu17, le 06/05/2012
Le dernier mousse de
Francisco Coloane
Les flots redoublaient de furie; ce n'était plus l'océan mais un univers de folles montagnes liquides qui dansaient en se fracassant les unes contre les autres. Le vent hurlait, mugissait, des torrents de pluie s'abattaient comme une mer se déversant d'en haut. De temps en temps on entendait des cris lacérants, plaintifs, des appels retentissants jaillissaient des flots et du vent. C'était la voix de la tempête.
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Par manu17, le 06/05/2012
Le dernier mousse de
Francisco Coloane
Plus grand est le bateau, plus dur est le naufrage.
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Par Spilett, le 28/02/2011
Antartida de
Francisco Coloane
... la beauté n'est pas dans les choses mais dans les yeux qui les regardent.
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Par le_Bison, le 22/03/2012
Le dernier mousse de
Francisco Coloane
En mer, quand la mort s’approche, il faut ouvrir grands les yeux et la regarder en face; alors elle fait moins peur, c’est comme tu allais descendre à quai. C’est pour ça qu’un naufrage est moins dur sur une barque que sur un navire. Sur une barque
on regarde la mort dans les yeux, on a envie de se lever et de marcher á son bras au milieu des vagues, mais sur un navire tout est trop grand, il y a trop de bruit,d’appels, la mort s’annonce de façon si terrifiante, que lorsqu’elle arrive on est comme fou.
Plus grand est le bateau, plus dur est le naufrage.
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Par le_Bison, le 10/03/2012
Tierra del Fuego de
Francisco Coloane
- ça vous dirait d’aller travailler à Navarino ?
- Navarino ?... fis-je, essayant de me souvenir.
- Oui, Navarino ! La grande île au sud du canal de Beagle.
Cette proposition me cueillit au cours d’une de ces journées où l’on pourrait s’embarquer vers n’importe où. Je traînais sur les quais comme séparé de moi-même, tels ces lambeaux de nuage qui paressent dans le ciel après une tempête et que le premier souffle du vent emporte.
J’avais été moi aussi balayé par une tempête, qui avait laissé dans ma mémoire l’image d’une femme et déposé dans mon cœur une lourde goutte d’ombre, qui de temps à autre épaississait mon sang.
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Par le_Bison, le 13/03/2012
Tierra del Fuego de
Francisco Coloane
La rive du lac s'était aplanie, les arbres ne masquaient plus le paysage et la lueur argentée de l'eau faisait ressortir les hautes herbes avec une surprenante netteté. Le spectacle fut encore plus saisissant lorsque nous nous engageâmes dans un vaste champ de paramelas, dont les touffes couvertes d'innombrables petites fleurs jaunes atteignaient le jarret des chevaux. Étrange plante que cette paramela des rives du lac Toro; elle dégage un parfum entêtant, ses feuilles et ses tiges remplacent souvent le thé et le maté, et l'on dit qu'une infusion trop prolongée provoque maux de tête et hallucinations.
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Par le_Bison, le 12/03/2012
Tierra del Fuego de
Francisco Coloane
La Terre de Feu elle aussi se transformait après avoir enduré un rigoureux hiver sous une épaisse croûte de neige et de glace. Son her, qui résiste au gel, avait resurgi et s'offrait de nouveau à l'appétit printanier des guanacos et des oiseaux migrateurs. Le long de la côté, les mouettes étaient prodigues en œufs de la taille de ceux d'une poule, marbrés de petites veines bleu pâle et café, telles des fleurs de faïence...
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Par Lydia, le 09/06/2009
Le sillage de la baleine de
Francisco Coloane
Dehors, le ressac grondait comme la rumeur d’une lointaine galopade.
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Par le_Bison, le 22/03/2012
Le dernier mousse de
Francisco Coloane
Le vent continuait de hurler dans les cordages et un coup de tambour colossal interrompait parfois la symphonie de cette nuit déchaînée lorsqu'un foc mal bordé claquait en ondoyant.
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Le sillage de la baleine de
Francisco Coloane
Qu'est-ce que la fiction, l'illusion, sinon la fuite d'une infecte réalité et le désir d'une vie meilleure ?