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Interdit aux chinois et aux chiens de
François Gibault
l'enfance passe aussi vite que le reste, c'est une volée de canards sauvages, dont il ne reste surtout que des odeurs. Ensuite on dégringole, on se bourre le crâne, et l'on devient de plus en plus méchant et l'on croit de moins en moins en Dieu.
C'est pain béni l'enfance. J'(ai vécu la mienne comme un éclair et un peu comme un cauchemar, témoin de l'effondrement de mille châteaux de cartes et de tous les échafaudages que l'on avait mis en place pour me faire croire que je tenais debout et que j'étais un homme.
J'en suis sorti plus fragile que j'y étais entré et il me restait à perdre toutes mes certitudes et à voir tomber une à une toutes les espérances que j'avais forgées, le soir surtout, quand on me couchait dans mon lit de plumes, comme un objet de collection.
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Interdit aux chinois et aux chiens de
François Gibault
« On m’apprit à ramer droit dans les contradictions, sans souci de la porcelaine ».
« Dès le sein j’ai connu espérances et désillusions, vains combats, défaites communes et uniques, uniques parce que c’était moi ».
« J’ai rejeté tous les conforts de toutes mes forces quand j’ai découvert qu’ils puaient. Je les ai combattus sans parvenir à les détruire entièrement et je crains de les voir un jour m’engloutir à nouveau parce que l’âge entraîne un retour obligé de la lâcheté ».
« Il n’y a qu’une seule vérité qui se soit imposée à moi, c’est l’inutilité de toutes choses et l’absolue nécessité de n’en prendre aucune au sérieux ».
« J’en ai marre de toutes les révolutions, de tous les cocus et de tous les combats. Qu’ils s’étripent, se frappent la poitrine, chantent en chœur et dansent la carmagnole, grand bien leur fasse. Moi, Je les regarde de mon balcon. Je les critiquerai quand tout sera fini ».
« Quand la bête n’a plus de queue, il n’y a que Dieu pour lui chasser les mouches ».
« Quand on manque un train, on n’a plus qu’une envie, c’est qu’il déraille ».
« Les gens qui ont été mal élevés par leurs parents sont particulièrement doués pour éduquer les enfants des autres. C’est ainsi que C.. fit une brillante carrière universitaire et au cours de laquelle il fut successivement chargé de cours, puis titulaire de la chaire d’onanisme à l’Université internationale de Pinkertown, puis professeur émérite de cette spécialité, correspondant étranger de plusieurs académies et docteur honoris causa des Universités de Montargis et de Pithiviers. Faut-il aussi rappeler qu’il est l’auteur de l’Onanisme en droit international comparé, et d’une Histoire de l’onanisme qui font autorité ».
« Expliquer, c’est une manière de se convaincre soi-même et de persuader ceux qui le sont déjà. Tant pis pour les gueux qui ne sont pas du voyage ».
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Par yv1, le 28/10/2011
La cité interdite de
François Gibault
... elle dégraissait et liait avec six jaunes d'oeufs au lieu de quatre, et des oeufs de canard au lieu de poule, ajoutait de la crème au bouillon, des herbes et du beurre fondu qui faisaient toute la différence. (p.98)
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Par yv1, le 28/10/2011
La cité interdite de
François Gibault
Endormi sur son canapé depuis quelques secondes, une minute au plus, Julien se réveilla en sursaut, comme s'il avait dormi une nuit entière, avec dans la tête le souvenir incertain d'un rêve inouï. (p.179)
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Par yv1, le 28/10/2011
La cité interdite de
François Gibault
Quand il posa le pied sur le trottoir d'en face, juste devant chez lui, l'accident était si présent dans sa mémoire qu'il était incapable de dire s'il était survenu ou s'il y avait échappé. (p87)
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Par yv1, le 28/10/2011
La cité interdite de
François Gibault
Neptune en avait marre de tout, d'être français, d'être vieux, d'être vivant et surtout d'être le mari de Françoise, 83 ans, bon pied bon oeil, emmerdeuse née. (p.19)
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Par yv1, le 28/10/2011
La cité interdite de
François Gibault
Hortense Poilblanc connaissait Santa Fe, Palos Verdes, Saint-Cyr-sur-Loire, Knokke-le-Zoute, Tarascon, Noirmoutier-en-l'Île et Condé-sur-Iton, pas Le Caire. (p.149)
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Par yv1, le 28/10/2011
La cité interdite de
François Gibault
Une fois pour toutes, Maxime avait avalé son parapluie, et ses proches affirmaient qu'il allait mourir avec. (p.137)