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Par BVIALLET, le 13/05/2012
Pas de panique, maman est là ! de
Françoise Laborde
Souvenons-nous de ce que disait Freud à propos de l'éducation : « Faîtes ce que vous voulez, de toute façon ce sera mal. » Freud voulait ainsi expliquer que les parents parfaits n'existent pas. Les parents naviguent en permanence entre autoritarisme et permissivité, ce qui génère toutes sortes de conflits... Les parents doutent de leur rôle de parents...
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Dix jours en mars à Bruxelles de
Françoise Laborde
Elle enlève sa perruque et se regarde dans la glace : Vieux machin ! Tu veux encore te battre ? Ses yeux lui disent oui. Eh bien, il va falloir mettre le paquet. Elle se demande si elle ne ferait pas mieux de se raser le crâne plutôt que de garder ses pauvres cheveux clairsemés. Mais elle a peur qu'ils ne repoussent pas. Elle a pleuré en voyant tomber par paquets ses boucles blondes dont elle était si fière et elle ne se résout pas à couper ce qui reste. Souvent elle rêve la nuit que ses cheveux repous¬sent, d'un coup. Tu as l'air d'une vieille carne mitée, lance-t-elle à son reflet dans le miroir.
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Dix jours en mars à Bruxelles de
Françoise Laborde
Sous la douche, elle sent son corps se détendre, fouetté par les jets circulaires. Après ce sera le bain bouillon-, nant et enfin la séance avec le professeur Berthier.
- Maria, Maria, j'ai oublié de vous dire. (Elle a enfilé un peignoir et se penche sur la rampe de l'escalier.) Le professeur Berthier va venir, vous le ferez monter direc¬tement chez moi.
Elle retourne dans sa salle de bains et se glisse dans le bain bouillonnant : Allons-y, puissance maximum... On dirait un légume dans le pot-au-feu...
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Dix jours en mars à Bruxelles de
Françoise Laborde
Edwige monte dans sa chambre, ouvre largement ses fenêtres sur les arbres du parc. Ici, au moins on respire. La nuit est opaque, fraîche, Edwige frissonne. Elle passe dans sa salle de bains. C'est la pièce de la maison qu'elle préfère, la raison secrète de son choix : une salle de bains pompéienne avec bain bouillonnant, douche à jets, table de massage et même un espalier dont elle ne se sert guère mais dont elle se promet toujours de faire bon usage.
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Dix jours en mars à Bruxelles de
Françoise Laborde
Elle est couchée sur son lit. Elle ne s'est pas déshabillée, elle frissonne. Elle a laissé la fenêtre ouverte pour mieux sentir la présence familière et rassurante des grands arbres dans le jardin de la maison voisine. La nuit est tombée depuis longtemps et la chambre est plongée dans l'ombre. La lumière du bureau, dans l'entrée, dessine un triangle au pied de la porte entrebâillée.
Elle attend que se calment les battement de son coeur. Elle attend que s'apaise cette douleur secrète. Ne pas penser à ce qui s'est passé. Ne pas laisser monter les images de cauchemar. Se concentrer sur sa respiration, remplir lentement ses poumons de l'air froid de la nuit.Demain, il sera temps de réfléchir à ce qu'il convient de faire. Pour l'instant, elle est chez elle, en sécurité. Elle inspire longuement, ferme les yeux un instant, pour les ouvrir aussitôt. N'est-ce pas une voiture qui vient de ralentir, en bas, dans la rue calme? Elle s'est à demi redressée, dans un élan de panique. Mais non ! Ils ne peuvent pas l'avoir trouvée, si vite! Ils n'ont pas dû s'apercevoir de sa disparition avant la fin de l'après-midi. Et Véra n'a sûrement pas révélé son adresse. A moins que...
(première page)
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Par isacocci, le 08/01/2012
Pourquoi ma mère me rend folle de
Françoise Laborde
Aujourd'hui, je pense que si ma mère est devenue folle, c'est aussi parce qu'elle ne voulait pas nous voir partir, devenir adultes... Parce qu'elle ne voulait pas être seulement un mode de passage de la vie.
Pour elle, l'histoire devait s'arrêter avec elle.
C'est pour ça que je ne veux pas la voir. Parce que c'est peut-être mon existence même qui a précipité sa démence.
Parce que son histoire s'est arrêtée avant notre naissance. Ou parce que notre naissance était pour elle la fin de l'histoire.
Aurait-elle pu être soignée, guérie ? Bien sûr que non. Mais aurait-on pu enrayer la maladie, la retarder ? Je ne sais pas.
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