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Par wictoria, le 27/09/2008
Trois jours chez ma mère - Prix Goncourt 2005 de
François Weyergans
Je vais aller dormir. Je me fais toujours une joie de m’endormir. C’est le moment où j’ai le plus d’idées. J’en ai plein, les plus belles qui soient, je les accueille et les entoure de prévenance, d’autant plus que je sais que je ne pourrais pas les utiliser. Il m’est impossible, hélas d’écrire et dormir en même temps. Je m’endors donc en me trouvant génial et je me réveillerai en trouvant que ma vie est horrible, deux jugements très exagérés.
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Par carre, le 09/04/2012
Franz et François de
François Weyergans
Pendant toute mon enfance et mon adolescence j’avais une confiance aveugle en mon père, doublée d’une confiance inébranlable en moi. Il était mon seul père et j’étais son seul fils. Nous formions un couple.
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Par grisette, le 08/07/2010
Trois jours chez ma mère - Prix Goncourt 2005 de
François Weyergans
Je viens de regarder à 'projet' dans mes dictionnaires. Voici le premier exemple donné par le Petit Robert : 'Faire des projets au lieu d'agir.' Littré cite Molière : 'Et le chemin est long du projet à la chose.' Eh bien les gars, merci pour votre aide.
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Trois jours chez ma mère - Prix Goncourt 2005 de
François Weyergans
Je voudrais tout planter là et partir en voyage.
Le voyage ! Quel mot entraînant ! Dès qu’on le prononce, on ne voit pas un mot qui serait plus beau, même si cela arrive avec tous les mots dès qu’on fait attention à eux. La notion de voyage, mal dégagée du pèlerinage et des croisades, est née et s’est développée en même temps que cette autre invention : le roman. Bon sujet d’article. J’y pense en faisant voyager les personnages de mes romans. Le vrai voyageur est impulsif. Il part pour partir. Il ne sait pas ce qui l’attend. Il ressemble au romancier qui, au fur et à mesure qu’il rédige, se méfie de ses propres plans. Le bon voyageur devient romancier, ce qui n’empêche pas les voyages d’être poétiques, mais quand même, les voyages relèvent de la prose. Pourquoi ? Parce que seule la prose rend compte de la vie sexuelle, la poésie n’en est qu’un charmant écho, et qui osera séparer le sexe du voyage ? Voyage, sexe et prose, quelle trinité ! Si je n’avais jamais voyagé, ce serait comme si je n’avais jamais fait l’amour... Ce serait bien triste.
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Par Nadja, le 13/12/2010
La vie d'un bébé de
François Weyergans
L'enfant qui naîtrait, le fœtus qu'elle abritait en ce moment, serait formé en partie des cellules qui étaient déjà présentes dans le fœtus qu'elle avait été elle-même.
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Par carre, le 01/02/2012
Franz et François de
François Weyergans
Il en va des librairies comme du whisky : ce sont des passions auxquelles il vaut mieux s'adonner seul. Pendant qu'on boit un single malt de quarante ans d'âge, ce serait dommage de se déconcentrer en bavardant avec quelqu'un.
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Par carre, le 01/02/2012
Franz et François de
François Weyergans
Les parents sont distillateurs d'angoisse, mais ceux qui n'hériteraient d'aucune angoisse seraient bien démunis.
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Par carre, le 01/02/2012
Franz et François de
François Weyergans
le pire service qu'on puisse rendre à quelqu'un, c'est de l'approuver quand on n'est pas d'accord avec lui, une approbation qu'on donne par paresse ou par peur, par indifférence ou même par mépris.
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Par Nadja, le 13/12/2010
La vie d'un bébé de
François Weyergans
Je brade des milliards de souvenirs dans le but d'acquérir des milliards et des milliards de cellules.
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Par Nadja, le 13/12/2010
La vie d'un bébé de
François Weyergans
Les fous et les folles ne sont-ils pas des hommes et des femmes qui ont vraiment compris à quoi rime la vie humaine : à rien?
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Je suis écrivain de
François Weyergans
L’enthousiasme est à éviter dans les romans. Rien ne se démode plus vite. Se mettre à écrire avec enthousiasme devrait suffire.
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Je suis écrivain de
François Weyergans
A force de dire que l’être humain se conduit comme un rat qu’on oblige à se conduire comme un être humain conditionné par d’autres êtres humains qui se conduisent comme des rats, on oubliait de dire que l’être humain peut aussi se conduire comme un papillon.
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Franz et François de
François Weyergans
Un rêve qu'on renonce à interpréter est comme une lettre qui n'est pas lue.
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Franz et François de
François Weyergans
Cacher aux autres qu'on va mal est un art ..
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Franz et François de
François Weyergans
Il en va des librairies comme du whisky : ce sont des passions auxquelles il vaut mieux s'adonner seul. Pendant qu'on boit un single malt de quarante ans d'âge, ce serait dommage de se déconcentrer en bavardant avec quelqu'un.
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Je suis écrivain de
François Weyergans
Je dois être un peu dérangé pour passer des nuits d'amour avec une machine à écrire plutôt qu'avec une femme.
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Je suis écrivain de
François Weyergans
Il n’y a pas de littérature qui s’apprenne. Lequel d’entre nous la possède ? Comment la reconnaître ? Où est-elle ? On ne peut qu’apprendre à écrire.
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Je suis écrivain de
François Weyergans
Je préfère les souvenirs qui me reviennent en écrivant à ceux qui me reviennent en rêvant.
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Franz et François de
François Weyergans
De même que Shakespeare est l'intraduisible des intraduisibles, l'amour est l'indéfinissable des indéfinissables.
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Par carre, le 23/03/2012
Franz et François de
François Weyergans
De ma naissance à mon mariage, tout me fut interdit.